DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES: 07.03.2017

Mardi 07.03.2017 : 10H05

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE GOUVERNEMENT ANNONCE L’ARRIVEE PROCHAINE DU VICE-PRESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE

Le porte-parole du gouvernement et le ministre du plan ont annoncé ce vendredi 03 mars, l’arrivée du vice-président de la Banque mondiale Mactard Diop, ce 10 mars 2017. L’objectif de cette visite est de s’enquérir de la situation de la RCA, afin de confirmer l’octroi des fonds pour le relèvement économique à travers le secteur agricole.

Le 17 novembre 2016, la conférence des bailleurs de fonds s’est tenue à Bruxelles, afin de trouver des voies et moyens pour le relèvement de la Centrafrique fragilisée par la crise. Des donateurs, notamment la Banque Mondiale a tenu des promesses.

Le porte-parole du gouvernement Théodore Jousso, a présenté le mobile de cette mission en ces termes, « nous tenons à vous informer que  cette autorité bancaire vient s’enquérir de la situation de notre pays. Le programme de la Banque Mondiale consiste en priorité à relancer ce qu’on appelle les bassins des productions agricoles et à connecter les villes entre elles ».

D’autres programmes, ajoute-t-il, concernent la réhabilitation des infrastructures routières, « la route de Baoro-Bouar sera bitumée ».

Le ministre du Plan et de la Coopération  Félix Moloua, a profité de cette occasion pour annoncer d’autres visites. « Les administrateurs de la Banque Africaine de Développement (BAD) séjourneront en Centrafrique du 20 au 25 mars, afin de discuter sur l’utilisation des ressources qui ont été annoncées à Bruxelles », précise le ministre.

Du 24 au 25 janvier 2017, la directrice générale du Fonds Monétaire  International  (FMI), Christine Lagarde avait aussi effectué une visite en Centrafrique. Le but de son périple était de discuter avec le gouvernement sur le crédit accordé à l’Etat centrafricain.

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ELECTION DU HAUT CONSEIL DE COMMUNICATION, LES FEMMES PROFESSIONNELLES DU PUBLIC S’INQUIETENT

Les femmes professionnelles de la communication du secteur public s’inquiètent pour la procédure de leur représentation au Haut Conseil de la Communication (HCC). Ceci, suite à loi fixant la désignation de leur représentant  par le Sénat centrafricain qui n’est pas encore  mis en place.

Les femmes communicatrices en général, celles du secteur public en particulier, sont surprises par la loi organique promulguée le 15 février 2017, portant fonctionnement du Haut Conseil de la Communication.  Elles se disent inquiètes pour leur candidature qui devrait être prise en compte par le Senat, dont la procédure en elle-même pour sa mise en place n’est pas encore déclenchée, alors que les candidats au HCC sont déjà en pré-campagne.

Marie Chantal Pani, présidente de l’Association des Femmes Professionnelles de la Communication et l’une des candidates  critique cette loi. « Cette loi a surpris tout le monde au niveau de la communication. Elle dit que la candidate du secteur public doit être désignée par le sénat qui est une institution inexistante», relève-t-elle avant de demander au gouvernement de revoir cette loi, car elle pense que les femmes communicatrices sont capables d’élire leurs paires comme d’habitude.

Marie Chantal Pani a ajouté que cette loi est un frein à l’épanouissement de la femme communicatrice. «  Nous pensons que cette loi est comme un frein créé pour empêcher notre épanouissement alors qu’on parle de la parité et égalité entre l’homme et le femme. C’est bien dommage lorsque les hommes ont habilité à voter leurs paires et nous les communicatrices ne pouvons pas élire démocratiquement notre représentante », regrette-t-elle.

Marie Chantal Pani,  Gina Ganaye, Chantal Moyama Banga, Édith Vakat et Joséphine Gomore sont les femmes communicatrices qui ont manifesté pour les élections du HCC dont les campagnes ont été lancées depuis le mois de Février 2017 à Bangui.

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DES ACTES DE NAISSANCES FOURNIS AUX ENFANTS DE L’OMBELLA MPOKO

L’ONG World Vision International a procédé vendredi 03 Mars à la remise officielle de 1.000 extraits d’actes de naissances aux enfants de Bossembele et de Boali dans la Préfecture de l’Ombella-M’poko. Il s’agit, selon les responsables de cette organisation, d’un appui dont l’objectif est de redonner l’identité aux enfants afin de favoriser leur scolarisation.

