DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 13.03.2017

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LES DEPLACES DU SITE DE BENZ-VI FACE AU DEFI D’ACCES A L’EAU POTABLE

Plus de deux mille personnes vivant sur le site des déplacés de Benz-vi sont face au défi d’approvisionnement en eau potable. L’ONG Oxfam met à leur disposition de l’eau potable mais la gestion reste un défi majeur pour les déplacés qui appellent à l’entretien. Un constat du RJDH qui s’est rendu sur ce site à Bangui.

Le besoin en eau est primordial pour les déplacés vivant encore sur le site de Benz-vi dans le 5e arrondissement de la ville Bangui, après l’opération « Noël à la Maison » lancée par le gouvernement en décembre 2016. Sur ce site vivent les déplacés qui ont fui les hostilités du 05 décembre 2013. A ceux-là, s’ajoutent les déplacés de Kaga-Bandoro qui ont regagné Bangui après les affrontements des groupes armés et l’attaque du site des déplacés en octobre 2016.

Il est 10 heures sur le site de Benz-vi, l’ambiance est calme, les femmes déplacées exposent les produits de leurs activités génératrices de revenu. D’autres sont sur les points d’eau. L’eau revêt toute son importance, « nous vivons sur le site depuis notre arrivée de Kaga-Bandoro. On s’approvisionne en eau grâce à ce point d’eau que Oxfam a mis pour soulager les déplacés. Mais nous demandons à cette ONG de veiller sur ces Bladders afin de garantir de façon pérenne la qualité d’eau. Sans cette eau, c’est la misère ici », a insisté Hélène une déplacée du site.

Devant ce point d’eau mis à disposition par Oxfam, c’est la loi de la queue pour se servir. Interrogée, Julienne Yamotcho, une déplacée salue l’action de cette ONG.  « Heureusement qu’on ne sort pas loin pour chercher de l’eau potable, mais faisons la queue quand même pour avoir de l’eau. Oxfam nous a soulagé», a-t-elle indiqué.

Blandine Kodonon a une autre lecture du problème, la gestion des Bladders. « C’est Oxfam qui nous approvisionne  en eau. A l’époque, on entretenait bien les bladders,  mais depuis trois mois,  ces bladders ne sont pas bien entretenus et on s’inquiète des maladies en cas de contamination de l’eau », a-t-elle souligné.

Plusieurs autres déplacés lancent un appel à Oxfam et bien d’autres acteurs humanitaires, à faciliter l’accès à l’eau aux déplacés et retournés. « Nous sommes vulnérables et si nous manquons de l’eau, ça sera une double vulnérabilité. Oxfam et les autres humanitaires doivent tout faire pour que l’eau ne manque pas les déplacés et les retournés», a lancé Florence une déplacée.

Un  assistant Wash sur le site a rassuré les déplacés en ce qui concerne les garanties d’eau potable sur le site de Benz-vi. «  L’eau que nous distribuons aux déplacés provient de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) et c’est bien traitée. Il n’y a rien à craindre en ce qui concerne les risques », a-t-il rassuré.

Au moins 2.128 déplacés vivent depuis quatre  (4) ans sur le site des déplacés de Benz-Vi et utilisent de l’eau de la Sodeca grâce à Oxfam. Leur appel à la mise en place d’un service d’entretien intervient quelques mois après la fin de choléra dans le pays.

Avec la Sodeca et l’appui du Fonds Bekou, Oxfam avait construit et réhabilité plusieurs infrastructures des installations d’eau potable, des infrastructures sanitaires et les points d’eau à l’école Yakité, le lycée de Miskine, le marché de Miskine et le centre de santé de Malimaka.

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IDYLLE MAMBA LAUREATE DU PRIX CANAL D’OR, BEAU CADEAU DE 08 MARS A LA CENTRAFRIQUE

La chanteuse Centrafricaine Idylle Mamba a été nominée dimanche 04 mars Meilleure Artiste de l’Afrique Centrale à la 11e Edition de Canal d’Or  Yaoundé. La chanteuse a dédié son trophée à son pays et occasion pour elle de sensibiliser sur la paix.

