DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Lundi 10.07.2017 : 09H38

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 LA DG DE LA TELEVISION NATIONALE JUSTIFIE SA DEMISSION PAR LES TENSIONS ENTRE TOUADERA ET MECKASSOUA

La Directrice Générale de la télévision nationale, Mme Lydie Nzengou Koumat-Guéret a expliqué avoir démissionné de son poste suite aux pressions multiformes liées au bras de fer entre le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée Nationale. Elle l’a fait savoir publiquement le 05 juillet dernier lors de passation de service avec l’intérimaire désigné par les autorités.

Depuis qu’elle a remis sa démission au ministre de la Communication, Mme Lydie Nzengou Koumat-Guéret s’est gardée de présenter les raisons de sa décision. La Directrice Générale de la télévision nationale a choisi de justifier son acte lors de la passation de service avec le Directeur de l’Information Guy Dingoté Kossani, désigné pour assurer l’intérim.

Celle qu’on appelle désormais ancienne Directrice Générale, justifie sa démission par les tensions relationnelles entre Touadera et Méckassoua, « trop, c’est trop. J’ai du subir et supporter trop de pressions par rapport à l’affaire Touadéra-Mekassoua. Les gens racontent tout et imaginent tout. Je ne peux pas supporter de travailler dans ces conditions. Méckassoua est président de l’Assemblée Nationale et Touadera président de la République mais pourquoi il fait tout cela ? », a-t-elle lâché.

Une interview accordée aux confrères de Ndéké Luka au courant de la semaine serait l’eau qui a débordé le vase. Dans cet entretien, l’ancienne Directrice Générale a déploré la lenteur dans la réhabilitation du bâtiment de la Télévision. Elle a, par la même occasion indiqué vouloir ramener ses agents dans l’ancien bâtiment parce rien n’a commencé. Ses propos ont été considérés comme une offensive, selon des sources proches du département de la Communication.

De sources proches de la télévision nationale, Mme Lydie Nzéngou Koumat-Guéret était combattue de tout coté par les autorités qui considèrent qu’elle est trop proche de Méckassoua, l’actuel président de l’Assemblée Nationale. « Plusieurs fois, elle a été convoquée, harcelée, voire accusée de connivence avec le président de l’Assemblée Nationale. La situation était intenable lorsque la tension était vive entre l’Exécutif et le Législatif », explique sous anonymat un journaliste de la Télévision. Un autre agent de la chaine nationale parle d’un acte courageux, « aucun DG n’a démissionné jusque là parce que le pouvoir lui torpille le travail. Elle a pris une décision courageuse et je pense qu’elle restera dans nos esprits ici ».

Avant d’être nommée Directrice Générale  de la Télévision nationale, Mme Lydie Nzéngou Koumat-Guéret était conseillère en communication du président de l’Assemblée Nationale. C’est à ce titre qu’elle est considérée comme une fidèle de Méckassoua.

Mme Lydie Nzéngou Koumat-Guéret en quelques mois a marqué les journalistes de la Télévision nationale par des reformes qu’elle aurait menées. « Elle est courageuse et défend ses agents devant les autorités », a expliqué un pigiste. Un cadre la qualifie de dame de fer, « c’est une femme responsable et dynamique. Elle a beaucoup fait parfois avec ses propres moyens. C’est pour moi une véritable dame de fer ».

Ancienne conseillère de Méckassoua, Mme Lydie Nzéngou Koumat-Guéret a été nommée Directrice Générale de la Télévision en décembre 2016.  Son poste à l’Assemblée Nationale est depuis resté vacant. Elle pourrait  bientôt le retrouver.

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FRANCE : LE 21E RIMA DEPECHE EN CENTRAFRIQUE, POUR QUELLE MISSION ?

Dans une République Centrafrique en proie à un regain de violence et de combats entre les groupes armés, le gouvernement français a décidé d’y envoyer le 21 Régiment d’infanterie de Marine (RIMa). Quel sera la mission dévolue à cette unité d’élite de l’Armée Française spécialisée dans les missions extérieures?

