DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Lundi 31.07.2017 : 10H22

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

UN HOMME EN ETAT D’ARRESTATION AU COMMISSARIAT DU 6EME POUR ENLEVEMENT DE MINEUR

Accusé pour enlèvement d’enfant, un homme âgé d’une quarantaine d’années est en état d’arrestation au Commissariat du 6ème Arrondissement.  

Une démarche emprunte de manœuvre visant à enlever un mineur fait la une au 6ème Arrondissement. La famille de l’enfant se dit surprise et consternée par cette affaire. « Nous habitons le quartier Maya-Maya dans le 6ème arrondissement. Le présumé auteur de cet enlèvement d’enfant est notre voisin. Je l’ai toujours considéré comme un grand-frère. Ce matin, il est venu prendre mon neveu âgé de 12 ans, qu’il a amené chez lui.  Il semble que l’enfant ait subtilisé sa torche qui coûte entre 4.000 frs et 5.000 Frans CFA.  Croyant qu’il était proche, j’ai cru qu’il allait juste le corriger.  Je suis resté calme dans ma chambre. Surprise, une tante va appeler pour nous informer que notre voisin a amené le gamin au Km5. Après vérification, l’enfant était remis au Commissariat du 3eme Arrondissement », a indiqué Bruno l’oncle de l’enfant.

Le témoin de l’événement assure avoir agi pour protéger l’enfant. « J’étais au marché Petevo entrain d’installer mes marchandises quand le Monsieur est arrivé avec le garçon le tenant à la main. Il a demandé à l’enfant de monter sur la Moto, l’enfant a refusé et s’est mis à pleurer en disant : il m’amène au Km5 pour me faire quoi, il n’est pas mon Père. Le monsieur soutenait que c’était l’enfant de son frère…  J’ai eu la présence d’esprit de prendre l’enfant et de monter sur la moto entre lui et le concerné… Au départ de la moto, il prétend habiter le quartier Cattin, mais arrivé au rond-point Cattin la moto se dirige vers Km5 droit devant le Commissariat du 3ème Arrondissement. C’est dans les mains des personnes trouvées sur place que j’ai laissé l’enfant », a déclaré Victoire Gbamassou, commerçante au marché Petevo.

Pour le présumé malfaiteur, sa démarche visait seulement à amener l’enfant au Commissariat pour une correction; rien de plus.

L’affaire sera bientôt fixée au tribunal.

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USAID EN MISSION DE SUIVI A BANGUI DANS LE CADRE DU PROJET CONNECT

Une délégation du bureau régional de USAID pour l’Afrique Centrale est en mission de suivi à Bangui. Cette délégation a visité le RJDH comme partenaire dans le cadre du projet CONNECT lancé par Internews sur financement de USAID. L’objectif de cette visite est, selon Alain Yvon Kobeya,  de s’enquérir de la situation du RJDH qui attend le lancement de sa radio dans le cadre dudit projet à Bangui.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) est partie prenante au projet CONNECT qui consiste à connecter les citoyens dans un contexte post-électoral. Lancé en octobre 2016, l’Internews et le RJDH travaillent avec les médias locaux et étrangers notamment au Cameroun, en  RDC et au Tchad pour informer les réfugiés en vue de leur retour volontaire.

 Alain Yvon Kobeya s’appuie sur l’efficacité pour justifier sa visite. « Nous sommes descendus ici au RJDH qui est un partenaire d’Internews pour voir comment Internews est en train de renforcer la capacité  institutionnelle  de ce réseau des journalistes de défense des Droits de l’Homme  pour qu’il puisse jouer effectivement un rôle dans la promotion des droits humains en Centrafrique », a-t- il expliqué.

Il a en outre présenté son appréciation.  « Je pense que le travail que I ’Internews et le RJDH sont en train de faire s’inscrit dans le renforcement institutionnel de RJDH. Je suis satisfait de voir que la structure est en train de s’établir et nous aimerions que ceci puisse encore aller de l’avant parce que le renforcement de capacité institutionnelle s’inscrit toujours dans le cadre de la durabilité, et de permettre à ce que l’on arrive à atteindre l’objectif fixé », a-t-il dit.

Pour le représentant de l’USAID, le projet CONNECT traduit l’attachement du peuple américain au peuple centrafricain « c’est une façon pour le peuple américain de témoigner de sa solidarité auprès du peuple centrafricain qui s’efforce de sortir d’une situation de crise. Et c’est à travers cette intervention d’appui du RJDH via Internews que l’on essaie d’apporter une pierre dans la consolidation et la restauration de la paix  en Centrafrique », a-t-il soutenu.