Au Palais des Congrès de Yaoundé, en présence de la Première Dame du Cameroun Chantal Biya et du Ministre de la Communication, représentant le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, la chanteuse centrafricaine, Idylle Mamba a décroché le prix de Meilleur Artiste de l’Afrique Centrale au « Canal d’Or Act 11 ». Prix qui récompensent les meilleurs acteurs culturels du Cameroun et de l’Afrique Centrale.

Invitée à la tribune du Palais à recevoir son trophée, Idylle Mamba a été priée de prononcer un mot. L’artiste, pèlerin de la paix et meurtrie par les événements en Centrafrique, a d’abord dédié son trophée à son pays « qui traverse un moment très difficile». La nominée a aussi encouragé les camerounais à tirer les leçons du drame centrafricain. Elle a attiré l’attention des camerounais « de faire attention pour que ce qui se passe chez moi n’arrive pas ici, parce que ce n’est pas une bonne chose ».   

Sur les réseaux sociaux, nombreux étaient ses fans et compatriotes à la congratuler pour son prix qui honore le Centrafrique. Bienvenu Michel Chrysos Moussa Sanze a salué sa compatriote Idylle Mamba : « merci pour tes combats et tes engagements pour la paix en Centrafrique. Que Dieu te protège de tout mal et te bénisse… ».

Brice Ekomo Soignet, communicateur et initiateur du réseau professionnel en ligne dénommé ‘’illao’’, dénonce le fait que la nominée n’a bénéficié  d’« aucun soutien au niveau national pour l’aider à optimiser la visibilité de son travail, sinon elle aurait pu être l’artiste africaine du moment ». Dans son coup de grande gueule, Brice Ekomo Soignet a interpellé les entreprises et le gouvernement à soutenir les artistes centrafricains.

Idylle Mamba, de son vrai nom Lydie Natacha Mamba Danga  est auteure, compositrice et interprète. En 2004 et 2005, elle a produit avec Lokua Kanza et Tiken Jah Fakoly à l’Alliance Française de Bangui. « Sango & vous » est son premier single en 2013. Activiste de la paix, elle a fait un duo avec le célèbre musicien sénégalais Youssou N’Dour.

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DES ELEVEURS PEULHS VERSERAIENT DE L’ARGENT CONTRE LES ZONES DE PATURAGES A SIBUT

Des éleveurs peulhs de retour à Sibut au centre du pays auraient versé de l’argent aux autorités de cette localité en contrepartie de zone de pâturages. Cette situation a été au cœur d’une réunion sécuritaire ce jeudi 09 mars avec les habitants dans la ville.

Plusieurs éleveurs peulhs ayant fui la localité par peur de représailles retournent progressivement à Sibut et à Damara au centre du pays après la crise. Ce retour se fait dans un contexte de transhumance parfois caractérisée par un conflit entre agriculteurs et éleveurs.

Des sources indépendantes ont rapporté au RJDH que les peulhs auraient versé une somme de 1.500.000 Fcfa et 03 bœufs au préfet de la Kémo pour disposer des zones de pâturages. « Certains habitants de la localité ont confirmé l’information mais les éleveurs peulhs refusent d’en parler par peur de leur vie », rapporte un leader communautaire.

Ce problème est l’échec de la réconciliation, selon la population qui accuse la section affaire civile de la Minusca. « La réconciliation doit être minutieusement préparée, mais la section affaire civile de la Minusca est entrain de forcer la cohésion sociale avec le retour des peuhls. Or, le DDRR est l’un des facteurs du retour de la paix et de la cohésion sociale », a critiqué un chef du quartier présent à la réunion.

Le préfet de la Kémo ne s’est pas encore prononcé sur les accusations portées contre lui. Cette affaire intervient un mois après l’accusation supposée de détournement des émoluments des chefs de village par les députés de cette préfecture.

La Minusca dans la localité a rejeté l’idée émise par la population pour le forcing du retour des peuls.

C’est depuis les évènements de 2013 que les éleveurs peuls ont quitté Sibut. Ce retour progressif est favorisé par le retour de la sécurité dans cette zone.

 

***** RJDH *****

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