DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 06.01.2017

Vendredi 06 Janvier 2017 : 11H16

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TOUADERA ET TOUTES LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE ATTENDUS A BOSSANGOA

Le chef de l’Etat, le gouvernement, le cabinet de l’Assemblée nationale et les Ambassadeurs accrédités en Centrafrique sont attendus d’ici le 02 février  2017 à Bossangoa, Chef-lieu de l’Ouham, selon des sources concordantes. Ce séjour sera l’occasion pour le Président F.A. Touadera de relancer les activités cotonnières et l’usine d’égrenage.

La ville de Bossangoa sera la capitale de la République Centrafricaine d’ici le 02 Février 2017. Cette nouvelle a été confirmée par plusieurs sources à la Présidence de la République et à Bossangoa où les autorités administratives et locales de la ville s’activent pour accueillir le Chef de l’Etat et sa délégation.

L’objectif de cette visite n’est pas encore connu,  mais dans les coulisses, on évoque « le lancement de la campagne cotonnière dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé et un conseil des ministres qui se tiendra dans cette localité ».

Une source administrative contactée depuis la ville de Bossangoa, a confirmé des mouvements dans cette ville tout en rapportant que « toute la ville se mobilise pour accueillir le chef de l’Etat, car les réunions se tiennent partout. Les habitants nettoient la ville, des organisations, associations et groupements embellissent Boston City ».

Cette nouvelle de la relance des activités cotonnières et de la société d’égrenage est un baume pour les habitants des Préfectures de l’Ouham et celle de l’Ouham-Péndé.

 

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LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS EXPULSES DE LA MAISON DE PRESSE ET DES JOURNALISTES

 

Le feuilleton Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) et la famille Patassé continue. Le 03 janvier, les journalistes ont été délogés des locaux de la MPJ par la police.

La tension a été très vive au moment où les Journalistes déguerpissaient la MPJ. Tous leurs effets étaient jetés dehors après avoir forcé les portes.

Selon Macka-Gbossokoto, Président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA), « le Conseil des Ministres a été clair. Nous avons interpelé le Gouvernement et les procédures sont en cours. Voilà que la famille Patassé se réveille le matin pour agir comme des sauvages. La maison qui était sous scellée a été cassée devant 4 gendarmes et des policiers armés des machettes « Balaka (en Sango)». Est-ce des Policiers conventionnés ? », s’est-il-interrogé.

Pour Macka-Gbossokoto, « il fallait attendre la décision de la justice, mais cependant la famille Patassé a fait sa loi ». « Les Journalistes sont menacés et ils n’ont pas réagi », a-t-il ajouté.

La famille Patassé n’a pas voulu ce jour se prononcer sur cette affaire. Dans une précédente déclaration au RJDH, sur cette démarche, Gossy Pierre Noël, porte-parole de la famille Patassé, a rapporté que l’huissier avait juste exécuté la  jurisprudence faite par la justice. « La famille sait très bien que la concession lui revient de droit. C’est pourquoi, elle s’est déportée pour l’occuper. Ce n’est pas la famille qui a empêché les journalistes, mais la justice », a-t-il précisé.

Les Journalistes ne sont pas visibles à la Maison de la Presse et des Journalistes ce Mercredi 4 Janvier. Sinon, quelques policiers gardent l’entrée du bâtiment. La famille Patassé est dans la concession et est entrain de la réhabiliter.

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LE MINISTERE DES MINES OUTILLE SES TECHNICIENS SUR LA GESTION DE LA BASE DES DONNEES

 

Le projet Droits de Propriété et de Développement du Diamant Artisanal (DPDDA 2) a appuyé le ministère des Mines en formant 24 techniciens dans la gestion des bases des données. Cette initiative vient pallier les lacunes que rencontre ce département en ce qui concerne les compétences et l’établissement d’un système de contrôle des diamants nationaux.

