CEREMONIE D’OUVERTURE DE VALIDATION DU RAPPORT..

Lundi 22 mai 2017 : 10H34

CEREMONIE D’OUVERTURE DE VALIDATION DU RAPPORT SUR L’ETAT DES LIEUX DES SITES DU PATRIMOINE CULTUREL ET/OU NATUREL DES REGIONS DU CENTRE ET DE L’OUEST DE LA RCA

La cérémonie d’ouverture de validation du rapport sur l’état des lieux des sites du patrimoine culturel et/ou naturel des régions du Centre et l’Ouest de la RCA, s’est ouverte ce vendredi 19 mai 2017 à 10 heures, au Centre culturel national, face à l’ENAM. Cette cérémonie a été présidée par la ministre des Arts, du Tourisme, Gisèle Pana. On notait également la présence du Directeur de Cabinet, représentant le ministre de l’Education Nationale et celle du Chargé de mission en matière des eaux et forêts qui a représenté le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, chasse et Pêche. La secrétaire générale de la commission nationale centrafricaine pour l’Unesco, madame Koyt-Débalet  et les membres des cabinets des trois (3) ministères concernés y ont pris part.

D’entrée de jeu, monsieur Jean-Paul Nanga a présenté le résumé du rapport sur l’état des lieux des sites du patrimoine culturel et/ou naturel des régions du Centre et de l’Ouest qui sera enrichi lors de cet atelier de validation. Il a mis en exergue les multiples potentialités additionnelles des sites tant culturel et naturel que regorge la RCA afin de proposer leur inscription sur la liste du patrimoine de l’humanité. Les zones visitées sont entre autres, Bouar, Carnot, Berberati, Nola, Zanga-Sangha, Ngotto, Damara. Il est à noter que l’équipe d’experts nationaux a travaillé sur 26 sites.

Cette présentation est suivie de l’allocution du chargé de mission, représentant personnel de la ministre des Eaux et Forêts empêchée. Dans son allocution de circonstance, il a signifié, nous citons, « l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), procède depuis plusieurs décennies avec des pays du monde entier pour assurer la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel et/ou naturel de l’humanité. Les pays intéressés par ces initiatives sont soucieux du respect du pont entre le passé et l’avenir ». Avant d’indiquer, « le patrimoine culturel et/ou naturel contribue à relever de nombreux défis au niveau des communautés locales. Ces principaux défis sont entre autres, le développement durable, la cohésion sociale, l’éducation, la sécurité alimentaire, la santé. Depuis lors, la RCA contribue avec l’appui de l’UNESCO à la sauvegarde des sites intéressés dans ses diverses composantes.

La RCA dispose de deux sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Il s’agit du Parc National Manovo-Gounda Saint Floris et des aires protégées de Zanga-Sangha ».

Le directeur de cabinet du ministère de l’Education Nationale a abordé dans le même sens que le chargé de mission. Il a tenu à rappeler que le patrimoine culturel fait aujourd’hui l’objet des menaces. « Le patrimoine culturel et naturel fait l’objet des menaces qui sont dues aux guerres, aux conflits, et aux chocs des civilisations qui sont entrain de marquer la marche du monde… Notre pays la RCA est partie prenante des conventions de 1972 et 2003, relatives à la sauvegarde du patrimoine mondial dans ses diverses composantes. C’est pour cette raison que la Commission Nationale Centrafricaine pour l’UNESCO, a sollicité auprès de l’UNESCO un appui financier.

La directrice générale de l’UNESCO, madame Irina Bokova a repondu favorablement à notre requête pour faire l’état des lieux des sites précités ci-haut. C’est ainsi que des experts nationaux ont effectué une étude dont le rapport fait l’objet de notre présente rencontre », a-t-il indiqué.

La dernière intervenante fut la ministre du Tourisme, des Arts. Dans son discours de circonstance, elle a tenu tout d’abord au nom du gouvernement à remercier la directrice générale de l’UNESCO pour son appui financier à cette étude et la Secrétaire générale de la commission nationale centrafricaine pour l’UNESCO, pour des efforts déployés auprès de l’UNESCO, lesquels efforts ont abouti au financement du projet et à la réussite de cette étude.

La ministre du tourisme n’a pas aussi manqué de féliciter les consultants et d’exhorter les participants à cet atelier à plus de patriotisme. « Je voudrais ici adresser mes félicitations aux consultants qui ont mis leur expertise en œuvre pour la réalisation de cet outil. Vous conviendrez avec moi que le gouvernement centrafricain accorde une place de choix à la dimension culturelle dans l’élaboration et la planification de ce programme efficient de développement.

 Je vous exhorte à faire preuve de sérieux dans l’appréciation  de ce travail afin que les résultat de ces assises puissent permettre à la RCA de compléter la liste indicative datant de 2006.  A l’issue de vos travaux, notre mission sera de tout mettre en œuvre pour inscrire ces sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. En souhaitant pleins travaux, je déclare ouvert l’atelier de validation du rapport sur l’état des lieux des sites du patrimoine culturel et/ou naturel des régions du Centre et de l’Ouest de la RCA », a-t-elle martéler.

C’était la photo de famille qui a bouclé cette cérémonie d’ouverture. Il convient de signaler que cet atelier est prévu pour un jour et revêt une importance particulière pour le relèvement de la RCA après cette crise militaro-politique qu’a connue le pays.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA   

 

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