DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 18.01.2017

Mercredi 18/01/2017 : 12H20

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA CIRCULATION PERTURBEE A L’APPEL DE LA BASE DES CONDUCTEURS DE TAXIS ET BUS

 

La circulation est perturbée ce matin dans la capitale centrafricaine. C’est la conséquence de l’appel de la base des conducteurs de Taxis et bus.  Alors que le syndicat des conducteurs, receveurs de taxis et bus se dit surpris de cet arrêt de travail et appelle les conducteurs à la reprise.

La République Centrafricaine éprouve de difficulté en matière de transport routier urbain. L’appel à l’arrêt de travail des conducteurs des taxis et bus quoique observé par endroit est la preuve d’un mécontentement des conducteurs de taxis et bus depuis des mois et aggravé par le lancement par l’Etat des Bus Benafrique. Selon certains conducteurs, l’arrêt de travail vise à dénoncer les tracasseries routières dont ils sont victimes.

Jean-Peter Fall Issacka, chargé de revendication, au SCRTB, appelle le gouvernement au respect des  dispositions légales, « d’abord l’application des arrêtés interministériels 033 et 0066 concernant la mise en circulation des mototaxis afin de régulariser ce secteur, ensuite les tracasseries policières, il faut recadrer le contrôle de sécurité, car tous les commissariats font de contrôle et à tout moment ce n’est pas normal » a-t-il décrié.

En outre, il a décrié la suspension de l’émission des titres de transport « depuis onze mois, le département de transport a suspendu les titres de transport, on ne sait plus qui est taximan et qui ne l’est pas. Enfin, le classement de bus Benafrique à la classe exceptionnelle, pourquoi les autres bus se stationnent aux terminaux mais pas Benafrique. Ce n’est pas normal »,  a-t-il énuméré.

Les responsables de la base se disent surpris et appellent à la reprise, « j’exhorte mes compagnons à reprendre le travail, mais nous allons remonter vers le gouvernement afin qu’une solution soit prise pour satisfaire tout le monde » ont-t-il  souhaité.

Wilfried Kombelo conducteur de taxi se dit prêt à reprendre le travail, mais que le  gouvernement assainisse ce secteur « nous versons de l’argent à l’Etat mais les mototaxis ne versent pas de taxe, il faut que le gouvernement régularise ce secteur pour éviter de conflit et des cas d’accident », a-t-il déclaré.

Les ministres des transports et de la sécurité n’étaient pas joignables pour plus de précisions. La Mairie a annoncé le 30 décembre 2016 la règlementation du secteur transport urbain pris d’assaut par les taxi motos depuis 4 ans.

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02 SOLDATS OUGANDAIS TUES A 30 KM DE ZEMIO

 

Deux éléments des forces ougandaises ont été tués dimanche 15 Janvier 2017 au village Kitife situé à 30 Km de Zemio par des groupes armés assimilés aux éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, a-t-on appris au RJDH des sources sécuritaires à Zemio à l’Est de la RCA.

Cette attaque intervient un jour avant l’ouverture du procès  de Dominique Ongwen à la Cour Pénale Internationale (CPI), l’un des commandants de la LRA accusé de crimes de guerre et de crime contre l’humanité, commis en Ouganda. D’aucuns y voient une réponse à la Cour Pénale Internationale et une démonstration de leur capacité de nuisance malgré la présence des forces ougandaises et américaines, d’autres redoutent la monté en puissance des éléments de la LRA en cette période de saison sèche.

Selon les informations du RJDH, c’est dimanche 15 janvier qu’un convoi des forces ougandaises est tombé dans une embuscade entre Zemio et Mboki. Deux militaires ougandais sont morts et une dizaine blessée.

Une source sécuritaire jointe depuis Zemio par le RJDH confirme les faits, « oui ils ont été attaqués lâchement. Selon nos renseignements, ils seraient des forces de la LRA, qui ont décidé de s’attaquer à toutes les forces nationales, internationales voire les Séléka qui passeraient dans la région », a confié une autorité militaire sous couvert de l’anonymat.

Ces informations ne sont pas encore confirmées par des sources officielles à Bangui.

Les soldats ougandais sont déployés en Centrafrique depuis 2009 dans le cadre de la lutte contre la LRA, une rébellion ougandaise qui sévit depuis huit ans entre la RCA, la RDC et le Soudan.

Le 3 janvier dernier, deux casques bleus du contingent marocain de la Minusca sont morts dans une embuscade à tendue par des groupes armés non identifiés à 30 Km de Mboki sur l’axe Zemio alors qu’ils escortaient des vivres. Au total, 5 éléments des forces internationales sont déjà morts en Centrafrique en  2017.

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DES TIRS D’ARMES PANIQUENT LA POPULATION DE BOZOUM

Des tirs sporadiques ont été écoutés proche de Bozoum au Nord-Ouest de la RCA ce 14 janvier. Selon les informations, ce sont des miliciens Anti-Balaka qui sont à l’origine de ces tirs, une accusation rejetée par ce groupe armé.

La Sous-préfecture de Bozoum, localité située au Nord-Ouest de la RCA connait elle aussi la présence des groupes armés à savoir les 3R, la RJ et les Séléka. Ces tirs sont entendus dans la localité quelque jour après que le contingent camerounais de la Minusca accusé de se livrer au commerce des boissons alcoolisées a quitté la ville.