Pour la mise en place d’un système de suivi de la production de diamants conformes au système de certification du processus de Kimberly, les acteurs du secteur et le Département de tutelle ont organisé cette formation. Les 24 lauréats ont reçu leurs parchemins après la formation.

Le Ministre des mines, Léopold Mboli-Fatrane, dans son allocution, a souligné que l’initiative de la formation des techniciens pour renforcer le système de contrôle de l’exploitation des minerais constitue un palliatif aux problèmes que rencontre son département. Sur les enjeux, il a encouragé les participants de «produire des données fiables, précises, proposées dans un format de proportion adapté aux besoins des utilisateurs finaux ».

Il a  aussi interpellé les participants à mettre les acquisitions au profit de l’institution et « de faire preuve de professionnalisme », avant d’exhorter les lauréats « à veiller à ce que les données collectées ne soient détournées de leurs objectifs ».

Pour Saint-Cyr Nganadora, l’un des participants, cette formation permettra de combler des lacunes du passé. « Nous avons des outils qui nous permettrons de redynamiser les services. Des logiciels adéquats nous aideront  à faciliter aux demandeurs l’exploitation des minerais dans des conditions éligibles. La numérisation des données historiques de la commercialisation du diamant et la géo-révérencielle des chantiers miniers dans les zones conformes, font partie de nos attentes  », a commenté Saint-Cyr Nganadora.

Un  comité sous-préfectoral pour le suivi du  processus de Kimberly a été mis en place le mardi 10 novembre à Berberati, sur initiative des opérateurs économiques de la région. C’est aux termes d’une rencontre convoquée par le directeur régional des mines et de la géologie, Alain Zoumiwa.

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LES ELEVES DU LYCEE DES MARTYRS ONT PARTICIPE A UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR L’EDUCATION CIVIQUE

 

Les élèves du lycée des Martyrs de Bangui sont sensibilisés sur les notions  de civisme et de  citoyenneté ce 21 décembre à Bangui. Une activité de Generation Democracy (GENDEM) sur financement de l’Institut Républicain International.

Le manque de citoyenneté est un phénomène qui mine le fonctionnement des établissements scolaires en République Centrafricaine. L’activité des jeunes leaders axée sur le civisme et la cohésion sociale s’est faite dans un contexte de constat lié au  recul du civisme dans le milieu scolaire après la crise que le pays a traversée.

Stéphane Youféïna, chargé de Programme à l’Institut Républicain International, justifie l’action de cette campagne des jeunes leaders en ces termes : « nous avons constaté que les élèves ont transformé les établissements scolaires en un endroit où les enfants pratiquent le suivisme, le comportement allant à l’encontre du civisme. Et nous nous sommes dits qu’il faut remédier à cela, car l’avenir de ce pays et de la jeunesse en dépend ».

Martin Pounouwaka, proviseur du lycée des Martyrs, salue l’initiative et la considère comme une pierre à l’édifice. « Nous pensons que la jeunesse qui est généralement embrigadée dans cette situation (d’incivisme) et qui n’arrive pas à comprendre le sens de nationalisme et du patriotisme, il faut trouver des voies et moyens pour les encadrer », a-t-il indiqué ; avant d’ajouter que « vous avez constaté que certains prennent à la légère les questions de leur avenir ».

Pamela, une élève de la classe de 4éme présente ce qu’elle a retenu de cette campagne. « J’ai beaucoup aimé la présentation des artistes, mais le  message que j’ai surtout retenu, c’est le développement sur les droits et obligations du citoyen ainsi que les cadeaux remis » a-t-elle déclaré.

Pacôme a des propos nuancés. « Les thématiques abordées sont bonnes, mais il faut que cela se fasse plusieurs fois pour faire comprendre aux camarades la nécessité du civisme. C’est vrai qu’ils ont compris que ce n’est pas bien de griffonner sur le mur et les tables bancs, mais ceux qui vont venir après cette campagne vont continuer à le faire », a-t-il déploré.

Cette campagne est la première organisée à l’endroit des élèves en Centrafrique.

 

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