ASSASSINATS DES CONDUCTEURS DES TAXIS-MOTOS,

Mercredi 13.12.2017 : 09H06

ASSASSINATS DES CONDUCTEURS DES TAXIS-MOTOS, DETONATIONS D’ARMES AU KM5, TUERIES ET  EXACTIONS EN PROVINCES : OU EST PASSEE LA CLASSE POLITIQUE ?

Il ne se passe pas un seul jour sans que des cas de braquages soient enregistrés à Bangui et à l’intérieur du pays. Au moins quatre conducteurs de taxis-motos ont été assassinés par des malfrats la semaine dernière. Des détonations d’armes ont été entendues ces derniers temps au km 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. Des pertes en vies humaines et des blessés ont été enregistrés pendant les échanges de tirs. Les tueries et les exactions sont devenues monnaie courante dans les villes de provinces. L’instabilité est entrain de prendre une dimension inquiétante en République Centrafricaine, malgré les multiples accords de paix signés entre les groupes armés, le gouvernement et la communauté internationale pour favoriser le retour à la paix et la stabilité dans le pays.

Mais la classe politique centrafricaine s’endort et attend juste une petite occasion pour déverser son venin sur les autorités du pays. Quelles sont les actions concrètes menées par les leaders et hommes politiques centrafricains pour arrêter les violences et exactions des groupes armés ? Pendant qu’on massacre, tue, pille, viole et incendie, cela n’a fait ni chaud ni froid à la classe politique centrafricaine. Et pourtant, beaucoup de députés qui siègent à l’Assemblée Nationale sont des leaders et hommes politiques. Peuvent-ils réellement prétendre se présenter à l’élection présidentielle de 2021 ?

« On reconnait un vrai maçon au pied du mur », dit-on. Les autorités centrafricaines et la communauté internationale se battent jour et nuit pour amener les groupes armés à la raison. C’est pourquoi le dialogue est choisi comme moyen de résolution pacifique de cette crise qui perdure. Le monde est aujourd’hui témoin de tout ce qui se passe dans le pays. Et nous osons croire qu’à un moment donné, la communauté internationale va opter pour une stratégie nouvelle afin de restaurer définitivement la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire. Hélas, personne ne veut reconnaître les efforts déployés par les autorités du pays et la communauté internationale.

L’incident survenu dans la procédure de la nomination des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la Cour Pénale Spéciale a fait couler beaucoup d’encres et de salives au sein des leaders politiques centrafricains. Une conférence de presse  a été animée à ce sujet par les soi-disant leaders de l’opposition. Mais lorsque la population civile est massacrée, ces hommes politiques mangent, boivent et dorment tranquillement dans leurs villas.

Il n’est pas surprenant d’écouter les leaders des groupes armés dénoncer les mains invisibles de certains hommes politiques centrafricains qui soutiennent les groupes armés et instrumentalisent la crise. Ils ne veulent plus condamner les violences des groupes armés de peur d’être dénoncés. Mais le moment venu, ils seront découverts nus comme un ver de terre. Les révélations fracassantes de feu Joseph Zoundéko, paix à son âme et d’Azor Khalid, mettant formellement en cause certains leaders politiques centrafricains et personnalités étrangères de soutenir les groupes rebelles à massacrer la population civile en sont des exemples palpables.

« Les oubanguiens ont lamentablement échoué. Il faut laisser la place à la future génération de faire son expérience », reconnaît un leader politique centrafricain que nous nous réservons le droit de le citer nommément. Si toute la vielle classe politique centrafricaine comprend comme cet homme politique, beaucoup de ceux qui se disent leaders et hommes  politiques auraient dû abandonner les affaires politiques au profit d’autres activités. L’exemple du jeune président français, Emmanuel Macron est là pour étayer nos propos.

Aujourd’hui, le monde est en perpétuelle mutation. La nouvelle génération bouge avec les nouvelles technologies. Il y a de nouveaux chercheurs qui creusent dans tous les domaines à travers des inventions et des innovations. Et pendant que les autres pays africains bougent, la République Centrafricaine marche toujours à reculons. Aucune vision, aucune politique digne de ce nom pour assoir la base du développement durable. Les vieux leaders politiques s’imposent à tous les niveaux de la vie active nationale, empêchant la future génération centrafricaine d’émerger comme les autres sous d’autres cieux.

Le  peuple centrafricain doit se réveiller de son sommeil pour prendre son destin en main. La population centrafricaine doit faire un choix utile et judicieux en 2021. C’est cette vielle classe politique qui a conduit le pays dans cette grave crise qui perdure encore. Aujourd’hui, les leaders politiques ne veulent plus reconnaître leurs fautes et se cachent toujours derrière les doigts de la main pour attiser la flamme de la haine et de la rancœur parmi la population.

 

Amedé NGUETE

 

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