Cet appui est le résultat d’un partenariat entre World Vision International et les autorités administratives et judiciaires de la Préfecture de l’Ombella-Mpoko.

La remise de ces extraits d’actes de naissance, selon Moussa Sangara, Directeur de la Réponse pays de World Vision International en RCA, est le fruit d’un travail fait en amont par les services d’Etat civil de ces localités. Ce travail d’après la même source a été validé par le Tribunal de Grande Instance de Bossémbélé avant l’établissement des jugements supplétifs. C’est à la base des jugements supplétifs que les mairies ont délivré les actes de naissances.

Les autorités administratives et locales de Bossémbélé et de Boali se sont réjouies de cette initiative qui permet de combler le vide en la matière.

Le projet exécuté par World Vision International concerne les enfants dont l’âge varie entre 6 et 12 ans.

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LE PRESIDENT TOUADERA PROCEDE A L’INSTALLATION DES MEMBRES DE 03  INSTITUTIONS JUDICIAIRES DU PAYS

Les magistrats nommés à la Cour de Cassation, à la Cour des Comptes et au Conseil d’Etat, ont été installés vendredi 03 mars dernier. La cérémonie a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Le président de la République est tenu, selon les dispositions de l’article 155 de la Constitution, de mettre en place durant la première année,  toutes les institutions de la République. Cette première installation intervient é trois semaines de la date butoir du 30 mars 2017.

C’est ainsi qu’une trentaine de magistrats ont été installés dans leurs nouvelles fonctions par le chef de l’Etat. Ceux de la Cour de Cassation et de la Cour des Comptes ont prêté serment devant le président de la République. Ces trois institutions judiciaires sont rendues opérationnelles trois semaines avant la fin du délai que la loi fondamentale donne au chef de l’Etat de mettre en place les institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016.

Dans son réquisitoire, le Procureur Général près la Cour des Comptes, Nestor Sylvain Sanzé a appelé le gouvernement à aider la Cour des Comptes qui est sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion de la transition, afin de bien aboutir les enquêtes.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera a exhorté les magistrats « d’être des serviteurs de loi et non au dessus de la loi ». Le Chef de l’Etat a appelé le corps judiciaire à  l’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions.

Les magistrats installés ont été nommés par décret du chef de l’Etat le 13 janvier 2017.

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LANCEMENT DES TRAVAUX DE REHABILITATION DU CANAL SAIDOU-LAKOUANGA A BANGUI

Les travaux  de réhabilitation du canal Saïdou-Lakouanga jusqu’au fleuve Oubangui situé dans le 2ème arrondissement de la ville de Bangui viennent d’être lancés ce 1er mars. Ceci vise à faciliter l’évacuation rapide des eaux vers l’Oubangui et l’assainissement.

Dans le cadre du projet de  l’urbanisation de la ville de Bangui ainsi que les travaux de construction et réhabilitation de certaines infrastructures, l’Office National des Matériels (ONM), a lancé ces travaux après avoir réalisée certains projets dans certains arrondissements de Bangui.

Sur financement de l’Union Européenne à hauteur de 1.797.977.609 Fcfa, les travaux de construction du collecteur Aviation qui seront réalisés par l’Office national du matériel, partent de l’aval du pont Dekongo sur l’avenue Barthélémy Boganda jusqu’à l’exécutoire du collecteur vers le fleuve Oubangui. La voie longeant le collecteur côté droit ainsi que la voie de service derrière l’école Saint Charles seront aussi réhabilités tout en incluant les fossés longitudinaux.

Selon les réalisateurs de ces travaux, ils ont une importance « particulière dans le cadre du désenclavement et assainissement de la ville de Bangui, favorisera aussi le drainage des eaux vers le fleuve Oubangui. Elle a aussi un impact économique et social par la libre circulation des personnes et des biens en provenance de l’arrière-pays ».

Ces travaux se feront sous le contrôle du bureau d’études, Le Crayon à hauteur de 106.020.000 Fcfa pour une durée de 11 mois.

