DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 13.07.2017 : 10H32

 DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

UN CAS D’AGRESSION ARMEE SIGNALE AU VILLAGE FERE PRES DE DAMARA

Un homme d’une cinquantaine d’année a été agressé à main armée au village Féré, une localité proche de Damara. L’information a été confirmée ce 11 juillet au RJDH par les autorités administratives qui penchent sur la question depuis ce matin.

L’homme a été agressé par les éleveurs peulhs en proie à une frange de la population qui volent leurs bœufs et dans des circonstances parfois mortelles. Cette agression est une goutte d’eau qui a débordé la vase entrainant un affrontement entre les jeunes de Féré et la communauté Peulhs Ouda. Il y a un mois, la tension était vive entre les peulhs et la population à cause du vol répété des bœufs, appartenant à ces éleveurs. La situation était redevenue normale grâce à la médiation des personnes de bon office.

Selon la sous-préfète de Damara, les peulhs Ouda ont enregistré le vol de 23 bœufs avant cet événement malheureux. Le blessé reçoit des soins intensifs à l’hôpital de Damara, selon le témoignage de la sous-préfète Géneviève Shour Gbadin qui a indiqué au RJDH que l’homme a reçu des balles au pied.

La tension intercommunautaire a été au centre des discussions en vue d’arrêter les violences. Réunions qui inclus les autorités administratives et locales de Bogangolo, Ndjoukou et Damara.

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 LA CROISSANCE DU PAYS REVUE A LA BAISSE PAR LA BANQUE CENTRALE

La RCA table désormais sur un taux de croissance économique de 4,9% au lieu de 5,9% initialement prévu, contre 5,1% en 2016, a indiqué un communiqué de la Banque Centrale publié ce 10 juillet à Bangui.

La révision à la baisse de la croissance du pays intervient selon le communiqué dans un contexte d’intensification de la reprise de l’économie mondiale, en rapport avec une accélération de l’activité plus forte que prévu dans plusieurs pays avancés dont les Etats-Unis; peut-on lire dans le communiqué qui indique aussi que selon les prévisions du FMI, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,5% en 2017.

Dieudonné Evou Mekou, vice-gouverneur de la Banque Centrale, en dépit de cette baisse, a salué l’orientation de l’économie du pays « d’une manière générale, l’économie centrafricaine est très bien orientée. La plupart des indicateurs vont très bien notamment dans le secteur transport, les industries minières et de l’agriculture et dans le secteur financier, il n’y a rien d’alarmant même si les banques ne sont pas au top, mais se portent bien », a rassuré Dieudonné Evou Mekou.

Le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra reste optimiste et pense que la revue en baisse de la croissance n’est pas synonyme de la récession et compte les reformes et d’autres secteurs. « Cette situation est sans conséquence majeure. De toutes les façons, il y a croissance, ce n’est qu’un ajustement puisqu’il y a toujours la croissance. Il y a des efforts qui sont faits au niveau de l’amélioration du climat des affaires », a indiqué Henri Marie Dondra.

La croissance économique du pays est revue à la baisse alors que les pays producteurs du pétrole subissent les affres de la chute vertigineuse du prix du baril sur le marché mondial. N’étant pas pays producteur du pétrole et avec une économie essentiellement basée sur l’agriculture, l’or, le diamant et l’élevage, le pays peut renouer avec la croissance malgré la tension sécuritaire à l’intérieur du pays qui influence négativement le PIB.

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 ENVIRON 25.000 FAMILLES ASSISTEES EN SEMENCE ET OUTILS AGRICOLES PAR LE CICR

Au moins 25.000 familles ont reçu des semences et outils aratoires à travers le pays. Une activité du Comité International de Croix Rouge qui vise à relancer les activités agricoles et économiques.

Les violences dans le pays ont contraint plusieurs familles au déplacement, abandonnant leurs cultures. Une fois le calme revenu, ces retournés perdent souvent leurs cultures. C’est dans ce contexte que les semences leurs ont été distribuées afin de cultiver avant la saison des grandes pluies.

Selon CICR, cette distribution a touché près de 7.400 familles de la Ouaka, 3.150 du Bamingui-Bangoran, 7.400 de Nana-Gribizi et 7.300 de l’Ouham. Après une évaluation, un lot contenant des semences maraîchères (gombo, oseille, amarante et courge) et vivrières (maïs ou sorgho, niébé et arachide) leur a été donné. Les cultivateurs ont également reçu des houes afin de faciliter leur travail.

Jean Pierre Nereyabagabo, coordinateur du CICR en charge du programme d’assistance économique a souligné dans un communiqué y relative que « ces semences leur permettent de reprendre leurs activités agricoles et, ainsi, de nourrir leurs familles et de regagner une certaine autonomie ».

Que ce soit à travers des interventions d’urgence ou de soutien aux communautés à pourvoir durablement à leurs besoins essentiels, « le CICR continue à venir en aide aux populations affectées par le conflit armé en République centrafricaine », note le communiqué.

En avril 2017, le PAM avait noté que 48% de ménages en Centrafrique sont menacés par l’insécurité alimentaire, soit environ 2,125 millions de personnes, près de la moitié de sa population.

