DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES :07.02.2017

Mardi .02 Fév. 2017 : 09H50

UNE FEMME DE 66 ANS MORTE DANS UN FEU DE BROUSSE A 12 KM DE SIBUT AU CENTRE DU PAYS

Imoudou Yvonne une femme de 66 ans est retrouvée morte au village Ngadi, situé à 12 km de Sibut après un feu de brousse qui a aussi détruit des champs. Information confirmée par plusieurs sources dans la localité.

Selon les autorités locales, le feu de brousse a commencé aux environs de 15h, et a dévasté les champs et a fait des pertes en vies humaines. Cette calamité en cette période de saison sèche est la troisième enregistrée après l’incendie du site des déplacés de Kaga Bandoro le 1er février et le décès de l’ancien maire de Baboua pris dans un feu de brousse ce 02 février.

Joint par le RJDH, le chef de village Ngadi décrit les faits de cette manière « C’était vers 15 heures  que cette femme est partie arroser son jardin.  Se rendant compte du feu, elle voulait sauver sa peau, mais malheureusement elle n’a pu et la mort l’a surprise », a-t-il témoigné.

10 champs et quelques greniers sont aussi partis en fumée lors du passage de ce feu de brousse. Yvonne Yodomo une habitante du dit village affirme avoir perdu son champs « nous ne connaissons pas encore l’origine du feu, mais il a fait beaucoup de dégâts, y compris mon champ. Je ne sais pas ce que je vais faire » a-t-elle regretté.

Ce feu de brousse intervient après l’incendie de plusieurs maisons au village Kpabé localité située à 10km de Sibut.

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19 GROUPEMENTS DES ASSOCIATIONS VILLAGEOISES D’EPARGNE ET DE CREDIT LANCES POUR LES ACTIVITES ECONOMIQUES.

19 groupements des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit sont lancés après une formation sur le leadership, la bonne gouvernance, l’élevage, la pisciculture à l’occasion de la porte ouverte de  l’ONG APSUD ce 3 février à l’Alliance Française de Bangui.

L’initiative selon les organisateurs vise à impliquer les membres des 19 groupements dans la reconstruction du tissu économique ébranlé par la crise. Elle intervient dans un contexte d’amélioration de la production agricole, de l’élevage, de la pisciculture. Les membres du groupement ont mobilisé en 2016, 11.364.000FCfa dont une partie est redistribuée en terme de crédit pour un montant de 9.218.000FCfa aux 19 groupements formés dans le but d’accroitre leur production.

Samuel Goniwa-Ilonga coordonnateur de l’APSUD a présenté les missions et les productions en ces termes « au niveau de la pisciculture, une superficie de 18 aires pour 12 étangs a servi de support pour cette activité. De l’élevage, 996 Kg de poisson de variété Tilapia Nilota ont été produits. Pour l’élevage des porcs, 112 porcelets dont 28 verrats et 84 truies ont été livrés aux groupements. Le cheptel total des porcs à la fin au niveau des groupements est de 362 porcs.

Il a indiqué que l’action de l’ONG est une réponse nutritionnelle, « Ceci pour leur permettre de diversifier, protéger et accumuler des biens, du capital et des connaissances afin de mieux gérer les risques liés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ». Une action saluée par Berthe  présidente du groupement maraicher Ngbo-le-Té-Naze, « je suis très fière de l’ONG APSUD qui nous a appris à faire les tontines améliorées. Qu’ils continuent de nous appuyer car nous manquons encore d’autres connaissances ».

APSUD est une organisation non gouvernementale nationale de Développement et de Protection des personnes et écosystèmes vulnérables, fortement impliquée dans l’action humanitaire. Elle œuvre depuis plus de cinq ans auprès des personnes vulnérables. La formation qu’elle a organisée a duré 7 mois.

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LES BASES DE DEUX ONG PILLEES LORS DE L’ATTAQUE DE BOCARANGA, AU NORD DU PAYS

Les bases du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) et de IRC, auraient été attaquées et pillées lors de l’attaque de Bocaranga, jeudi dernier. L’information est confirmée par plusieurs sources humanitaires qui parlent de la présence des Antibalaka dans la localité.

