BANGUI : LES MAISONS DE LOCATION

Jeudi 12 Oct. 2017 : 08H04

BANGUI : LES MAISONS DE LOCATION OFFERTES AUX PLUS OFFRANTS

Le ras-le-bol des Centrafricains par rapport à la hausse des prix de maisons de location par leurs propriétaires persiste. Le constat est vrai et résulte des incessantes lamentations des locataires dues aux attitudes quelque peu inhumaines de certains propriétaires de maison de location communément appelés bailleurs. Ces  derniers violent les clauses du contrat de bail pour imposer des choses inacceptables aux paisibles locataires. Ce sont là des antivaleurs qu’il faut dénoncer. Ces propriétaires des loyers sont de deux catégories. Ceux qui sont compréhensifs et quelque peu tolérants. Nous ne traitons pas de ceux-là. Cependant, l’autre catégorie regroupe des logeurs aux attitudes bizarres, impulsives et imprévisibles. Ce sont des vrais méchants. Et ce sont leurs attitudes qui font que de nombreux locataires deviennent des Sans Domicile Fixe (SDF) souffrant d’une instabilité résidentielle. Il faut les voir, pauvres locataires, avec des bagages en mains ou dans les véhicules de déménagement aller d’un quartier à un autre ou d’un arrondissement à un autre à la recherche d’une nouvelle maison, parce qu’ayant été sortis brutalement de la maison, parfois sans préavis.

Comment se manifeste l’anarchie desdits logeurs ? D’abord quand le mois tend à sa fin, ils changent brutalement de comportement en procédant ainsi à certaines menaces verbales et gênantes à l’endroit des locataires. Ces menaces sont, entre autres, bientôt le robinet d’eau sera fermé les après-midi, donc prenez l’eau seulement le matin. Pas de bruits dans la parcelle, ceux qui ont des enfants doivent respecter cela. Pas trop de visiteurs dans la parcelle, et aucun visiteur n’est autorisé à utiliser des W.C. À 20 heures, le portail doit être fermé. Et tous ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas supporter ces indications, qu’ils libèrent déjà la maison car «ce n’est pas avec leur argent que j’avais construit cette maison». Propos frustrants et agaçants.

Et ensuite lorsqu’arrive l’échéance de payer le loyer et si, par hasard, l’on prend cinq à une semaine de retard, c’est là où ces logeurs sortent toutes leurs griffes de méchanceté, surtout quand ils vivent dans la même parcelle que leurs locataires. Chaque matin, il fait du porte-à-porte avec le front bien fermé en ayant une seule parole aux lèvres: «Je suis là». Une phrase qui veut tout dire. Et si la circonstance n’est pas souriante et fait que le locataire lui demandait de lui accorder encore quelques jours, c’est là où il sort toute la litanie de sales paroles sans avoir aucun respect pour son locataire. «Monsieur débrouille-toi à avoir l’argent du loyer, je ne peux sortir d’ici qu’avec mon argent». Et cette attitude amène le plus souvent à une dispute très sale entre lui et son locataire. Encore que cela se passe devant parfois les enfants et l’épouse du locataire.

Enfin, si le locataire à cet instant même se trouve dans l’incapacité de lui donner son argent, il procède par lui barricader la porte ou à lui confisquer quelques biens, le poste téléviseur, la table à manger, les fauteuils voire même le lit et autres, alors que les clauses du contrat ne disaient pas cela. Pire encore, au lieu de s’arrêter là, certains logeurs n’attendent que le moment des intempéries et sans préavis aucun, pour sortir les bagages de leurs locataires. Quel manque d’altruisme !

Oui ces derniers temps, il n’est plus rare de voir à Bangui écrit sur des murs, «maison à louer», surtout avec l’arrivée des Camerounais, Congolais de la RDC, qui a attisé la gourmandise des logeurs qui exigeaient deux mois de caution, voltige maintenant de cinq à six  mois de caution. Ainsi, hormis le caractère commercial des maisons en location, les propriétaires des loyers devraient aussi privilégier le caractère social et humaniste, car les loyers sont construits pour être habités, pourquoi alors ces agissements regrettables des logeurs ? La réglementation du secteur s’impose donc. Affaire à suivre !

D’où la nécessité de réglementer ce secteur qui reste quelque peu «rudimentaire» en ce sens que les locataires sont beaucoup abusés par leurs «logeurs» dans des quartiers populaires sans être inquiétés.  

 

Sinclair Aries

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×