Cette visite intervient à deux mois de la fin du projet CONNECT, alors que les réfugiés et plusieurs autres bénéficiaires plaident pour son extension.

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« LA CRISE DANS LE PAYS PERDURE PAR LA VOLONTE EXTERIEURE TENUE DE L’INTERIEUR », SELON LE PRESIDENT DU PUR

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti  estime que la crise centrafricaine est entretenue par la volonté extérieure que certains Centrafricains soutiennent à l’interne. Cette position a été prise dans son cadre d’échange hebdomadaire dénommé « CAMAPROROSSOTILASO ».

Le président du PUR a indiqué que le malheur de la République Centrafricaine a toujours été programmé par l’extérieur, « Ce que beaucoup d’Africains voire de Centrafricains ignorent, c’est que la colonisation n’a jamais quitté l’Afrique. Les colons comme le faisait remarquer le leader nationaliste, Thomas Sankara, n’ont jamais quitté nos terres. Je dirais, ils sont restés en nous, dans nos actes, dans nos habitudes, dans nos assiettes, bref en partant visiblement, la colonisation a laissé des mécanismes pour amener l’Afrique et les Africains, la RCA et les Centrafricains non seulement à rester attacher à la métropole mais aussi à accepter facilement la domination », a-t-il expliqué..

Pour lui, ce qui arrive à la RCA est une programmation des années, « programmation qui découle sur les crises dont l’objectif est de maintenir la RCA et les Centrafricains dans une situation de détresse et protéger les intérêts de l’extérieur et ceux de certains Centrafricains qui font le jeu. Ce sont ces mécanismes coloniaux qui aujourd’hui sèment la division entre le peuple centrafricain, créent  l’instabilité socio-politique, provoquent l’insécurité, favorisent l’impunité en RCA, étouffent l’élan nationaliste promeuvent l’extérieur, encouragent les détournements des fonds publics … ».

Le président du PUR accuse certains leaders de faire le jeu de l’extérieur au nom des intérêts catégoriels, « Ce sont ces leaders qui sont à la manette depuis que votre pays, notre pays a semble-t-il, acquit la souveraineté internationale. Ce sont ces gens qui ont créé la guerre pour plaire à leurs mentors. Ils ont cassé l’éducation, brisé l’élan et la vitalité économique. Ces marionnettes, sont nombreux modelés pour barrer la route aux nationalistes. Plus de 85 % de des leaders de la classe politique centrafricaine reçoivent les ordres d’ailleurs et donc ils ont des marionnettes. Cette situation touche également l’armée dont 63% sont tenus de l’extérieure, la société civile dont plus de 60 % des leaders sont sous emprise. Ces rebellions ne sont pas des inventions centrafricaines. Depuis le coup d’Etat de la Saint Sylvestre, tout est monté et mis en œuvre par l’occident. Les acteurs majeurs centrafricains ne sont que des pions » dénonce-t-il.

Eddy-Symphorien Kparékouti souhaite que les Centrafricains comprennent d’un côté que la crise est entretenue et que la solution ne viendrait que d’une prise de conscience collective qui va impulser une nouvelle dynamique, « il faut que nous prenons conscience de la situation pour que chaque Centrafricain s’implique à son niveau pour déjouer le plan ourdi pour casser l’élan. Jusque-là, les ennemis des intérêts centrafricains ont avancé leur pion, cela a marché mais si nous nous mobilisons, ce qui est certain on mettra un terme à la c caporalisation de toute cette nation par l’extérieur avec la complicité de nos propres frères qui se présentent comme des leaders alors qu’ils n’ont aucune teinture de ce statut. C’est pourquoi j’en appelle aux Centrafricains car la solution va être centrafricaine et c’est à nous de la trouver pas les autres », explique le numéro 1 du PUR.

Depuis trois mois, Eddy-Symphorien Kparékouti anime hebdomadairement un cadre de d’échange avec les jeunes. Il a abordé plusieurs thématiques dont certaines sont considérées comme sensibles.

 

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LA CRISE SOCIALE TOUJOURS PERSISTANTE A LA SOCATEL

Le front social fait son chemin à la Socatel malgré l’appel à la reprise du syndicat autonome de cette société. La base persiste en exigeant la démission du directeur général et le payement des arriérés. Propos exprimés dans une note de démenti publié ce 27 juillet à Bangui.   

La base syndicale des travailleurs de la Socatel dit avoir récusé le bureau ayant engagé son nom. Ceci lors de l’Assemblée générale du 8 décembre 2016. Ces jeux de ping-pong entre les travailleurs interviennent alors que le gouvernement n’a dit mot pour apaiser cette tension sociale.

