DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 15/03.2017

Mercredi 15.03.2017 : 10H52

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE GOUVERNEMENT PROJETTE UN APPUI AUX ENTREPRISES ARTISANALES ET TOURISTIQUES

 

Investir dans l’artisanat et les entreprises est une priorité pour le gouvernement après la crise, selon Aristide Kpenga, directeur de cabinet au ministère de l’Entreprenariat après la publication du rapport de la Banque Africaine de Développement sur ce secteur d’économie.

Plusieurs entreprises artisanales et touristiques ont été touchées par la crise du fait des pillages. C’est dans ce contexte que la Banque Africaine de Développement (BAD) a financé une étude en vue d’évaluer les pertes subies. Cette publication des rapports d’étude intervient après la présentation du plan de relèvement de la RCA à Bruxelles.

Aristide Kpenga, Directeur de cabinet au ministère de l’entreprenariat, des petites et moyennes entreprises, a relevé qu’au moins 32 entreprises avaient été pillées et le coût global des pertes avoisinerait les 5 milliards de FCFA.

Aristide Kpenga présente les grands axes d’action du gouvernement en faveur de ces entreprises. « Cette évaluation est axée sur des critères bien établis pour prétendre à quelque chose, être un opérateur économique légalement établi, avoir une déclaration de pertes, payer régulièrement ses impôts… Une fois que le montant sera déterminé, il sera question de voir dans quelle mesure l’Etat peut les appuyer. C’est un remboursement et dédommagement qui doit se faire ou alors, ce sera des méthodes de compensation, par exemple l’exonération fiscale sur l’impôt que ces entreprises doivent à l’Etat », a-t-il présenté.

Des chefs d’entreprises participants à cette étude mesurent l’enjeu de la conclusion mais attendent encore la concrétisation des promesses faites au lieu des discours. « Le secteur créateur de richesse et le secteur privé, nos entreprises ont été pillées, nous comptons beaucoup plus sur l’Etat, principal partenaire à prendre en compte les recommandations de l’étude pour sauver l’économie du pays », a lâché un chef d’entreprise sous couvert de l’anonymat.

Avec une croissance de 5%, la situation des entreprises nécessite une action pour sauver l’emploi des jeunes sur le marché de l’emploi.

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LA RECRUDESCENCE DE VOL A MAIN ARMEE INQUIETE A BANGUI

Les autorités locales du 8e arrondissement de Bangui s’inquiètent de la montée de vol à mains armées et appellent à la régularité des patrouilles des forces de sécurité. Inquiétude exprimée par Moustapha Balla, chef de quartier Ngongono 6  dans un entretien avec le RJDH ce 13 mars à Bangui.

La plainte des notables de 8e arrondissement est exprimée alors qu’un semblant d’accalmie est observée dans la capitale Bangui. La maitrise de l’ordre et la paix est un défi et la montée en puissance de vol à mains armées intervient alors que le gouvernement et la Minusca ont bouclé le recrutement des policiers et gendarmes en vue de faire face à ces problèmes.

Le chef de quartier Ngongono 6 Moustafa Balla, a relevé une recrudescence de braquage dans sa localité tant le jour que la nuit, « nous avons enregistré régulièrement des cas de vol à main armée, au quartier et dans les rues. Ce fait est lié au manque de patrouille des forces de défense et de sécurité. Au niveau de St Tite et Timothée, on enregistre déjà plusieurs victimes dépouillées de leurs biens, téléphones, des sommes d’argent etc…  », a-t-il indiqué.

Selon les informations du RJDH, six cas sont enregistrés entre février et mars 2017, des cas liés aux braquages à main armée.

Le grand banditisme dont le vol à main armée monte en puissance avant le DDRR considéré comme passage obligé pour la stabilité et la sécurité du pays après la crise.

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LES DEPLACES DU CENTRE JEAN XXIII QUITTENT LE SITE

 

968 déplacés du centre Jean XXIII de Bangui ont reçu de l’aide de Caritas, une enveloppe en vue de leur retour. Une initiative caritative financée par le saint siège pour un montant de 80 millions de FCFA et visant plusieurs sites.

L’aide du Vatican favorisant le retour des déplacés intervient deux mois après l’opération noël à la maison lancée par le gouvernement qui a permis la fermeture de site de l’aéroport Bangui M’poko et bien d’autres sites à Bangui. Ce geste ce fait alors que la coordination du mouvement de la population estime à 127.933 le nombre des déplacés sur les sites en février 2017 contre 138.415 déplacés  en mars 2016.

