DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Mardi 03.10.2017 : 10H18

 

 DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA GUINEE EQUATORIALE AFFRONTERA LA RCA EN MATCH AMICAL

Le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale croisera les centrafricains en match amical le 10 octobre à Malabo. Une opportunité pour les deux sélections. Par ce match, la République Centrafricaine en compétition pour la CAN 2019 se mettra en jambe pour tester ses nouvelles recrues.

Profitant de la période FIFA d’octobre, les Fauves de Bas – Oubangui sont convoqués pour une rencontre amicale avec la sélection Equato-guinéenne. Co-leader du groupe H des éliminatoires de la CAN 2019 avec la Guinée Conakry, la République Centrafricaine « va profiter de cette période pour rôder les automatismes de l’équipe avec ses titulaires et tester de nouveaux joueurs », a indiqué centrafriquefootball.cf. « La délégation centrafricaine devrait fouler le sol équato-guinéen à partir du mercredi 5 octobre et devrait donc avoir 5 jours de stages avant de livrer le match amical ».

S’agissant des 22 Fauves qui se mesureront au Nzalang Nacional, leur liste sera publiée ultérieurement et la Fédération a souligné que « 7 joueurs qui n’étaient pas dans la liste qui a affronté le Rwanda seront de la partie».

Même si c’est une rencontre amicale, ce match a un enjeu pour les hommes du sélectionneur Raoul Savoy qui sont à cinq (05) mois de leur duel avec la Guinée Conakry pour la première place du Groupe H. Imbattable dans la tanière de Bangui depuis des années, les centrafricains devront s’imposer à Malabo afin de se donner une confiance et gravir des places dans le classement Fifa du prochain mois.

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LA COUR DES COMPTES EUROPEENNE EPINGLE LE FONDS BEKOU

La cour des comptes européenne dans son rapport d’audit publié la semaine dernière a critiqué les procédures de recrutement des organisations de la mise en œuvre du Fonds Bêkou en Centrafrique ainsi que les résultats de ce fonds, crée pour répondre aux besoins des populations vulnérables de la Centrafrique.

Le rapport de ce audit épingle la préparation « imparfaite » de cette initiative avec une impression « d’à peu près dans la gestion des 146 millions € promis ». Le rapport souligne aussi qu’avant le lancement du Fonds, la Commission Européenne n’a pas suffisamment bien évalué les canaux de financement. Elle n’a pas davantage analysé de manière exhaustive les besoins de Bangui et la procédure de sélection des ONG mettant en œuvre les réalisations de ce fonds ne sont pas claire et ne répondent pas au protocole de la Commission de l’Union-Européenne en la matière. Pire, il y a peu de preuves que ce fonds ait véritablement aidé à consolider les actions de la communauté internationale en Centrafrique.

Poursuivant, la Cour des Comptes déplore que « les procédures appliquées par le fonds fiduciaire Bêkou dans le choix des organisations d’exécution pour les projets n’ont pas été formalisées dans les lignes directrices sur les fonds d’affectation spéciale de l’UE ».

Elle déplore en « outre un nombre limité de contrats de service, le fonds fiduciaire de Bêkou a utilisé trois méthodes différentes pour sélectionner les organisations pour la mise en œuvre des projets: quatre accords de coopération délégués, dix prix directs et douze prix suite à un appel restreint aux manifestations d’intérêt ». Selon le rapport d’audit regrette qu’« il n’était pas totalement transparent de la manière dont les organisations chargées de l’exécution avaient été choisies ».

Le rapport relève aussi que le fonds fiduciaire de Bêkou n’a pas de cadre pour mesurer son rendement « puisqu’il n’a pas établi une chaîne de résultats complète pour son objectif général, en précisant les résultats escomptés (résultats, résultats, impact), avec des indicateurs correspondants ».

En dépit de certaines insuffisances, les auditeurs estiment que le choix de mettre en place le fonds était adapté aux circonstances. « Sa gestion n’est pas encore optimale dans trois domaines: « la coordination entre les parties prenantes; la transparence, la rapidité et le rapport coût-efficacité des procédures; les mécanismes de suivi et d’évaluation ».

Les point positifs du fonds Bêkou sont « les résultats qu’il a permis d’obtenir jusqu’à présent sont cependant globalement positifs. Nos recommandations devraient contribuer à améliorer la conception et la gestion de ce fonds fiduciaire en particulier et des fonds fiduciaires de l’UE en général », ont noté les auditeurs.

Le fonds fiduciaire Bêkou de l’Union-Européenne pour la République Centrafricaine, premier fonds de ce type géré par la Commission européenne, a été créé en 2014. Ce Fonds est alimenté par la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse, pour accompagner la sortie de crise en Centrafrique.

Le Fonds Bêkou est mis en œuvre en Centrafrique par plusieurs organisations internationales qui ont sous-traité avec certaines ONG nationales et le gouvernement. Ce fonds contribue depuis la transition à la reconstruction du pays, à travers la restauration de l’administration, la relance économique et les services essentiels, notamment l’électricité, les transports, la santé et l’éducation.

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LES ACTIVITES DE LA LIGUE DE BASKETBALL PERTURBEES PAR LES PROGRAMMES DE L’ONASPORT

Le staff managérial du basketball déplore la mauvaise gestion des infrastructures par l’Office National du Sport (ONASPORT). Laquelle gestion impacte négativement sur le championnat en cour. Frustration exprimée au RJDH par les leaders de basketball à Bangui.

L’Onasport organe de gestion des infrastructures est cité dans l’incompatibilité de programme avec celui de la fédération centrafricaine de basketball. Les activités religieuses priorisées en lieu et place du sport constituent le nœud de discorde avec conséquence immédiates le bouleversement dans le programme de l’éliminatoire du premier tour dans le cadre du play-off.

Hervé Kouroussou déplore la gestion irrationnelle de l’infrastructure.  « Quand l’Onasport met le palais de sports en location, c’est nous au niveau de la ligue qui dépensons le peu qu’on a pour entretenir les lieux », a dit Hervé Kouroussou, le premier vice-président de la ligue de Basketball de Bangui avant d’ajouter que « l’Onasport programme ces mises en location sans tenir compte de la programmation des rencontres de la ligue ».

Cette situation perturbe les séances d’entrainement de certains clubs à l’exemple du club BEAC selon Bruno Darlan coach dudit club. « Pour le moment je ne peux pas modifier mon rythme de travail, je ne connais pas la date de la reprise de peur de détruire mon élan de travail », a-t-il dit.

Les responsables de l’Onasport n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Cette perturbation intervient dans un contexte de renouvellement de talent des fauves version basketball.

 

*** RJDH ***

 

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