 Le responsable de la base Jean Martial  Ngalla n’a pas fait de concession. « Nous voulons faire comprendre au peuple que c’est une tromperie. Ces leaders syndicaux destitués se sont constitués en un groupe clanique de soutien au directeur général. Et donc, pour nous ce groupe n’est pas reconnu et nous demandons tout simplement que le DG parte et au gouvernement de payer cinq mois de salaire sur les 43 mois », a justifié  Jean Martial Ngalla délégué du personnel à la SOCATEL.

Le directeur général Bruno Gréla-Mpoko rencontré par le RJDH n’a pas souhaité trop commenter les faits. « Quand j’étais arrivé à la tête de la SOCATEL, mi-octobre 2015, tout était plat. Sachez que toute transformation est difficile. Ce n’est pas un changement mais beaucoup de changement en même temps pour une transformation», « mais, je me focalise vers l’avenir. On a internet avec les téléphones fixes et d’ici quelques mois un réseau mobile SOCATEL avec carte sim SOCATEL et internet 3G+ », a-t-il expliqué.

Par ailleurs le directeur a signalé que, « de 2015 à 2017, sept mois de salaires ont été versés au personnel et 20% de salaire cinq fois, ce qui fait donc au total douze mois qui leur ont été payés », a-t- il présenté comme le bilan de son action pour sauver la Socatel de la crise sociale.

Le front social à la Socatel est la conséquence logique de pillage de ses installations et l’ardoise non payée de l’Etat.

 

RJDH

 

 

LE GOUVERNEMENT REITERE SON OPPOSITION A L’AMNISTIE

L’amnistie qui apparait aux yeux de certains comme une piste de solution pour la République Centrafricaine, n’en est pas une pour le gouvernement centrafricain. Lors de la réunion ministérielle ayant abouti à la nouvelle feuille de route, le ministre centrafricain des Affaires Etrangères, Armel Doubane a réaffirmé l’opposition du gouvernement à ce principe.

La ligne du gouvernement sur l’amnistie n’a pas bougé. Dans le discours prononcé le 30 mars à l’occasion de son investiture, Faustin Archange Touadéra a rejeté toute idée d’amnistie. Cette position a été réaffirmée, selon les proches du président, dans tous les grands sommets auxquels le président de la République a participés.

Mais depuis six mois, une tendance contraire est née. Celle-ci envisage l’amnistie qui est posée comme la solution à la crise actuelle dans le pays. La représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, a même initié des rencontres pour discuter voire persuader les forces vives de la nation sur la question.

Depuis que l’idée d’amnistie a été relancée, ce contre les recommandations issues des consultations populaires à la base et du forum de Bangui, un front anti-amnistie s’est constitué dans le pays. Ce front regroupe tous les acteurs de la société civile et une bonne partie des politiques. La plate-forme religieuse, les organisations de défense des droits de l’homme, les associations des victimes sont montées au créneau. En République Centrafricaine, l’amnistie ne saurait passer à voir l’acharnement des uns et des autres contre cette idée fortement rejetée lors des consultations à la base et du forum de Bangui.

Malgré ce front à l’intérieur, l’idée continue de faire son chemin à l’extérieur où certains estiment qu’en faisant un clin d’œil de ce genre à tous ceux qui sont dans le viseur de la justice et qui se trouvent dans les groupes armés, on ferait avancer la résolution de la crise. Mais, le gouvernement centrafricain jusque-là très silencieux, a choisi de rompre le silence car, selon le ministre des Affaires Etrangères, l’idée d’amnistie n’est pas défendable. Armel Doubane à la réunion ministérielle est formel, « une amnistie générale n’est pas envisageable. L’opinion est contre l’amnistie tout comme le parlement. Les auteurs des crimes doivent en répondre. Le mécanisme judiciaire a déjà été mis en marche à cet effet notamment avec la création de la cour pénale spéciale (Cps) et une éventuelle cour pénale spéciale opérationnelle envisagée (Cpso) par l’Onu » expliquait le ministre centrafricain des Affaires Etrangères à la fin de cette grande réunion sur la République Centrafricaine.

Cette position s’inscrit dans le cadre des engagements que le président de la République a toujours pris. Mais, le constat fait ces derniers mois indique qu’il y a de plus en plus de pression pour que la résolution de la crise puisse passer une amnistie même si les défenseurs de cette ligne ont conscience qu’à l’intérieur l’opposition est générale. Au vu de ces réalités, le combat contre l’impunité est loin d’être gagné. C’est pourquoi, la mobilisation doit rester pour faire face à toute situation allant dans le sens de l’impunité que les Centrafricains combattent aujourd’hui de toute leur force.

 

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