Cet appui du St siège vise environs 371 ménages selon la Caritas  « le contenu de l’enveloppe varie de 105 000 Francs à 180 000 FCFA  et l’enveloppe  mise à la disposition par le St-siège pour les 4 sites à savoir Centre Jean XXIII, le Grand Séminaire St Marc de Bimbo, Paroisse St Sauveur et les Capucins est de 80. 000 000 francs » a indiqué Marcel Bendo, chargé des programmes à Caritas.

Certains déplacés interrogés par le RJDH ont salué la réponse humanitaire qu’a apportée le st siège après le passage du pape dans le pays en 2016, « nous ne pouvons que dire merci au pape qui a bien voulu nous aider en nous donnant cette somme. Cela va nous permettre de de payer des loyers en attendant le retour à la normal dans notre quartier après la crise », a témoigné Jérémie un père de famille.

La Caritas projette évaluer l’impact de son action avant de mobiliser d’autres ressources. Les  déplacés du Grand Séminaire St Marc de Bimbo et de la paroisse St Sauveur ont déjà bénéficié de cet appui et quitté les sites.

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DES MUNITIONS A DESTINATION DE GAROUA-BOULAI SAISIES A DOUALA

 

Un policier retraité camerounais de 61 ans a été appréhendé dans la nuit du mardi à mercredi 7 mars en possession de 6.000 munitions d’armes à destination de Garoua-Boulaï en Centrafrique et maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.  Information des sources sécuritaires relayées par les médias camerounais.

Depuis l’éclatement de la crise centrafricaine, le banditisme transfrontalier s’est accru entre les deux pays (Cameroun et Centrafrique). Des trafics d’armes et de munitions seraient suspectés en partance des pays voisins. Cette arrestation intervient alors la Centrafrique fait face à un conflit interne où la maitrise du circuit d’approvisionnement des groupes armés reste un défi pour les autorités qui cherchent des solutions transfrontalières. Ce coup de filet de la gendarmerie camerounaise vient alors qu’une cargaison d’armes de la Minusca a été découverte par la police obligeant le gouvernement et la Minusca à publier un communiquer pour rassurer l’opinion dans un contexte où le comité de sanction vient de proroger la sanction sur les armes à destination de la RCA.

Selon nos informations, l’ancien flic camerounais de 61 ans a été arrêté par la Gendarmerie de Douala II, lorsqu’il s’apprêtait à monter dans un bus de l’agence de voyage Touristique en partance pour Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République Centrafricaine. « Ce sont ses agissements qui ont attiré l’attention sur lui », a rapporté un agent de la société de transport.

Des sources anonymes ont rapporté à La Nouvelle Expression (LN) qu’« au moment de mettre les bagages dans la soute, on a demandé au monsieur de présenter ses bagages comme les autres. Il a refusé catégoriquement. En plus, un policier a également tenté de s’interposer en vain. C’est son comportement qui a suscité des suspicions à son endroit », ont précisé ces sources. D’après les explications de cet agent, « dès lors, un bagagiste a saisi discrètement le chef d’agence, qui à son tour, a saisi les forces de l’ordre ».

Alertés, les gendarmes sont descendus sur le terrain et ont saisi les munitions et interpellé le concerné qui est en garde à vue à la brigade de recherche de Ndongbong.

D’après La Nouvelle Expression, qui a cité un gendarme « le concerné laisse entendre qu’il voulait vendre ces munitions (calibres 12) aux chasseurs de la localité de Garoua-Boulai, pour leurs activités », dit-il en rappelant « qu’elles sont très dangereuses ».

Un témoin a déclaré que le policier retraité avait « dissimulé  les  munitions  dans  des sacs  de  vêtements  et  des  seaux de peinture »

Les premiers  éléments  de  l’enquête  laissent  penser  que  l’ancien flic serait un trafiquant et « aurait avoué avoir des lieux de livraison dans au moins deux zones frontalières  du  Cameroun ».

Sur la nature de ces munitions, « même s’il s’agit de Calibre 12, elles sont mortelles à une certaine distance et selon la partie du corps », a commenté un ancien militaire centrafricain au RJDH, expert en balistique.  Il a rappelé que l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), l’ancienne rébellion de Jean Jacques Demafouth qui disposait pour la majorité d’armes artisanales et de munitions de calibre 12 avait donné du fil à retordre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) entre 2006 et 2008.

Une investigation dans la région de Garoua-Boulaï à l’Oueste et le nord-ouest  laisse comprendre que de jeunes autochtones moto-taximen transfrontaliers, les « cascadeurs », seraient pleinement impliqués dans le trafic de munitions destinées aux groupes armés qui écument la région.

