DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : : 01.03.2017

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TOUADERA OCTROIE 72,5 MILLIONS DE FCFA POUR LA REHABILITATION DE L’ISDR DE MBAÏKI

 

Dans le cadre du plan de relèvement de la Centrafrique sur financement de  la Banque Africaine du Développement (BAD), le gouvernement a lancé ce 27 février à Mbaïki, Chef-lieu de la Lobaye, des travaux de réhabilitation  de l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR).

Ce déplacement du président de la République intervient après la table ronde de Bruxelles du 18 au 19 novembre 2016. A cette occasion 3 discours ont été prononcées.

Le président de la délégation spéciale auprès de  la commune de Mbaïki a saisi   l’opportunité  pour exhorter les autorités de la République à soutenir la ville de Mbaïki qui est confrontée à beaucoup de problèmes qui nécessitent une attention particulière. Il a rappelé au Chef de l’Etat que son initiative  d’assurer la formation des ingénieurs agronomes est soutenue par la population de sa localité  qui estime que l’agriculture est le socle  du développement en République Centrafricaine.

Le ministre du Plan et de la Coopération  Félix Moloua  a rappelé  que le coût de la réhabilitation de cet institut supérieur s’élève à 72,5 millions de Francs CFA et ce financement vient de la Banque Africaine de Développement avec qui le gouvernement Centrafricain  a échangé pour qu’il soit effectif  et que celui-ci se situe dans le cadre  du plan de relèvement et de la consolidation de la paix, document présenté par le gouvernement lors de la rencontre de Bruxelles avec les Bailleurs  en Novembre 2016.

Ainsi le Président de la République,  Faustin Archange Touadéra visite pour la 2ème fois en 4 mois la ville de Mbaïki après son élection. La 1ère fois, c’était lors de la Fête des moissons.

En sus  du lancement des travaux de réhabilitation  de l’ISDR, le président de la République a fait don d’un véhicule 4×4 à cet institut, une ambulance à l’hôpital préfectorale de Mbaïki ainsi  que des médicaments.

****************

DES INVESTISSEURS DE LA CEEAC REUNIS A BANGUI AUTOUR DE LA LIBRE-ECHANGE ENERGETIQUE

 

Plusieurs investisseurs envisagent la politique énergétique et du suivi de la politique des études de constructions des infrastructures de l’organisation des énergies électrique ce 27 février à Bangui. Un programme de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale qui s’inscrit dans le cadre du projet Pool énergétique dans la sous-région.

L’énergie est le moteur du développement, les pays d’Afrique centrale en dépit de leur potentialité éprouvent des difficultés d’énergie pour booster l’essor économique. C’est dans ce contexte que les Etats membres de la CEEAC veulent mettre en commun leurs efforts dans le cadre de la coopération sud-sud et d’intensifier et accélérer le processus.

Le constat est mitigé selon Léopold Mboli Fatrane, ministre centrafricain de l‘Energie «  l’Afrique Centrale a d’énormes potentielles en matière d’hydraulique et d’électricité. Malheureusement, la République Centrafricaine n’a pas bénéficié de la bonne partie du réseau électrique. Conséquence : des cas de délestage sont enregistrés dans le pays. Et donc, cette rencontre va donner la possibilité à la RCA de se connecter avec les autres pays membres du projet afin de renforcer sa capacité en matière d’électricité », a-t-il souligné.

Cette rencontre sous régionale, ouverte au palais de la Commission de la CEMAC à Bangui, prendra fin le 6 mars 2016.

Le Pool Energétique en Afrique Centrale (PEAC) a été créé le 12 avril 2003 au Congo Brazzaville  par la décision des Chefs d’Etats et du gouvernement de la CEEAC. Le but est de valoriser l’énorme potentielle hydraulique de l’Afrique Centrale pour satisfaire à l’horizon 2025 toutes formes de demandes en électricité au sein et en dehors de la CEEAC.

****************

53,10% DE LA POPULATION SOUFFRE DE LA FILARIOSE LYMPHATIQUE

 

Plus de la moitié de la population Centrafricaine souffre  de la Filariose lymphatique, une des maladies tropicales négligées. Information confirmée par le docteur innocent Maguezangba, chef de services des maladies tropicales négligées au ministère de la Santé publique à Bangui.

