DE L’INITIATIVE PRIVEE A L’ENTREPRENARIAT

Mardi 03 Sept. 2017 : 09H11

L’Editorial de Julien BELA

DE L’INITIATIVE PRIVEE A L’ENTREPRENARIAT

 

Le monde est orienté par les entrepreneurs, les opérateurs économiques. Chaque jour qui passe, il faut innover pour s’adapter aux nouvelles technologies de l’heure. Le monde est en perpétuelle mutation. Le gouvernement Sarandji compte en son sein un ministère chargé de l’entreprenariat. Malheureusement, ce département ministériel est un mort-né et n’existe que de nom. Tous les pays d’Afrique rêvent aujourd’hui d’être émergents, sauf la RCA qui baigne dans un immobilisme ahurissant, alors que le continent est à l’ère des initiatives privées des investissements interafricains, de la stimulation des jeunes à l’initiative privée. Un accent particulier est mis sur la jeunesse, architecte du futur. C’est maintenant qu’il faut mobiliser cette jeunesse.

Le ministère des petites entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel a un gros travail à faire auprès de la jeunesse pour stimuler l’esprit d’entreprise, la mutation du secteur informel vers le secteur formel, la création d’entreprise, la recherche des financements. Bientôt deux ans, ce ministère n’est que l’ombre de lui-même. Comment faire pour créer un secteur privé dynamique ? Un portefeuille ministériel n’est pas un garage. Les PME et le secteur informel constituent le moteur de la croissance économique. Il faut réveiller les Centrafricains de leur sommeil. Il faut une forte compagne auprès de la jeunesse, une communication de proximité, afin qu’elle prenne conscience des défis à relever pour le développement de la RCA.

Le ministre peut mettre à contribution le GICA, la chambre de commerce et les rares opérateurs économiques qui existent sur place. Il faut bien commencer quelque part. Le secteur informel brasse des milliards qui échappent au contrôle de l’Etat. Que faire ? L’artisanat centrafricain existe, comment faire pour qu’il sorte la tête de l’eau ? Le CAPMEA tarde à voir le jour, alors qu’il est la plateforme qui formalise les PME et PMI, assure la transition du secteur informel au secteur formel. C’est un outil très important pour donner corps à un secteur privé digne de ce nom. Les Centrafricains  doivent prendre possession de l’économie de leur pays. La RCA est le déversoir des Etats voisins alors que les Centrafricains ont une tête comme tout le monde. La RCA n’a pas de milliardaires en franc CFA. Dans les pays qui nous entourent, les milliardaires veulent passer du franc CFA à l’Euro et ensuite au dollar. La RCA n’est qu’un trou noir quant au secteur privé. Même les chômeurs diplômés continuent de forcer la porte à la fonction publique déjà saturée.

Le secteur privé est difficile certes au départ, mais il faut persévérer. L’échec ne peut être un motif de découragement. Il faut oser, se jeter à l’eau, pour tenter de gagner l’autre rive. Il faut s’armer de courage, de détermination, de persévérance. L’agriculture, l’élevage, les nouvelles technologies et bien d’autres domaines, sont encore vierges en RCA. Les Centrafricains ont tout à gagner et à réussir dans le secteur privé. Les fermes, les coopératives, avec l’appui et l’expertise de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), offrent de nombreuses opportunités. Il suffit de se fixer un cap, un objectif et mettre les efforts nécessaires pour y parvenir. Et c’est parti. Il n’y a pas de miracle. Il faut seulement vaincre le signe indien de la paresse, et oser mettre la main à la pâte et les œufs ne viendront plus de l’extérieur.

 

Julien BELA

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