DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 06.07.2017 : 09H58

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 ENVIRON 6 MILLIARDS INJECTES POUR LE RELEVEMENT ECONOMIQUE PAR LE FONDS BEKOU

Plusieurs ONG s’organisent en vue d’absorber l’enveloppe  de relèvement économique financée par le fond Bekou. Une initiative lancée par l’Organisation économique et social ODESCA ce 27 juin à Bangui.

Pour accompagner l’effort de sortie de crise, l’Union Européenne et les Institutions financières internationales ont lancé en 2014 le fond Bekou. Ce fond dispose d’une enveloppe chiffré de 6 milliards de CFA pouvant financer le relèvement à travers les ONG. C’est dans ce contexte que l’ODESCA a organisé une session pour renforcer leurs capacités à faire face à ce défi du relèvement, sept mois après la table ronde de Bruxelles.

Les leaders des ONG sont satisfaits de la démarche.« C’est un succès dans la mesure où nous disposons aujourd’hui un compte bancaire pour 200 ONG/nationales. Beaucoup pointent du doigt les insuffisances des ONG, mais à travers cette rencontre, nous avons montré de quoi nous sommes capables à relever ce challenge », a indiqué Salem Déwoko, président de l’ODESCA.

Selon le constat du RJDH, plusieurs ONG nationale déplorent l’absence de leur implication dans le processus de relèvement. « Cette rencontre est une réponse à la fois pour les stratégies à adopter et les perspectives à dégager pour atteindre les objectifs », a indiqué un participant à cette session.

Le renforcement des capacités visent à combler les insuffisances et répondre aux exigences des bailleurs. Plusieurs ONG ont souscrit pour le relèvement à travers le fond Békou.              

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TAUX ELEVE DE DEPERDITION SCOLAIRE DANS LA VILLE DE BABOUA

 

Le taux de déperdition scolaire a augmenté dans la ville de Baboua. Ce taux de déperdition, lié aux mariages forcés et aux grossesses précoces, est beaucoup constaté chez les filles du premier cycle, selon les responsables des écoles.

Sur 185 filles inscrites au premier cycle cette année 2016-2017 à Baboua, 35 sont allées jusqu’à la fin de l’année scolaire. Une situation qui préoccupe le corps enseignant ainsi que certaines organisations non gouvernementales présentes dans la localité.

Selon les enseignants interrogés, cette augmentation du taux de déperdition scolaire chez les jeunes filles de 14 à 16 ans est liée aux mariages forcés ou précoces, ainsi qu’aux grossesses précoces constatés dans la localité.

Pour cette année académique qui s’achève, le taux de déperdition scolaire est beaucoup plus constaté au niveau du premier cycle qu’au second cycle. 19 cas d’abandon scolaire liés aux grossesses ont été enregistrés au premier trimestre. Ceci malgré le fait que le chef d’établissement a encouragé les filles enceintes à rester à l’école.

Adèle Belli, chef de secteur du Ministère des affaires sociales a souligné que « des efforts ont été fournis afin de sensibiliser les filles et les parents d’élèves sur la déperdition scolaire mais il n’y a pas eu de changements ».

Cherchant des solutions à cette situation, les enseignants suggèrent la répression des parents d’élèves autorisant les mariages forcés entrainant la déperdition scolaire chez les filles.

Selon les données les plus récentes publiées par l’UNICEF, 60% des femmes sont mariées avant l’âge de 18 ans, 24% avant 15 ans.

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LA JPN VOLE AU SECOURS DES JEUNES ADOLESCENTS DANS LA LUTTE CONTRE LA VULNERABILITE

 

21 jeunes désœuvrés venus de Kaga-Bandoro, Dékoa, Bambari et Sibut ont reçu hier lundi des kits d’insertion et des certificats de fin de formation, après une formation de trois mois sur la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes centrafricains.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes. Les kits sont composés des outils de la mécanique moto, de la maçonnerie, de la couture, de la menuiserie et du domaine agro-pastorale.

Ces kits aideront les jeunes à se relancer dans la vie comme le précise Cyriaque Souké, Haut-commissaire à la présidence, chargé de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), « ces kits leur permettront de se faire créer des emplois. Je leur conseille de ne pas prendre les armes mais plutôt de se faire créer des petites entreprises à base de ces kits qui leur permettrons de se prendre en charge et contribuer autrement au développement, car la porte de la fonction publique est restreinte ».