La base de IRC, selon les informations du RJDH, a été pillée puis incendiée par les hommes armés qui ont attaqué la ville de Bocaranga. L’information est confirmée par un cadre de cette ONG à Bangui. Un humanitaire qui a pu sortir de Bocaranga après l’attaque, parle de « pillage systématique de DRC avant l’incendie qui semble être volontaire » confie-t-il.

La base de DRC, selon les mêmes sources, a été aussi pillée, « le siège de IRC a été attaqué dans la même journée par les assaillants qui ont tout pillé » a expliqué un autre humanitaire. Les informations en provenance de Bocaranga, font état de pillage de plusieurs boutiques dans la ville par le groupe armé qui est entré depuis jeudi dans la ville.

Plusieurs habitants ont été contraints de se réfugier prêt de la base de la Minusca qui, selon nos informations n’a ouvert sa base qu’aux humanitaires expatriés, information non encore confirmée par la mission onusienne. La présence des Antibalaka est signalée dans la ville de Bocaranga malgré les patrouilles des soldats de la paix.

Difficile d’entrer en contact avec cette ville du nord de la République Centrafricaine à cause des problèmes de réseaux téléphoniques qui persistent depuis le jeudi 02 févier, date de l’attaque de cette ville par un groupes armé que la Minusca dit avoir repoussé alors que les témoignages indiquent que les assaillants sont toujours dans la ville.

Le premier bilan non officiel de l’attaque de Bocaranga, fait état d’une dizaine de morts et de plusieurs boutiques pillées.

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DES DEPLACES ENCORE SUR LE SITE DE L’AEROPORT APRES LA FIN DE L’OPERATION « NOEL A LA MAISON »

Plus de 1000 déplacés continuent de vivre sur le site des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko après la fin officielle de l’opération Noel à la maison, conduite par le gouvernement. Ces déplacés disent attendre les mesures d’accompagnement promises par la ministre des affaires sociales.

Alors que le département des Affaires Sociale annonce la fin de l’opération « Noël à la maison », plus de 1000 déplacés de l’aéroport continuent de vivre sur le site. Tous ceux qui sont restés sur le site, disent attendre l’argent qui a été remis aux autres, « nous sommes tous restés parce que nous n’avons pas eu les fonds qui nous sont destinés. C’est ainsi que nous sommes restés » a expliqué un d’eux.

Certains déplacés présents sur le site accusent le comité de gestion de mauvaise organisation, « c’est une désorganisation de la part des responsables du site. Beaucoup  d’intrus venus des quartiers ont bénéficié de l’argent alors qu’ils ne sont pas les vraies cibles. Nous demandons au gouvernement de se pencher sur notre cas, les ayant-droit. Nous attendons cela pour rentrer » a indiqué  Jordanne Mongana.

Le ministère des Affaires Sociales rejette ces accusations qui, selon le Directeur de Cabinet du ministre ne sont pas fondées, «  aujourd’hui, il ne reste que des cas litigieux qui ne dépassent pas 50. Alors le chiffre de 1000 avancé, relève de la machination. C’est une histoire montée de toutes pièces, car beaucoup ont quitté le site avant le profilage, c’est lorsqu’ils ont appris qu’on va intéresser les gens qu’ils sont revenus sur le site après le profilage. Le ministère de la Sécurité publique doit avoir l’œil sur la situation » a confié Antoine Maximilien Mbaga, Directeur de cabinet au ministère des Affaires Sociales.

L’opération « Noël à la maison », lancée en décembre 2016 par le chef de l’Etat, visait à libérer le site de l’aéroport qui est le plus grand site des déplacés de la  République Centrafricaine. Malgré la fin officielle de cette opération, plusieurs déplacés sont encore sur place. Notons que la communauté internationale a décaissé 10 milliards de fonds pour cette opération qui doit être étendue sur l’ensemble du territoire.

 

RJDH

 

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