DE LA RUPTURE PRONEE AUX ACTES CONCRETS :

Mercredi 28/12/2016 : 10H23

DE LA RUPTURE PRONEE AUX ACTES CONCRETS : LE GOUVERNEMENT

DE REMERCIEMENT DOIT CEDER LA PLACE A UN GOUVERNEMENT DES HOMMES CAPABLES, COMPETENTS ET VISIONNAIRES

Le chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra a prôné dès sa prise de fonction, la « rupture ». Ce qui signifie qu’il faut mettre fin aux vieilles habitudes dans la gestion de la chose publique qui ont conduit le pays dans le chaos pendant plusieurs années de crise militaro-politique. Le pays est complètement par terre et nécessite le courage, la volonté et la détermination des hommes et femmes capables, compétents, visionnaires pour relever les défis titanesques et monumentaux. A ce titre, il faut passer véritablement de la rupture prônée par les nouvelles autorités du pays aux actes concrets.

Le gouvernement de remerciement a déjà trop duré et doit désormais céder la place à un gouvernement fondé sur le critère de la compétence, de l’intégrité et du savoir-faire. Plusieurs candidats malheureux au 1er tour de la présidentielle de 2015 ont rejoint le camp Touadéra pour le soutenir au second tour. Ce qui est normal dans la règle des jeux politiques dans tout Etat au monde. Quelques temps après l’élection du professeur Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat et la nomination du Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, tous ceux qui l’ont soutenu pendant le second tour réclamaient des postes au gouvernement. Ce qui a été fait car plusieurs de ces ministres au sein du gouvernement Sarandji étaient des candidats à la présidentielle de 2015 – 2016. Mais depuis que le gouvernement Sarandji a été mis en place, certains ministres n’ont fait signe de vie.

De la Présidence à la Primature, en passant par les départements ministériels, il faut un nettoyage à sec pour sélectionner les bons grains qui puissent contribuer au développement du pays. En matière de politique, il n’y a ni sentiment, ni amitié, ni parent. Touadéra a été élu sur la base de la confiance que le peuple centrafricain lui a accordé. Et les ministres doivent servir d’exemple pour consolider cette confiance du peuple centrafricain. Les attentes de la population sont nombreuses : la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la réconciliation nationale, la relance de l’économie nationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire permettant la libre circulation des personnes et des biens, la reconstruction des infrastructures routières, scolaires et sanitaires… De telles attentes ont besoin de la volonté, de la compétence et de la rigueur sans faille pour relever ces défis.

Malheureusement, certains ministres nommés par le chef du gouvernement ne savent ce qu’ils font et voguent au gré du vent. A l’exception de quelques ministres qui font bouger la ligne dans leurs départements, c’est le silence de cimetière du côté des autres. N’ont-ils pas la feuille de route pour diriger leurs départements ? Dans le cas de la RCA où tout est à reconstruire, c’est l’intérêt général de la nation qui doit primer sur toute autre chose. Les intérêts égoïstes et les petits calculs machiavéliques n’ont plus leurs raisons d’être. Ce sont là les principales causes de la crise qui a ravagé tout le pays. Il faut user de la politique de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Nous entendons déjà le centrafricain lambda dire  qu’il ne sait pas ce que le gouvernement fait pour au moins réduire la souffrance au quotidien. Cela témoigne que la population commence à perdre confiance à ces ministres incompétents, morbides qui ne voient que le bout de leur propre nez.

L’après Bruxelles est synonyme d’un combat sans merci pour remettre le pays débout et consolider définitivement la paix. La nouvelle année 2017 doit débuter avec la véritable rupture prônée par Touadéra. Les profito situationnistes, les chasseurs de primes, les anti-développement doivent disparaître dans toutes les gestions de la chose publique. « L’union sacrée », concrétisée depuis la table ronde de Bruxelles, témoigne de la volonté de tout le peuple centrafricain à tourner la page sombre de son histoire et contribuer au développement de son pays. Il faut donner un coup de soutien à la jeunesse et au monde rural de sortir de la souffrance, de la misère et du chômage. Avec une superficie de 623. 000 Km2 où la pluviométrie est abondante, tout est possible pour faire de la RCA un véritable « jardin d’Eden » où les bailleurs peuvent venir investir.

Nouvelle année, nouvelle donnée. C’est ce que nous attendons de voir pour l’année 2017 qui s’annonce afin d’avoir un cœur net. Le peuple centrafricain s’est sacrifié sous les détonations nourries d’armes lourdes et légères pour accoucher cette démocratie véritablement libre, crédible, transparente et démocratique, reconnue par le monde entier, voire la communauté internationale. Ce sacrifice ne doit pas être une peine perdue d’ici 2021.

 

Bénistant MBALLA

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