Ce projet d’appui à la réduction de la vulnérabilité des jeunes est un projet du gouvernement centrafricain financé par UNFPA et UNICEF dans dix localités. Cette formation est la deuxième organisée au centre de formation de Sibut qui regroupe cinq sous-préfectures à savoir : Bambari, Dekoa, Kaga-Bandoro, Djoukou et Sibut.

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LA BANQUE MONDIALE ET LE FMI AU CHEVET DE LA CENTRAFRIQUE POUR EPONGER LES ARRIERES DES REGIMES KOLINGBA, PATASSE ET DJOTODIA

 

Dans la dynamique d’alléger les charges de l’état centrafricain, le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque Mondiale se proposent d’éponger les arriérés des régimes Kolingba, Patassé et Djotodia.

« Au niveau du Ministère des finances, nous sommes en train de faire  un travail global sur la situation des arriérés de salaires des fonctionnaires et des arriérés des fournisseurs. Avec tout ce qui s’est passé dans le pays, les partenaires qui sont : le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale veulent aider la Centrafrique. Le Ministre des finances nous a instruits de traiter tous les arriérés depuis le régime de Kolingba, Patassé et Djotodia, donc les arriérés de 1992  à 1993 , 2001, 2002, 2003 ,novembre et Décembre 2013 », a indiqué Madame Pazouakou Pascaline, Directrice de la dette et de la participation au Ministère des Finances et du  Budget.

En traitant ses arriérés, il est constaté qu’un fonctionnaire peut avoir deux matricules ou un matricule est affecté à deux fonctionnaires. « Voilà la difficulté rencontrée, nous avons donc établi la liste de ces fonctionnaires, ils sont au nombre de 2.096. Nous les avons convoqués pour des explications par rapport à leur situation, nous cherchons les vrais matricules sur base desquels nous allons pouvoir travailler », a ajouté Madame Pazouakou Pascaline.

Concernant le coût global de l’opération, Madame Pazouakou Pascaline a promis de mettre les données à la disposition du public à la fin de l’exercice de vérification.  

 

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L’UNICEF DRESSE UN TABLEAU SOMBRE DE L’EDUCATION DES ENFANTS DANS LE PAYS

 

La situation de l’éducation en République Centrafricaine rapportée par l’UNICEF en juin 2017 est d’autant préoccupante qu’elle interpelle plus d’une personne. Le faible ratio élève-enseignant, la destruction des infrastructures et la forte proportion des Maîtres-parents dans les écoles publiques inquiètent l’agence onusienne qui projette des actions palliatives.

Selon le rapport dont le RJDH dispose d’une copie, la proportion des maitres parents est grandissante dans le pays, ce qui mettrait à mal l’efficacité de la formation. « En 2015-2016, il y avait en moyenne un enseignant pour 83 élèves. Plus de la moitié du corps enseignant est composé de ‘’maîtres-parents’’ financés par les communautés et sans qualification et dans certaines régions, la proportion des maîtres parents atteints 90% » s’alarme Unicef.

Les cours sont dispensés sous les hangars et paillotes et seulement un tiers des écoles primaires répond au standard requis  « il y a 2.323 écoles primaires publiques dans le pays. Un tiers d’entre elles ne sont construites en dur (ce sont des paillotes ou des hangars). On estime qu’un enfant d’âge scolaire quatre ne va pas à l’école » indique ce rapport qui ajoute que 38% des écoles ont été victimes des attaques, pillages ou de destruction. Elles sont endommagées.

L’Unicef premier partenaire de mis en œuvre propose des pistes de reconstruction, « pour la reconstruction du système scolaire au travers des programmes financés par l’Union Européenne 21 millions d’Euro sur trois ans, le partenariat mondial pour l’éducation 15,5 millions de dollars sur trois ans. Ces deux programmes selon l’Unicef permettent la réhabilitation de certaines écoles, les équiper et la construction. La formation des enseignants ainsi que le renforcement de capacité du Ministère en charge de l’Education nationale »  précise le document.

L’éducation des enfants est un droit reconnu par la loi fondamentale et plusieurs conventions ratifiées par la RCA sauf que son respect continue de poser problème dans le pays. la situation de l’éducation s’est fortement dégradée ces quatre dernières années à cause des violences qu’a connues la RCA.

 

********RJDH*********

 

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