CENTRAFRICAINS, DEBOUT DERRIERE TOUA..

V. 04 Août 2017 : 10H11

CENTRAFRICAINS, DEBOUT DERRIERE TOUADERA POUR LE TRIOMPHE DE LA JUSTICE :

LES ENNEMIS SONT NOMBREUX ET FORTS

Faustin archange touadera en campagneLes pressions sont très fortes, étouffantes sur les épaules de Touadéra. Les dictateurs veulent noyer la justice (CPS) au profit de l’impunité. Le Forum National de Bangui a vu la participation de tous les groupes armés. Les leaders de ces groupes armés sont assez grands pour défendre leurs causes. Le principe de l’impunité zéro est le résultat des Consultations Populaires à la Base. Les Centrafricains ont été unanimes pour que justice soit rendue aux milliers des milliers de victimes. C’est le vœu cher et profond du peuple centrafricain sur l’ensemble du territoire national, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ce ne sont pas les Nations Unies et la Minusca sur le terrain qui nous démentiront.

Deby, président du Tchad, est un dictateur sans vergogne au mépris de son peuple. Il peut traîner l’Union Africaine (UA) par le bout du nez, car il est fort et puissant au sein de cette institution continentale qu’il manipule à sa guise. Il ne peut imposer l’anarchie en Centrafrique, un pays de démocratie intégrale. Touadéra a été élu par le peuple centrafricain. Il a trouvé sur son bureau, les recommandations du Forum National de Bangui qui sont exécutoires, car la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, avait déjà entamé l’exécution de ces recommandations. Touadéra n’a fait que prendre le relais dans la continuité de l’Etat. Où étaient les groupes armés pendant les assises du Forum National de Bangui pour demander l’amnistie ? En démocratie, c’est la majorité qui l’emporte et la minorité se plie. C’est le fair-play démocratique.

Il se trouve que Touadéra subit les pressions de toutes parts. C’est pourquoi le peuple centrafricain, tant à Bangui que dans les 16 préfectures du pays, doit se mettre debout pour barrer la route à l’anarchie et à l’impunité, réitérer sa volonté de la justice. La Cour Pénale Spéciale (CPS) est opérationnelle. La justice est donc en orbite, c’est un sujet de satisfaction pour le courage du chef de l’Etat. Touadéra est dans la posture d’un résistant farouche pour faire valoir le vœu du peuple qui l’a élu et lui a conféré un mandat de cinq ans.

Les dictateurs à travers le monde méprisent leurs peuples, martyrisent la classe politique et les défenseurs des Droits de l’Homme pour imposer la pensée d’un seul homme, la pensée Unique. Devant la patrie en danger, la classe politique centrafricaine se cache derrière le doigt de la main, dans l’hypocrisie, la fourberie, oubliant le peuple centrafricain qui est leur raison d’être. Sans le peuple, il n’y aurait pas de partis politiques, ni d’Assemblée Nationale, ni de pouvoir judiciaire, ni de gouvernement. La classe politique centrafricaine est triste, sombre, lugubre. Les leaders politiques n’ont aucun sens du patriotisme.

Devant la patrie en danger, peut-on voir des divisions, des calculs sataniques, diaboliques ? Qui va sauver la nation en péril ? Touadéra seul ? Ou devons-nous être unis et solidaires comme un seul homme face à l’adversité d’où qu’elle vienne ? N’est-ce pas cette population qui a moisi sous le soleil, sous les balles des malfrats pour élire qui, députés, qui président de la République ? Le corps électoral est massacré, ses maisons détruites, ces cases incendiées, c’est un silence de cimetière au sein de la classe politique. C’est fort ahurissant, car beaucoup guettent les failles de Touadéra pour tirer le drap sur eux de manière hideuse et lâche. La Communauté Internationale est outrée de cette classe politique moribonde, hypocrite, fourbe, prête à vendre son âme en enfer pour le pouvoir et rien que le pouvoir. Une classe politique qui n’aime pas le peuple, ne pourra jamais être de bons dirigeants. Les députés sont élus par ce peuple. Ils doivent se ranger derrière le chef de l’Etat, pas comme ces « Doungourou », mais comme des représentants du peuple épris de paix et de justice, des patriotes qui doivent faire entendre la voix du peuple qu’ils représentent à l’Assemblée Nationale. Jusqu’où ira la résistance de Touadéra seul, face au conglomérat des dictateurs de l’Union Africaine ? « Unis, nous vaincrons », disent les syndicalistes et cela est plus vrai en politique. Les clivages, les divisions, les calculs sataniques nous affaiblissent. L’« union fait la force ». C’est pourquoi, l’Humanité s’oriente de plus en plus vers les grands ensembles : Union Africaine, Union Européenne, Etats-Unis, Fédération de Russie, Canada, CEMAC, CEEAC, etc. « La classe politique centrafricaine, c’est triste, c’est désolant… », a déclaré un observateur expatrié de la vie nationale en Centrafrique. Dans presque la majorité des pays de la planète, il y a dix, quinze ou vingt candidats à la présidentielle, mais un seul est gagnant. Faut-il renier pour cela vos compatriotes ? Tout le monde peut-il être président en même temps ? L’ancien président Sénégalais Abdoulaye Wade a lutté combien d’années, a perdu combien d’élections présidentielles, avant qu’il ne soit un de ces quatre matins élu président de la République du Sénégal ? Le père Abel Goumba a mené la lutte politique pendant combien d’années, paix à son âme. Les assoiffés de pouvoir sont entrain de griller leurs cartes pour rien. L’inculture politique est un cancer au sein de la classe politique centrafricaine. A l’exemple du leadership, il nous faut un séminaire national sur le patriotisme pour sauver le pays.

Julien BELA 

 

 

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