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PLUSIEURS CONVOIS DE L’UPC SIGNALES DANS LA SOUS PREFECTURE DE KOUANGO

L’UPC de Ali Daras a renforcé ses dispositifs à  Kouango et ses environs. L’information est confiée au RJDH par plusieurs sources indépendantes qui affirment craindre le pire.

Selon les informations du RJDH, plusieurs convois de l’UPC sont entrés dans la ville de Kouango, localité située à 140 km de Bambari. « Il y a deux véhicules BG75 bien armés et une cinquantaine de motos qui sont arrivés à Kouango. Les combattants de l’UPC sont encore plus nombreux », a confié une commerçante qui est arrivée de Kouango, il y a deux jours.

La présence des combattants de l’UPC est aussi signalée à Bianga, une des communes de Kouango. « Nous avons des informations qui attestent que les éléments de l’UPC ont envahi la petite commune de Bianga », a fait savoir un humanitaire présent à Bambari. La même source suppose que Ali Daras fasse partie de ces convois. « Il y a eu des exactions signalées dans les villages traversés par les convois de l’UPC. On nous fait savoir que le leader du mouvement est lui-même dans le secteur, information que nous prenons au sérieux », confie-t-elle sous l’anonymat.

Sylvain Marandji, député de Kouango 2 a dénoncé la présence de plus en plus massive des combattants de l’UPC dans sa circonscription. Pour cet élu, ce mouvement armé est en train de déplacer le foyer de tension dans cette partie du pays.

La ville de Kouango est sous contrôle de l’ex-Séléka depuis février 2013. L’UPC a réussi à chasser de cette ville les combattants des autres tendances de l’ex-Séléka. Les combattants de Ali Daras contrôlent essentiellement dans cette localité le commerce des bœufs et celui du café.

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LE GOUVERNEMENT SUR LE POINT DE RETIRER L’AGREMENT A L’ONG HANDICAP INTERNATIONAL

Le gouvernement centrafricain menace de retirer l’agrément à l’ONG Handicap International. L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources proches du ministère du Plan et de la coopération internationale

La volonté du ministère du Plan de retirer l’agrément à cette ONG internationale fait suite à des accusations. « Cette ONG est accusée de commerce illicite et illégal, de concurrence déloyale et de fraude fiscale. C’est tout ce que je peux vous dire en ce moment sur ce dossier », a confié un cadre du département du Plan contacté par le RJDH.

De sources proches du dossier, ces accusations ont fait l’objet d’une enquête du ministère qui aurait découvert que l’ONG serait impliquée dans plusieurs affaires douteuses. Le dossier, selon Jean Louis Pounouguinza, responsable des ONG au sein du ministère du Plan, est sur la table du ministre à qui, il revient la décision du retrait de l’agrément à l’ONG Handicap International.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les responsables de l’ONG mise en cause dans cette affaire. Si l’agrément est retiré, il sera difficile à cette ONG de continuer ses activités en terre centrafricaine. Selon les informations du RJDH, trois ONG nationales sont aussi sous le coup de la même sanction.

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UN PROGRAMME CONJOINT POUR 05 ANS EN FAVEUR DES JEUNES

Le projet « Masseka Siriri na Kekereke ti kodro » initié par l’UNFPA a annoncé son intention de poursuivre sa mission pour une période de cinq ans. L’annonce a été faite par Flore Florence Fally, spécialiste nationale du projet conjoint d’appui à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et femmes, ce 02 mars à Bangui.

La population centrafricaine est composée de 60% des jeunes, lesquels jeunes sont considérés comme partie prenante et solution au conflit. C’est dans ce contexte que le gouvernement et le Fond des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) ont mis sur pied un programme jeune au projet conjoint d’appuis à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes. Cette projection vise à faire une extension pour cinq ans

Antoinette Redebale, représentante des femmes du 4ème arrondissement se félicite de l’esprit citoyen des échanges. « Cet entretien de plaidoyer à l’endroit des autorités locales permet aux leaders de discuter avec la jeunesse qui aujourd’hui doit adopter un comportement civique en réalisant des activités théâtrales, culturelles ; les leaders doivent prendre leurs responsabilités », a-t-elle souligné

Cette projection de proroger pour cinq ans le projet intervient quatre mois après la table ronde de Bruxelles où le gouvernement a présenté à ses bailleurs un plan de relèvement.

 

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