Plusieurs personnes sont décédées des maladies tropicales négligées notamment dans la Sangha Mbaéré au Sud-Ouest, dans le Haut Mbomou et le Mbomou à l’Est et l’Ouham dans centre Nord. La montée de cette maladie est constatée alors que le gouvernement vient de déclarer la fin de l’épidémie de choléra en décembre 2016.

Docteur Innocent Maguézamba, présente les caractéristiques de ces maladies tropicales négligées, « dans le deuxième groupe qui concerne les maladies tropicales négligées nécessitant un diagnostic et une prise en charge des cas, on retrouve la Lèpre, la tripanomiase humaine africaine, une autre maladie qui se manifeste sous forme de plaie appelée ulcère de  Birulie, une maladie appelée le Pian et les Verres de guinée » a-t-il précisé.

Il a en outre présenté  des mesures préventives « pour prévenir ses maladies tropicales négligées, il faut des mesures d’hygiène. Parmi ces maladies, certaines sont transmises par l’eau de consommation. Pour ce faire, il faut prendre des mesures qui s’imposent afin d’éviter de les contracter, les moustiques sont aussi des vecteurs des maladies telles que la filariose lymphatique  en République Centrafricaine  et plus la moitié de la population souffre de la Filariose, autrement dit 53,10% », a-t-il dit.

Le gouvernement dispose d’un plan d’action pour la lutte contre ces maladies, mais pour l’instant, il projette des sensibilisations sur les bonnes pratiques d’hygiène.

*****************

LA CRAINTE DE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA FACE A UNE MUTINERIE EN PREPARATION

 

Faustin Archange Touadera a redouté une mutinerie dans son intervention lors de l’anniversaire de la télévision centrafricaine à Bangui. Le ministère de la Défense a dans un communiqué lu à la radio nationale pointé du doigt les soldats admis à la retraite d’en être les commanditaires. Position exprimée ce samedi 25 février 2017 à Bangui.

La République Centrafricaine a connu une période d’instabilité avec des mutineries et des rebellions.  La sortie de Faustin Archange Touadera de dénoncer une mutinerie en gestation intervient cinq mois après la ville morte où le régime de Bangui a qualifié d’un coup d’Etat. Elle intervient aussi dans un contexte d’assainissement des finances publiques où le gouvernement projette toiletter le fichier de solde de plus de 1000 soldats fictifs, deux mois après la certification par l’EUTM des compagnies de l’armée à être opérationnelle.

Dans ce communiqué le ministère a pointé du doigt les militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite « le départ à la retraite de certains éléments est l’une des conditionnalités de la communauté internationale pour restructurer les forces de défense nationale », peut-on lire dans ce communiqué avant d’appeler les soldats visés à abandonner le projet de mutinerie.

Selon certaines informations, près de mille soldats devraient partir à la retraite. Mais, ils exigent la revalorisation de leur solde, l’avancement en grade et le règlement de leurs arriérés de salaire. Le gouvernement n’a pas encore clairement qualifié la situation des 1000 soldats touchés.

Les dernières mutineries militaire en République Centrafricaine remontent de 1996-1998.

***************

PLUS DE CINQ CENTS FILLES FONT LE TRAVAIL DU SEXE A L’OUEST DU PAYS

 

Plus de cinq cent (500) filles de 15 à 24 ans se prostituent à Bouar à l’Ouest du pays et sont victimes de stigmatisation et des traitements inhumains et dégradants. Le chiffre est donné par Mme Marthe Mbita, présidente de l’association des filles libres de la localité.

La ville de Bouar située à l’Ouest du pays est traversée par le corridor Bangui-Garoua-Boulaï à la frontière avec le Cameroun. Plusieurs filles de la localité et celles venant de Bangui, Carnot, Berberati, Boacanga, Bohong… pratiquent le plus vieux métier au monde. Elles sont exposées au VIH/Sida. C’est dans ce contexte que le sous bureau du Barreau américain basé à Bouar apporte des assistances psychosociales et juridiques à ces filles prostituées qui subissent parfois des traitements inhumains et dégradants.