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LE DSIC ORGANISE LA SOUTENANCE DE LA 5EME PROMOTION DES ETUDIANTS JOURNALISTES

Ouverture ce 10 juillet 2017 à l’Université de Bangui des séances de soutenance de la 5ème promotion des étudiants du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC). Le chef dudit département lance un appel d’aide pour l’amélioration de la qualité de la formation technique de ses étudiants.

Cette soutenance est la 5ème promotion depuis la création du DSIC en 2008. Sur vingt étudiants inscrits en 3ème année, seulement neuf sont soumis à cet exercice de cette session de juillet 2017.

Jean Claude Redjemé, chef de DSIC donne des explications sur l’effectif des étudiants soumis à cet exercice.  « Normalement, les étudiants doivent valider toutes les matières avant de soutenir. Or depuis toujours, nous avons donné l’occasion à tout le monde mais malheureusement après avoir soutenu, ces étudiants ne reviennent pas composer. Donc, pour éviter ces désagréments, nous avons décidé de faire soutenir ceux qui ont validé toutes leurs matières », a-t-il justifié.

Le chef du département déplore le niveau des élèves journalistes qui dégringole chaque année faute de la pratique professionnelle. « Nos premiers étudiants ont eu beaucoup d’atouts grâce au projet de Panos Paris et l’Unesco, qui leur permettaient de faire un journal école et des émissions. Depuis 2014, la qualité technique a régressé. Nous demandons aux bonnes volontés de nous appuyer pour une bonne formation », a-t-il lancé.

Neuf étudiants sont en lice pour cette soutenance du Rapport de Stade, qui a débuté ce matin avec Suzan Cédrick Daworo, étudiant journaliste qui a effectué son stage au Réseau des Journalistes pour les droits de l’Homme (RJDH).

« L’audience et les publics du site du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme » est le thème de son rapport de stage effectué sur trois mois au RJDH. «  J’ai eu 17/20 et je suis soulagé,  vu toutes les années universitaires et les tracasseries que nous avons subies. Je remercie le corps professorat de l’Université de Bangui et tout le personnel du RJDH et surtout les membres de mon jury qui ont apporté des critiques constructives à mon rapport de stage », s’est-t-il exprimé.

Parfait Teddy Komesse, a aussi soutenu sur le RJDH. «Rôle et Importance du webmaster dans la presse en ligne, cas du RJDH, c’est mon thème. J’ai eu 17/20 et je me réjouis de cette note. Mais ce n’est pas la note qui va travailler. Je vais me battre pour approfondir ma connaissance dans le domaine du webmaster », a-t-il promis.

Depuis la sortie de la 1ère promotion des étudiants du DSIC jusqu’à la dernière promotion,  bon nombre de ces journalistes sont recrutés par le secteur privé et les organisations internationales au détriment de l’Etat centrafricain qui n’a pas encore intégré un seul dans la fonction publique.  Ceux qui sont dans les médias publics demeurent des stagiaires.

Le Département des Sciences de l’Information et de la Communication est créé en 2008, suite aux recommandations des Etats généraux des médias en 2007.

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HUMAN RIGHTS WATCH RECOMMANDE PLUS D’ATTENTION SUR LA COUR PENALE SPECIALE

L’ONG internationale Human Rights Watch a dans son rapport de Juillet 2017, formulé des recommandations pour renforcer le soutien particulier à la Cour Pénale Spéciale dont certains de ses membres viennent de prêter serment à Bangui. Le rapport intitulé, « meurtres impunis, crimes de guerres, crimes contre l’humanité et la Cour Pénale Spéciale » a documenté les crimes entre fin 2014 et Avril 2017, rapport dont RJDH a eu copie.

Le rapport Human Rights Watch documentant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis entre fin 2014 et avril 2017, intervient dans un contexte où plusieurs personnalités politiques et responsables des groupes politico-militaires rejettent l’idée de la mise en place rapide de cette juridiction hybride, la Cour Pénale Spéciale pour juger les présumés auteurs des crimes.

Human Rights Watch recommande une attention particulière de la part de gouvernement centrafricaine, des partenaires et bien d’autres afin de soutenir la Cour Pénale Spéciale, « il faut renforcer l’attention et le soutien apportés à la Cour pénale spéciale (CPS) récemment créée, qui offre une chance unique pour que les responsables de ces crimes graves soient tenus de rendre des comptes. Toutefois, pour être efficace, la CPS exige un engagement soutenu de la part du gouvernement du président Faustin-Archange Touadera, ainsi qu’un soutien pratique, politique et financier de la part des Nations Unies, aussi des gouvernements individuels, notamment pour la protection des témoins et la sécurité du personnel judiciaire», peut-on lire dans ce document de HRW.

Dans ce rapport publié le 05 juillet dernier, Human Rights Watch a demandé au Parlement d’accepter de lever l’immunité de tout membre impliqué dans les exactions.

Au moins 566 civils au cours d’attaques entre novembre 2014 et avril 2017, ainsi que la mort de 144 personnes dans la brousse  ont été documentés dans ce rapport. Pendant ce temps, des groupes armés ont détruit au moins 4. 207 maisons.

 

*****RJDH******

 

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