Les habitants de Bozoum accusent les Anti-Balaka, « ce sont des bandes Anti-Balaka en provenance de Bocaranga qui sont à l’origine des tirs dans la ville de Bozoum, nous vivons une situation humanitaire difficile et crayons la maladie » a indiqué une source jointe par le RJDH.

Les témoins joints par le RJDH confirment l’absence des autorités locales car le préfet et le sous-préfet sont à Bangui et n’ont pas encore repris fonction. « Les activités sont  paralysées depuis le samedi 14 janvier et la base de la Minusca camerounaise fait l’objet de pillage après le retrait dudit contingent », a-t-on affirmé des sources jointes par le RJDH.

Ces tirs qui ont fait des blessés au sein de la population civile intervient au moment  où Human Rights Watch publie un rapport sur les violences perpétrées par les groupes armés notamment dans l’Ouham Péndé.

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LA DIRECTRICE GENERALE DU FMI CHRISTINE LAGARDE ATTENDUE A BANGUI

 

La Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) Christine Lagarde est attendue dans la capitale centrafricaine d’ici le 24 et 25 janvier prochain pour discuter avec le gouvernement. L’annonce a été faite par le Ministre des Finances et du Budget, Henri Mari Dondra lors d’une conférence de presse le weekend dernier.

La RCA a un taux de croissance de 5% après la crise et une maitrise du taux de l’inflation. L’arrivée prochaine de Christine Lagarde en République Centrafricaine fait suite au choc pétrolier qui a affecté l’économie du continent et de la sous-région d’Afrique Centrale ayant conduit l’institution financière internationale à envisager la dévaluation du FCFA après celle de 1994. Si la restructuration monétaire a été évitée au Cameroun, beaucoup des analystes redoutent un plan d’ajustement structurel du Fond Monétaire International.

Selon Henri Marie Dondra, cette visite est le couronnement des efforts budgétaires et des réformes engagées par le gouvernement « la visite de la Directrice générale du FMI à Bangui c’est pour voir l’état d’avancement des reformes que nous avons déjà menées depuis notre arrivée à la tête de ce département des Finances en matière de gestion des finances publiques. La zone CEMAC traverse aujourd’hui  une crise économique et toutes les prévisions en matière croissance ont été revues à la baisse. Nous sommes passés d’une prévision à 2,5% à 1,07%  dans la zone. Tout simplement parce qu’il y a  la chute du prix du pétrole» a-t-il indiqué.

C’est le premier déplacement de Christine Lagarde du FMI après la facilité élargie de crédit accordée à la RCA suite aux élections et la table ronde de Bruxelles.

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PLUS DE 10.000 PERSONNES VULNERABLES APPUYEES EN VIVRE PAR MSF DANS LE NORD

97.8 tonnes de nourriture ont été distribués à 2.049 familles, soit près de 10.500 personnes dans sept sites de déplacés à Kabo, Gbazara et Moyenne Sido au nord de la République Centrafricaine. Une activité des Médecins Sans Frontières selon un communiqué du 12 janvier que le RJDH a eu copie.

Cette distribution  intervient au moment où le Programme Alimentaire Mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme à propos d´un manque de financements qui aura pour conséquence l’interruption de l’assistance apportée à 150.000 déplacées et réfugiés d’ici février.

Le communiqué des MSF indique que cette distribution est considérée comme mesure de prévention qui a ciblé les personnes  les plus vulnérables de cette région, et particulièrement les populations déplacées qui ont fui leur maison il y a deux ans.

Le communiqué ajoute que ces populations demeurent dans l’impossibilité de retourner en raison du conflit et de l’insécurité sévissant dans le pays, « la distribution alimentaire n’est pas, et ne devrait pas devenir une activité régulière de MSF. Nous avons trouvé une situation de précarité chez de nombreuses personnes déplacées dans ces sept sites de déplacés (trois sites à Kabo, un à Gbazara et trois à Moyenne Sido). Les récents combats à Kaga-Bandoro et Bambari ont contraint les autres organisations à rediriger leurs ressources vers les personnes nouvellement affectées et déplacées dans ces zones», a relevé Maria Simon, coordinatrice générale des projets MSF dans le pays.

Maria Simon se dit préoccupée par la situation d’insécurité alimentaire de cette population. « Certaines de ces familles ont été déplacées dès 2009, d’autres sont venues de Bangui en 2011 et 2014 auxquelles s´ajoutent des personnes qui reviennent du Tchad. Nous parlons d’êtres humains dont les capacités d’adaptation sont épuisées depuis longtemps et dont la situation ne fait qu’empirer »  a-t-elle ajouté,

Elle a en outre poursuit qu’en marge  de cette distribution, 2.757 enfants âgés de 6 semaines à 15 ans ont été vaccinés ; leur état nutritionnel a été contrôlé et que son service a également vérifié s’ils avaient ou non le paludisme.

Du vermifuge ainsi que des comprimés de vitamine A leur ont été administrés. Les femmes enceintes ont aussi été vaccinées et ont reçues un supplément en fer et en acide folique.

Ces familles ont reçu 36 kg de riz, 5 kg de haricots, de l’huile, du sel et du sucre.

 

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