Marthe Mbita, présidente de l’association fille libre présente les raisons de cette montée de la prostitution après la crise, «la ville de Bouar est tranquille, la sécurité est là, les filles continuent à venir. Si cela marche ici,  elles continuent à Garoua-Boulaï à la frontière avec le Cameroun. Elles appellent cela « jouer le championnat ». De Garoua-Boulaï de fois, elles reviennent encore en quête de matelas »,  a-t-elle indiqué.

Selon les enquêtes du RJDH, ces filles louent des chambres de longue durée dans les auberges et sont en quête des clients. Mais dans ce travail qui échappe complètement à la comptabilité publique de la localité fait naitre des incompréhensions et disputes. L’adjudant-chef de la brigade territoriale en est conscient « il y a souvent de conflit entre ces filles et leurs clients. Mais la plupart des cas, elles ne veulent pas se présenter à nous. Il faut savoir que dans toutes préfectures, l’Association des filles libres n’existe pas. Mais cette association est encore ici, allez y comprendre », a-t-il dit.

Ces filles survivantes des violences physiques liées à leur profession se confient beaucoup plus au barreau américain qui dispose d’un service psychosocial, « nous avons un service qui accueille la victime et si elle décide de poursuivre l’affaire, nous rédigeons la plainte. A ce jour, nous  avons une centaine de dossier enrôlé et nous prenons en charge les frais. Nous avons obtenu une vingtaine de jugement des survivantes qui se sont présentées à nous », a expliqué Me Bernard Koutou consultant au barreau américain de Bouar.

L’association des filles libres est créée en 2004 et vise à lutter contre la pandémie de VIH/Sida. Selon les dernières enquêtes mixtes du Comité de lutte contre le VIH/Sida (CNLS), la prévalence moyenne du VIH chez les jeunes de 15-24 ans est de 2,8% : 4,2% chez les jeunes-femmes et 0,7% chez les jeunes-hommes.  Sur 4,9% de prévalence dans la population générale de 15 à 49 ans, Nana-Mambéré dont Bouar est le chef-lieu a un taux qui s’élève à 7,7% au même titre que Bangui./

******************

MARTIN ZIGUELE APPELLE AU RASSEMBLEMENT DE LA GRANDE FAMILLE MLPC POUR LA VICTOIRE

 

Le président du MLPC Martin Ziguélé, candidat malheureux aux élections de 2016 a appelé au rassemblement de la grande famille MLPC qui croit toujours à la victoire et a demandé pardon à ceux qui s’estiment frustrés quant à la gestion de ce parti entre 1993 et 2003. Propos soutenu dans une interview accordée au RJDH à l’occasion de 38e anniversaire de son parti

RJDH : Martin Ziguélé, bonjour !

MZ : Bonjour madame la journaliste !

RJDH : Vous êtes le président du parti politique Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). 22 Février 1979 et 22 Février 2017, le mouvement à 38 ans aujourd’hui. Quelle leçon peut-on tirer de son évolution ?

MZ : Je vous remercie madame effectivement le MLPC est né le 22 Février 1979. Aujourd’hui après le 22 février 2017, le MLPC a 38 ans. Chez nous en Centrafrique, 38 ans dans la vie d’un être humain avec l’expérience de vie que nous avons c’est plus que la moitié de la vie. C’est un âge qu’on sait déjà ce qu’on fait dans la vie. Je voudrais d’abord souhaiter bon anniversaire à tous nos camarades, à tous les militants et militantes du MLPC et à tous les centrafricains que nous côtoyons avec qui nous vivons ensemble. Nous sommes un parti politique qui a été créé par  les centrafricains de conditions très modestes. Par des enseignants, des instituteurs, des étudiants et femmes avec un niveau très modeste et des paysans. L’objectif de la création du MLPC était de ramener la République parce que nous étions sous l’empire. Depuis la création du MLPC, il contribue à l’affirmation des valeurs de la République et des valeurs aussi qui sont inscrites dans la devise de notre pays, concourir à l’unité, à la dignité du peuple centrafricain et concourir également au travail par le travail pour faire en sorte que chaque centrafricain puisse épanouir.

RJDH : Après sa création, le MLPC a dirigé le pays de 1993 à 2003. Que gardez-vous de cette gestion ?

