DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Lundi 16 Oct. 2017 : 08H17

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

L’ASSOCIATION DU BARREAU AMERICAIN S’ACTIVE EN FAVEUR DE L’EDUCATION DES FILLES

Plusieurs filles des établissements publics et privés de Bangui ont été sensibilisées sur les vertus de l’autonomisation de la fille au lycée technique féminin. Une initiative de l’ONG américaine ABA à Bangui dans le cadre de la journée internationale de la fille.

La célébration de cette année est particulière et intervient après l’adoption de la loi sur la parité adoptée par les élus de la nation et promulguée par le chef de l’Etat en novembre 2016. Laquelle loi est incitative pour les filles à s’impliquer davantage dans les études. Mais le constat montre que beaucoup des filles à Bangui et à l’intérieur du pays abandonnent les études à cause de grossesse. Une situation qui inquiète le proviseur du lycée technique féminin et appelle le gouvernement à l’application des textes relatifs à l’éducation des filles.

Natalie Ndobeth du barreau américain rappelle les dispositions de la constitution du 30 mars au sujet de l’éducation des filles « le gouvernement a l’ultime devoir d’appliquer les textes de la convention relatifs au droit à l’éducation des filles. La  constitution de la République Centrafricaine est revenue sur ces textes. Les parents ont ce devoir de faire épanouir les filles et les filles ont aussi ce devoir de prendre conscience de leur avenir, et lutter contre la déperdition scolaire des jeunes filles, la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-elle lancé à l’endroit des filles.

Le proviseur du lycée technique féminin appelle à la responsabilité parentale « nous devons conjuguer nos efforts afin, que la coutume, la religion ne justifient pas la discrimination de nos filles. Elles ont droit à l’éducation, les femmes ont aussi droit à occuper les mêmes fonctions que les hommes. Notre objectif est la régression des grossesses précoces », suggère Françoise Gouzoumandji.

La journée internationale de la fille a été initiée en 2012 par l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour lutter contre la discrimination à l’égard des filles ainsi que la promotion, l’accès à la justice, les droits à l’éducation des jeunes filles et l’autonomisation de la femme.

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LES REFUGIES CONGOLAIS ET DEMANDEURS D’ASILE INTERPELLENT LE HCR AU SUJET DE LEUR SECURITE

Dans une note officielle adressée au HCR, CNR et l’ONG ASA, la communauté des réfugiés et demandeurs d’asile a exprimé ses profondes préoccupations devant l’inobservation des promesses faites à elle par ces institutions sœurs le 17 janvier dernier.

Dans cette note, la communauté des réfugiés congolais de la RD rappelle les faits suivants, « les différentes personnalités avaient lors de cette rencontre, informé les Réfugiés et les demandeurs d’asile urbains congolais sur la fin des problèmes liés aux trois solutions notamment le rapatriement volontaire consenti, l’intégration locale et la réinstallation qui sont les solutions durables » peut-on lire dans ce document.

En outre le même document rappelle à la communauté humanitaire les propos de la chargée des affaires communautaires du UNHCR « qui avait relevé les modifications survenues dans les programmes de l’assistance concernant l’éducation, la santé, et le logement qui stipulent qu’aucune assistance et même de subvention ne seront versées aux réfugiés urbains et que chaque réfugié devrait avoir sa solution à la grande vacance » a précisé le document.

Devant ces deux notes, la communauté congolaise note les contradictions et appelle à l’amélioration « la réinscription des élèves au titre de l’année scolaire 2017-2018 alors que toutes les activités de cet organe devrait prendre fin en juin 2017 comme prévu par HCR et la CNR ».

Fort de tout cela, la communauté des réfugié se considère comme réfugiés de longue date, sans aucune garantie juridique et sociale à cause du non-respect par l’ONG ASA, le HCR et le CNR du délai  de la solution durable et celle de la convention de 1951, « on note également que le séjour inutilement risque d’amener le désarroi, les inquiétudes, le traumatisme et les délaissements de la communauté dans le pays et son abandon par les humanitaires » selon le document dont le RJDH a eu copie.

Les réfugiés et demandeurs d’asile accusent le HCR d’avoir abandonné son crédo, « conscient de la situation sécuritaire de la RCA, le HCR ne pense pas aux trois solutions durables que les activités génératrices de revenue », a déploré le secrétaire général de la communauté qui rappelle le HCR au respect de ses engagements du 10 avril 2014 et sollicite une alternance.

L’inquiétude des réfugiés et demandeurs d’asile de nationalité congolaise intervient à un moment où le gouvernement centrafricain lance une opération contre les ressortissants étrangers sans-papiers.

Environ 1000 ressortissants de la RDC sont réfugiés et demandeurs asile en Centrafrique. Le HCR n’a pas encore répondu à leur préoccupation.

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