 « La 5e compagnie de combat –du 21e Régiment d’infanterie de marine (RIMa), créée il y a un an, envoie deux sections, à partir d’aujourd’hui (05.07), en République Centrafricaine (RCA) pour une durée de quatre mois », a rapporté nos confrères du http://www.varmatin.com. Une arrivée qui coïncide avec le regain de violences dans l’arrière-pays et à un moment où la Minusca est décriée. 

Cette mission, vient en appui à la Minusca, la force onusienne de 10.000 hommes et la mission européenne de recyclage des Forces Armées Centrafricaines, frappées par l’embargo qui court jusqu’en janvier 2018. 

L’annonce du énième déploiement du 21e Rima dans ce pays meurtri par des conflits armés est diversement interprété par les centrafricains. Mais beaucoup estiment que ces marsouins viendront appuyer la Minusca comme au temps de Sangaris.

Si le journal se réserve le droit d’appliquer la communication militaire en titrant que « le 21e RIMa part en mission d’envergure en Centrafrique » : Le mot « envergure » définit largement la responsabilité assignée aux deux sections de la Rima. C’est dire que leurs actions consisteraient à nettoyer les poches des mouvements armés qui perturbent la quiétude de la population civile en toile de fonds le pillage des ressources naturelles.  

Les soldats du 21e RIMa intervient sur tous les théâtres d’opération. Ils étaient en première ligne en 2013 dans l’opération Serval au Mali et en  Afghanistan en 2001, en Côte d’Ivoire en 2002 et au Kosovo en 1999. Les centrafricains gardent en mémoire le déploiement du 21 Rima en 1996 pendant les mutineries. 

Mais ces marsouins inspirent-ils encore confiance ? 

Déployée en RCA en décembre 2013, l’opération Sangaris avait pour mission de «  stabiliser un pays au bord du génocide », mais son bilan est mitigé à son retrait en septembre 2016. Les différents groupes armés se sont repliés dans l’arrière-pays centrafricain avec armes et bagages.  

Aussi, il y a moins d’une semaine, le Président tchadien Idriss Deby a accusé la France de soutenir la milice Anti-Balaka en moyens militaires. Par ailleurs, la France annonçait en grande pompe le déploiement de drones SDTI en Centrafrique et sont installés à Bambari pour une mission de renseignement. Malheureusement qu’en dépit de ces objets volants, la population continue d’être la cible des groupes armés. 

Depuis l’Opération Barracuda en 1979, les centrafricains partagent une longue histoire avec les opérations militaires françaises. Qu’est se qui différenciera celle-ci des précédentes missions ?

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LES ANTI-BALAKA RETROCEDENT UNE PARTIE DES ARMES RECUPEREES AUX MAINS DES FORCES DE L’ORDRE A BOZOUM

Certaines armes récupérées aux mains des forces de l’ordre à Bozoum le mardi dernier, leur ont été restituées par les Anti-Balaka. L’information est confirmée ce jour par plusieurs sources concordantes.

Selon les informations du RJDH, les Anti-Balaka ont restituée une arme et quelques effets militaires. Il s’agit de sources bien informées, de l’arme du commandant de compagnie de la gendarmerie de la ville. Un fonctionnaire joint dans la ville a confié que l’arme a été restituée suite à la pression exercée par le député de Bozoum qui se trouve à Bangui, information non encore confirmée par le concerné.

Le mardi dernier, les Anti-Balaka de Bozoum se fondant sur des rumeurs relatives à une attaque des ex-Séléka, avaient décidé de prendre les armes des forces de l’ordre afin de défendre la ville. A l’issue de cet agissement, les agents de l’Etat ont observé une journée de grève. D’autres formes de pression, selon nos informations ont été exercées sur les auteurs de cet acte.

Quarante huit heures après, les Anti-Balaka ont restitué une arme tout en promettant de rétrocéder le reste.  Le Secrétaire Général de la préfecture de l’Ouham Pende, Pascal Ouiabona, se dit «  partiellement satisfait  car toutes les armes ne sont pas encore restituées ».

Aux dernières nouvelles, les gendarmes affectés dans la ville, continuent d’évacuer leurs familles à Bangui. Et l’administration continue de fonctionner au ralenti.

 

***** RJDH *******

 

 

 

 

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