DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Mardi 26.09.2017 : 10H40

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

04 PERSONNES TUEES ET ENTERREES DANS UNE FOSSE COMMUNE A NGAOUNDAYE

Quatre personnes sont tuées et enterrées dans une fausse commune à Ngaoundaye au nord-ouest du pays. Acte attribué aux éléments Bahar, un leader des groupes armés de la localité.  L’information a été confirmée au RJDH par Bernard Dillah député de Ngaoundaye ce 22 septembre.

Selon des sources locales, ces personnes tuées sont des commerçants venant de Berberati et de Bocaranga. « Ils sont des originaires de Berberati et de Bocaranga qui partent pour le Cameroun voisin en vue de s’approvisionner en produit de première nécessité. Ils sont tombés dans le piège des éléments armés qui leurs ont demandé de creuser leur tombe avant d’être tués » a indiqué au RJDH un habitant de Ngaoundaye sous couvert de l’anonymat.

L’honorable de Ngaoundaye Bernard Dilla a qualifié ces crimes de drame humanitaire, « les éléments du général Bahar commettent des hostilités sur la population au vu et su de la Minusca. Début septembre, 11 personnes ont été tuées, la semaine dernière quatre personnes ont été tuées et enterrées dans une fosse commune. Le jeudi 21 septembre, des femmes et des filles de 9 et de 12 ans ont été violées par ce même groupe armé de Bahar », a regretté le député Bernard Dillah.

Il a condamné ces violations des droits humains par des groupes armés et relève qu’ « au village Mann à quelques kilomètres de Ngaoundaye, ces groupes armés ont installé leur base. Ils ont encore passé les habitants de ce village au tabacs, pillé leurs biens et violé  les femmes d’autrui, des filles. La population est traumatisée suite à ce regain de violence», a-t-il insisté.

Bahar n’a pas été joignable. Une source proche de ce groupe armé de la Séléka rejette ces accusations et les attribue à des groupes non identifiés.

Les exactions sont signalées à Ngaoundaye alors que plusieurs  groupes armés sont signataires des accords de cessation des hostilités de Rome et sont parties prenantes au processus DDRR dont la phase pilote vient d’être lancée

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LE VATICAN APPELLE LA MINUSCA A LA PROTECTION DES CIVILS

Le St Siège est préoccupé de la protection civile en République Centrafricaine et exhorte la Minusca à s’y impliquer. Position exprimée par Mgr Paul Gallagher à New York lors de la réunion relative à ce pays en marge de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.    

L’intensification du conflit en cours en République Centrafricaine ayant fait plusieurs morts et des blessés occasionnant le mouvement de plusieurs déplacés externes et internes a fait l’objet d’une réunion restreinte à New York. L’Eglise Catholique qui accueille des déplacés dont les prêtres sont sommés de quitter certaines localités demeure préoccuper de la situation des civils. Le plaidoyer du st siège intervient près de deux ans après le passage du saint père en Centrafrique.

Selon Monseigneur Gallagher, « les femmes et les enfants sont les plus vulnérables et les plus exposés aux violences. Pour cela  la Minusca a le devoir de défendre leur dignité en tant que personnes sans défenses, à garantir leur sécurité personnelle et leur liberté de mouvement, et à les protéger des agressions armées et de tout abus ou humiliation qui pourrait dégrader leur dignité humaine », avant de saluer la mission onusienne dans le pays, en souhaitant que « son rôle de protection des civils, soit sans distinction de religion, de classe sociale, afin d’éviter toute partialité », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a appelé la communauté internationale pour qu’elle apporte tout son soutien au développement inclusif et démocratique des structures  permettant la croissance du pays avant de rappeler aux donateurs de la conférence de Bruxelles de l’automne dernier leurs promesses d’aide financière.

Mgr Gallagher a détaillé les objectifs d’un dialogue comme meilleure arme en faveur de la paix, «  le dialogue doit être le chemin privilégié pour parvenir à la paix et donner à la République Centrafricaine la stabilité pour son renouveau social, économique et politique. A cet effet, qu’il y ait un cessez-le-feu entre toutes les parties en conflit ; le désarmement des différents groupes armés et la réinsertion de leurs membres dans la vie civile ; la justice pour les victimes des attaques haineuses sur des populations désarmés ; le retour des réfugiés et des déplacés, tant musulmans que chrétiens ». Le secrétaire pour les Relations avec les États du Vatican a évoqué la disponibilité de l’Église catholique pour aider à mener ce dialogue.

L’intervention du St siège à une réunion de haut niveau fait suite à sa recherche de la paix à travers l’accord de San’t Egidio, signé entre les groupes armés centrafricains le 19 juin 2017.

RJDH

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