CRI DE CŒUR DES PATIENTS AU LABORATOIRE BIOLOGIQUE

Jeudi 23.08.2018 : 10H28

CRI DE CŒUR DES PATIENTS AU LABORATOIRE BIOLOGIQUE NATIONAL DE BANGUI (LBNB)

Rien ne va au Laboratoire Biologique National de Bangui (LBNB). Les patients orientés par leurs médecins pour faire  divers examens médicaux avant d’être mis aux traitements curatifs, se plaignent de jour en jour du grand désordre qui le mine.

Pour preuve, nous avions accompagné un oncle maternel malade, pour faire ses examens médicaux au LBNB, le vendredi passé. Mais grande est notre surprise de constater deux (02) faits qui ont retenu notre attention.

Le premier est qu’une dame, mère d’un enfant âgé de quatre (04) ans, s’est mise à parler à haute voix en Sango et en disant ceci : « trop, c’est trop ! C’est la deuxième fois qu’on fait disparaître les selles de mon enfant, et on me demande encore de les (selles) emmener pour la troisième fois. Comme vous mangez et chérissez tant les selles au LBNB, je vais les emmener ».

En répondant à notre question, cette dame de nous dire, « j’avais fait faire l’examen des selles de mon enfant dans un centre de santé de la place et le résultat a révélé qu’il souffre de l’amibiase. Vu son âge, j’ai mis en doute ce résultat. Et pour avoir le cœur net, j’ai pris la décision de refaire le même examen au LBNB. Malheureusement, c’est depuis trois (03) semaines qu’on me roule dans la farine en faisant disparaître à deux (02) reprises les selles de mon enfant. Est-ce normal » ?

Concernant le second fait, un jeune homme en écoutant cette dame se plaindre de la sorte, de dire : « c’est exactement mon cas, car c’est depuis deux (02) semaines que je viens ici au LBNB pour prendre le résultat d’examen des crachas de mon grand frère. Mon regret est qu’au jour d’aujourd’hui, rien n’a été fait et on ne fait que me dire de repasser. Finalement je ne comprends pas comment se passent les choses au niveau du LBNB. Et pourtant, c’est la question de la santé des personnes malades qui est ainsi mise en jeu par les laborantins ».

Fort de ce triste constat que nous avons vécu au LBNB, nous interpellons ici le ministre en charge de la Santé Publique et de la Population d’agir vite et au besoin prendre des décisions vigoureuses qui s’imposent. Et tout ceci pour mettre de l’ordre au LBNB pour éviter que le pire n’arrive. Car on ne peut jouer avec la santé des Centrafricains en général, et des banguissois, des ressortissants étrangers en particulier. « Il faut battre le fer quand il est encore chaud » et « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

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