BRUXELLES : LE DESTIN DE LA RCA SE JOUE A GUICHET OUVERT AVEC..

Mardi 15 novembre 2016 : 11h15

BRUXELLES : LE DESTIN DE LA RCA SE JOUE A GUICHET OUVERT AVEC UNE OFFRE A LA DIMENSION DE LA CRISE ET SES CONSEQUENCES

CEEAC, CEMAC, Nairobi (Japon), Union Africaine, Francophonie et enfin Bruxelles, la RCA reprend sa place au soleil, au sein de la Communauté internationale, en tant qu’Etat souverain et indépendant. La RCA est un pays respecté et respectable, avec des institutions républicaines propres. La séparation des pouvoirs fait partie du vécu des Centrafricains. La RCA renaît peu à peu de ses cendres.

Bruxelles constitue le levier économique pour le relèvement du pays. Trois mille milliards de dollars représentent les attentes du peuple centrafricain pour la relance des activités socio-économiques. Trois ans de crises militaro-politiques excessivement destructrices, semblables à un Tsunami qui a ravage le pays. Les préfectures, sous-préfectures, communes et villages, notamment l’Administration Centrale à Bangui, rien n’a échappé, y compris les incendies des maisons et des villages entiers.

Comme un seul homme, tous les Centrafricains sont mobilisés derrière leur président, Faustin-Archange Touadéra, pour convaincre la Communauté internationale. Les populations en exil, celles vivant sur les sites des déplacés, le tableau est apocalyptique, sombre et interpelle des actions d’urgence de la part de la communauté internationale. La dignité humaine, la survie du peuple centrafricain, la paix, la sécurité sont suspendues à Bruxelles. Touadéra sera face à un parterre de bailleurs de fonds, d’investisseurs, les grands groupes, les Etats amis de la RCA comme les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Canada, l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Nations Unies, la CEMAC, la CEEAC, le groupe de soutien à la RCA, la Grande-Bretagne, le Chypre, bref la liste est longue. La RCA est encore un pays vierge.

L’Assemblée Nationale est dynamique. Elle contrôle l’exécution du budget. C’est un atout majeur contrairement aux autres législatures que la RCA a connues. A l’époque, il faut que les enveloppes circulent pour que les députés votent à l’aveuglette les lois de la République, correctes, tordues, bancales, ce sont les enveloppes qui priment. Le contrôle parlementaire n’existe que de nom. Les députés se comportent en nécessiteux, en marchands d’illusions, en chasseurs de primes. Le pays et l’intérêt national passent au second plan. Chacun travaille pour lui-même et non pour le pays. Il en est de même de certains ministres du gouvernement Sarandji qui bloquent tous les projets susceptibles de donner du travail à la jeunesse centrafricaine. Membres du gouvernement, ils travaillent à l’échec de Touadéra, creusent la tombe du régime en place. Peut-on s’opposer à tous les intérêts de son propre pays ? Quel est ce genre de ministres ? L’opposition politique, l’adversité politique, n’ont rien de commun avec le blocage systématique des projets porteurs d’emplois, d’urbanisation, d’amélioration des conditions de vie de la population. Touadéra n’a même pas de vie de famille, entre deux avions pour porter les voix de ses compatriotes au-delà des monts et océans. Il n’y a rien de plus méchant, de plus hypocrite, de plus fourbe que d’entrer dans un gouvernement pour détruire tous les efforts de ce même gouvernement. C’est une grande première de voir des ministres se comporter de la sorte, véritable anti-chambre de la nuisance et de la négation de tous les efforts de progrès. Regardez-les, honteux et confus, fourbes et hypocrites, avec des calculs machiavéliques, des virgules dans le dos de Touadéra. L’honnêteté intellectuelle aurait voulu qu’on démissionne. Or, ils ont rasé les murs de Touadéra, jouant aux agneaux pour injecter leur venin mortel. Et ce sont de hauts cadres. Quelle culture, quelle éducation, quel patriotisme !

Des intellectuels, pires ennemis du progrès de leur propre pays, destructeurs de tout effort de développement, cela ne peut se voir qu’en Centrafrique. la reconstruction d’un pays en lambeaux comme la RCA est-il une affaire d’individus ? Ô temps ! Ô mœurs ! Pauvre président Denis Sassou Nguesso qui s’évertuait à exhorter les cadres centrafricains à sauver leur pays. Il a prêché dans le désert. Les cadres centrafricains sont atteints de nanisme intellectuel, aveuglés par la haine et la jalousie, prédateurs à l’exponentiel, irresponsables, incompétents, ingrats, profiteurs, industriels de rumeurs les plus négatives et les plus troublantes à longueur de journée. Ailleurs, sous d’autres cieux, c’est la compétition de talent, le génie du savoir-faire, les débats constructifs, les innovations, les nouvelles technologies, les inventions, les initiatives privées, la création d’entreprises, la confection de grands projets bancables, en RCA, la médisance, les coups bas, le colportage des mauvaises nouvelles, les ragots de mauvais augure, infestent le pays. Les Centrafricains sont plus tournés vers le passé que vers l’avenir, vers l’espoir, vers des horizons enchanteurs. La jeunesse centrafricaine est le reflet grandeur nature des cadres, inconsciente de son devenir. Quel pays !

 

Julien BELA

 

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