DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Lundi 14 Novembre 2016 : 09h56

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 DES DEPUTES CENTRAFRICAINS ECHANGENT AVEC L’INSTITUT REPUBLICAIN INTERNATIONAL SUR LA METHODOLOGIE DE LA RESTITUTION

Dans la salle de la commission défense de l’Assemblée Nationale 23 députés centrafricains ont bénéficié d’un renforcement de capacité organisé par l’ONG américaine Institut Républicain International (IRI).

La question de la  restitution parlementaire  se fait de plus en plus pressante alors que dans le contexte d’insécurité et de carence budgétaire peut empêcher les députés de faire la restitution de leurs activités  parlementaires dans leur circonscription. Cet atelier sur la méthodologie est une réponse sur la stratégie simple d’aller à la rencontre des électeurs et de leur faire le compte rendu des activités menées lors des sessions. Une initiative de l’Institution Républicain International en commun accord avec le parlement.

Thierry Georges Vackat président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale plaide pour que l’Institut Républicain International appuie les députés à faire plus de restitutions dans leur circonscription, position exprimée lors de cette rencontre organisée par IRI et facilitée par l’expert béninois  Gilles Badet, invité par IRI en Centrafrique.

Thierry Georges Vackat présente les difficultés que les députés rencontrent en ces termes: « on réclame à un député de construire les routes, les écoles, des hôpitaux etc., ce qui relève de l’exécutif, mais nous le faisons. C’est ce que nous sommes en train d’échanger avec IRI parce que non seulement intervient en RCA mais aussi dans d’autres pays par des appuis et nous attendons que nous soyons appuyés » a-t-il souhaité.

Selon l’expert Giles Badet, le député doit faire la restitution la plus simple possible « il faut choisir un endroit public et organiser des manifestations publiques pouvant rassembler beaucoup de monde pour permettre une bonne restitution parlementaire ; le lien avec vos populations est indispensable » a-t-il affirmé. Mais cette approche est d’autant plus redoutée par certains élus qui sont perçus comme une réponse aux besoins sociaux que plutôt le devoir de restitution. Ils ont également fait part de contraintes logistiques et sécuritaires pouvant limiter le lien avec les populations.

L’atelier sur la méthodologie de la restitution parlementaire avec les députés intervient quatre jours après celui organisé par IRI à l’attention des cadres de l’administration de l’Assemblée nationale.

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LE GROUPE PARLEMENTAIRE URCA ACCUSE LE POUVOIR DE CREER UN CLIMAT DELETERE

Le groupe parlementaire du premier parti d’opposition, l’URCA a accusé le gouvernement qui soupçonne leur président, Anicet Georges Dologuelé d’intelligence avec le Chef d’Etat d’un pays voisin dans le but de renverser le régime de Bangui. Position exprimée par André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA ce 11 novembre.

Dans sa mission de contrôle de l’exécutif, le Parlement a interpellé ce 11 novembre, le Ministre de la Sécurité publique et celui de la Justice suite à la ville morte qui a endeuillé des familles et paralysé la capitale centrafricaine le 24 octobre dernier.

Profitant de la présence des deux ministres, le groupe parlementaire de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a dénoncé l’attitude du gouvernement qui l’accuse d’intelligence avec les groupes armés.

En réponse à ces accusations de complicité formulé par le pouvoir, André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA a déclaré que « les ennemis de la Nation sont connus, ils ne se cachent pas et se réunissent au vu et au su du gouvernement. Ils annoncent ce qu’ils vont faire, ils font ce qu’ils ont annoncé. Certains sont en relation avec le Chef de l’Etat qui les reçoit et dit-on qui leur remettra de l’argent » avant de qualifier l’arrestation de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi d’ « inopportune ». Il s’est interrogé « si l’arrestation des leaders de la société civile permettra au gouvernement d’identifier ceux qui ont tiré sur la population ?»

Face aux critiques, le ministre de la Sécurité publique a encouragé le Parlement à l’action efficace « à procéder à des investigations au-delà d’une interpellation, pourquoi  pas la mise en place d’une commission parlementaire » a-t-il suggéré.

La prise de position du groupe parlementaire URCA intervient après l’annonce d’une tentative du coup d’Etat par le Chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation au lendemain de la ville morte du 24 Octobre 2016. Rencontre à l’issue de laquelle Faustin Archange Touadera a sollicité l’union sacrée. C’est la deuxième en l’espace de 7 mois d’exercice.

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