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DES QUESTIONNEMENTS SUR L’EXECUTION DES TRAVAUX DE REHABILITATION DES EDIFICES PUBLICS FINANCES PAR L’UE

 

Plusieurs cadres centrafricains s’inquiètent du niveau d’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques. Des préfets et sous-préfets affirment ne rien savoir sur ce projet qui pourtant, est mis en œuvre dans leurs localités.  

A Baboua, le sous-préfet continue de louer au quartier. Sa résidence n’est pas encore réhabilitée, «je loue au quartier depuis mon arrivée  en 2015. Au mois d’Octobre 2016,  l’ONG IDC a entrepris les travaux de mon bureau en  passant de la peinture et en remplaçant quelques portes et fenêtres. Mais depuis, cette société a disparu sans explication », explique  Robert Tora sous-préfet de Baboua.

Les autorités de la Ouaka affirment ne rien savoir sur ce projet, « nous à Bambari, ne savons rien de ce qui se passe. Les édifices publics sont abandonnés », confie une autorité de cette région.

Les habitants de Bamingui Bogoran ignorent aussi l’issue de ce projet, « nous ignorons ce qui se passe autour de ce fond alloué par l’Union Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que la lumière soit faite sur le dossier » a lâché un notable de la localité.

Dans le Mbomou, plusieurs sources ont exprimé leur insatisfaction par rapport à ce projet, « les entreprises Général Mobilier (GM) et Construction Centrafrique Equipement (CCE) à Bangassou n’ont pas honoré leurs engagements en dépit des 100 millions de CFA reçus » a confié une autorité de Bangassou.

Plusieurs chefs d’entreprises mis en cause dans ce dossier n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Ceux qui ont suspendu les travaux, le justifient pas des questions sécuritaires ou le décaissement du reste de l’argent. A Bozoum,  Gabin Serge Nakombo, préfet de l’Ouham -Pendé pense que la suspension des travaux se justifie par des questions de fonds, « l’entreprise G3K n’a pas eu la totalité des fonds. Une nouvelle entreprise serait à pied d’œuvre pour reprendre les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs à Bozoum » a-t-il précisé. Contacté par le RJDH, le responsable de cette entreprise n’a pas voulu se prononcer sur ce sujet.

Les sources officielles aux ministères des Finances, du Plan et de l’Administration du territoire, contactées ont toutes évité cette affaire. Le ministre des Finances Henri Marie Dondra est allé jusqu’à lâcher, « c’est un sujet sensible et donc si je l’aborde de mauvaise manière, cela risque de retomber sur moi ». 

La FIFA a actualisé ce 09 mars 2017 son classement mondial mensuel. La République Centrafricaine occupe toujours la 108e place pour ce mois. Au plan continental, les Fauves Bas-Oubangui sont 34e, loin dernière l’Egypte N°1 Africain.

Les Fauves de Bas–Oubangui font depuis deux mois du surplace dans le classement de la FIFA. En mars, tout comme en février, la sélection centrafricaine occupe toujours le même rang mondial (108e). Raison: « le mois de mars n’a pas été prolifique en matches internationaux (04), donc cette édition n’a pas apporté trop de changements », selon des sources de la fédération Centrafricaine de football.

Sur le toit du monde, l’Argentine occupe la première place et l’Egypte s’impose dans le top 20 mondial. La grande surprise est venue du Burkina qui fait un bond au 36e rang mondial, le meilleur classement de son histoire !

Le prochain Classement mondial FIFA/Coca-Cola sera publié le 6 avril 2017.

Jouera ou jouera pas contre le Maroc en Amical ?

Pour bien entamer les éliminatoires de la CAN 2019, la sélection centrafricaine sera en stage au Maroc. Profitant de la trêve internationale, elle disputera des matches amicaux à Kenitra, a annoncé la fédération sur le site sportif Centrafricain.

En effet, le sélectionneur national de la Centrafrique, Hervé Loungoundji, et ses poulains vont affronter l’équipe locale du Maroc le vendredi 24 mars et l’équipe nationale de Gambie le lundi 27 mars  à Kenitra. « Mais à cette même date, les marocains ont programmé de jouer avec le Burkina Faso à Marrakech », lit–on sur sport.le360.ma.

La RCA qui a loupé sa qualification pour la CAN 2017 devra s’imposer dans le Groupe H en compagnie de la Côte d’Ivoire, Guinée, et du Rwanda pour une participation historique à la CAN 2019. Le recrutement d’un entraineur expatrié, l’ancien technicien camerounais, François Omar Biyik, divise la Fédération de Football et le Ministère des Sports.

 

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