MZ : Je voudrais d’abord rappeler, pas pour me venter mais pour l’histoire, le MLPC a donné un grand exemple à ce pays parce que c’était la première fois après l’indépendance de notre pays qu’un parti politique qui n’a pas été créé par  quelqu’un qui est déjà  au pouvoir ait pu par la  voie démocratique, par la voie des urnes accéder au pouvoir de l’Etat.  Quand le MLPC est arrivé au pouvoir, c’était à l’époque où le pays sortait difficilement de monopartisme. La mutation n’a pas été facile, au pouvoir nous avons voulu renforcer la démocratie et améliorer la vie des centrafricains. Certainement nous avons commis beaucoup d’erreurs. A ceux ont estimé que le MLPC leur a causé du tort, je leur demande pardon.

RJDH : C’est le cas de certains centrafricains  qui qualifient de catastrophique cette gestion. Qu’en dites-vous ?

MZ : Lorsque Napoléon était en train de faire de grande conquêtes en Europe tout le monde a dit que Napoléon c’est un guerrier, c’est un criminel. Plusieurs siècles plus tard  en Europe on qualifie Napoléon de grand homme. Pour ceux qui ont estimé que le MLPC leur a causé du mal, je ne suis pas coupable mais je suis responsable en tant que président du  parti, je demande leur indulgence et leur pardon.  Et pour quelques progrès, je voudrais que les militants s’en inspirent pour continuer à porter haut le flambeau du parti.

RJDH : Après la chute du parti en 2003, le parti s’est profondément divisé. Qu’est-ce que vous faites concrètement pour le rassemblement de cette famille politique ?

MZ : C’est une question très importante et qui constitue de programme de travail que nous sommes en train de faire en ce moment. Après la perte du pouvoir, nous avons eu un deuxième congrès en 2004, qui a confirmé le bureau du parti. Après y’a eu divergence dans la lecture du parti parce que nous venions de perdre le pouvoir. Il y’avait au sein du parti, une tendance qui contestait et y’a une autre tendance qui souhaite qu’il faut prendre la situation  telle qu’elle est et le reconstituer. Y’ a eu la naissance de MLPCO et il y’a une autre tendance fidèle à l’ancien président le camarade Ange Felix Patassé et nous autres qui avons dit qu’il faut continuer à travailler selon les statuts du partis. D’abord c’est la première division, mais nous nous sommes réconcilier avec le MLPCO. Avant les dernières élections de 2015, nous avons inscrit notre démarche dans la réconciliation  des militants du MLPC, mais je vous avoue que le travail est inachevé. Nous devons continuer  parce que c’est seulement lorsque nous serons unis que nous pourrons répondre aux attentes de l’ensemble de la grande famille MLPC qui croit toujours que la victoire est possible.

RJDH : En 2005 vous étiez candidat, en 2011 et aussi en 2016. Le bilan n’est pas aussi fameux. Quelles est l’appréciation de la base de votre parti ?

MZ : Je suis un militant, je lutte toujours aux cotés de nos camardes. Je voudrais vous rappeler qu’en 2005 je ne me suis pas désigné candidat mais c’est plutôt le président Patassé et j’étais désigné candidat de précaution. C’est lorsqu’on s’est réuni à Libreville que la candidature du président Patassé a été invalidée et pour moi validée. En 2007 le congrès du parti m’a désigné président et c’est le congrès qui m’a investi candidat en  2011 et  même chose en 2015. Naturellement je suis le premier à être déçu par les résultats, par ce que si vous êtes désigné à plusieurs reprises par vos camarades, vous ne pouvez pas dire que vous êtes très heureux d’avoir perdu. Un parcours électoral demande beaucoup d’investissement sur le plan politique et des nerfs aussi.  Je voudrais dire aux camarades que je me suis battu comme j’ai pu mais hélas. Nous avons tenues notre conclave le 17 et 18 décembre 2016 où les camarades m’ont renouvelé leur confiance.   Mon objectif, c’est de remettre débout le parti. Il est important que les camarades gardent espoir dans la lutte. Comme je suis un militants, je suis à la disposition du parti ; je ne m’impose pas au parti, si les camarades estiment que je mérite toujours leur  confiance et que je peux continuer la lutte, je continuerai parce que je ne me déroberai pas, si les camarades estiment que ma mission est terminée et que je dois passer la main démocratiquement je le ferai. Je suis un militant et je respecterai la volonté des militants du parti.

Martin Ziguélé président du MLPC, je vous remercie !

 

******RJDH******

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×