COUTUMES AFRICAINES ET ETAT DE DROIT,..

Lundi 16 Oct. 2017 : 08H13

COUTUMES AFRICAINES ET ETAT DE DROIT, 02 MODELES QUI S’OPPOSENT

L’Etat de droit et la démocratie sont des idéaux vers lesquels les élites de ce pays doivent se focaliser afin de lutter efficacement. En revanche, l’honnêteté intellectuelle permet de constater qu’il n’y a pas de «copier-coller» en la matière.

Dans un pays où le taux d’analphabétisme est scandaleux, où le faible développement économique frise l’ironie, où l’administration n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut sous la colonisation, court à sa perte. Un pays, où la tribu demeure le référentiel, la démocratie ne peut être qu’une quête. Les gouvernants qui nous dirigent, devraient avoir pour principale mission de chercher à bâtir un Etat de droit, en lieu et place. Mais malheureusement, nous assistons à du          « copier-coller » sur le modèle occidental.

Malgré les grands diplômes obtenus, dans nos réflexions, nous gardons toujours à l’esprit nos traditions avec les exigences de la gestion d’un Etat moderne.

Ce n’est donc pas demain que le Centrafricain aura le même attachement aux textes que les Français, qu’il soit en mesure d’organiser des élections de standard occidental. Tout ce qu’il faut faire, c’est de s’efforcer d’évoluer positivement mais en attendant, il n’y a pas d’illusions à se faire. A ce stade de notre évolution, les problèmes qui minent la nation centrafricaine (santé, éducation, logement, sécurité...) devraient être la priorité de nos gouvernants au lieu de tergiverser sur le modèle calqué sur l’occident.

Le chemin vers l’Etat de droit sera nécessairement long, si on se réfère à d’autres aires culturelles ayant eu un parcours semblable à celui du monde occidental mais qui connaissent les plus grandes difficultés à intégrer la démocratie. Pour être honnête, il faut reconnaître que notre vision du monde ne favorise pas l’Etat de droit, sans l’opposition.

Le gouvernement qui se targue de lutter depuis plus d’un (1) an pour restaurer la démocratie se gère comme un étal de marché. Des pantins se voient parachuter ministres par camaraderie ou clientélisme. Aucun des partis politiques créés depuis des décennies en République Centrafricaine n’a jamais cru nécessaire de changer de Président desdits partis. Il y en a dont les Présidents sont en place jusqu’à leurs morts. C’est cela la réalité africaine «Présidents de parti à vie, dictateur pour toujours».

Nous exhortons  le Président Touadéra de tout faire, afin d’apaiser les tensions, en ouvrant les structures du pouvoir rien qu’aux acteurs provenant de toutes les couches de la population et non aux rebelles terroristes qui ont massacré les populations de Zémio,  Mobaye etc...

Il est temps de restaurer un véritable Etat de Droit pour le peuple centrafricain.

 

Sinclair ARIES

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