ANDRE, UN RETRAITE, DEPOUILLE DE SA PENSION PAR ARLETTE

Vendredi 25 Novembre 2016 : 13h37

 

  ANDRE, UN RETRAITE, DEPOUILLE DE SA PENSION PAR ARLETTE

 

De nos jours, certains fonctionnaires de d’Etat qui sont admis à la retraite, se comportent comme de petits enfants. Alors que, si nos mémoires sont bonnes, ces anciens fonctionnaires ont joui de leur vie quand ils étaient encore en fonction. Car les coups d’Etat répétitifs, les rebellions, les mutineries n’existaient pratiquement pas. Ils sortaient avec leurs copines comme bon leur semble. D’autres avaient deux (2) à trois (3) épouses, sans compter les mille et un (1001) bureaux  dans les quartiers. Nous voulons parler ici des femmes, qu’ils entretenaient dans les différents arrondissements de la ville de Bangui et dans nos villes de province. La vie était belle pour eux, en ce temps-là. Mais qu’est-ce qu’ils cherchent aujourd’hui ? Pourquoi continuent-ils de courir derrière les « ma fille » malgré leur âge ? Comme dit un adage centrafricain,          « on  prépare le poisson avec de l’eau qu’il aime beaucoup », finalement André a récolté le fruit de ce qu’il aime tant à savoir le sexe féminin.

Nous ne vous disons pas assez, suivons tous le témoignage du prénommé Guy qui a assisté au dépouillement de la pension d’André par Arlette, une fille âgée de 21 ans.

« André est un père de famille. Il est âgé de 65 ans et a une femme et des enfants. Ses petits-fils sont aussi nombreux. Après qu’il est admis à la retraite, il s’est retiré dans un petit village dans la ville de Boda, que nous réservons le droit de donner le nom de ce village. Il cultive son champ et fait de l’élevage. Au mois de septembre dernier, André est descendu à Bangui pour percevoir sa pension de deux (2) trimestres. En venant, il a apporté quelques sacs de manioc et deux cabris qu’il a vendus. Durant son séjour à Bangui, il a habité le quartier Nzangognan chef l’un de ses frères. C’est ainsi que le matin du 15 septembre 2016, il s’est rendu dans sa banque pour percevoir sa pension. Il a été servi. Au lieu de rentrer directement à la maison, il a préféré se rendre dans un bar dancing pour prendre quelques bouteilles de bière. Or, en ce lieu, il y avait une jeune fille très brune, très jolie et qui ressemblait à une fée. André, ne pouvant supporter la beauté d’Arlette, lui a fait signe de venir s’asseoir à côté de lui. Arlette n’a pas hésité un seul instant à répondre à la demande. Elle s’est hâtée de venir prendre place devant André.

Eblouie par sa corpulence, son geste, André a commandé des bouteilles de bière. Tout en les buvant, ils ont commencé des conversations et Arlette glissait sa main sous la table pour caresser André. Des plats de poisson et de poulet furent encore commandés par le papa dans la foulée. Et ce soi-disant couple mangeait et buvait en même temps. Et André de lui dire, « vraiment je suis tombé amoureux de toi ». Et Arlette de lui répondre, « il y a un auberge dans le bar dancing ». Et le couple occasionnel s’est levé pour se diriger vers l’une des chambres de l’auberge.

Une fois dans la chambre, Arlette s’est mise à caresser le papa, à l’embrasser goulument, tout en le dépouillant de ses billets de Banque. Tellement que la caresse était forte, André a cru être au Paradis ou dans un autre monde et commençait déjà à somnoler. Profitant de cette opportunité qui est offerte à Arlette, elle est sortie et a pris la tangente, laissant le pauvre André à son triste sort. Quant il a ouvert les yeux, il n’a fait que constater l’absence d’Arlette. En fouillant dans ses poches, il n’a rien trouvé même pas une pièce de cinq (5) francs CFA,  Arlette a tout emporté.

Honteux et confus, il est sorti tête basse et s’est rendu à la maison avec des larmes aux yeux. Arrivé au domicile de son frère, la femme de celui-ci n’a pas attendu une seule seconde pour lui poser cette question, « pourquoi pleures-tu » ? Et André de lui répondre, « les godobé (enfants de la rue) ont piqué tout mon argent ». Or en réalité, c’est Arlette, une jeune fille qui a dépouillé André de sa pension et de l’argent de ses produits agricole et d’élevage ».

Et la rédaction de « Centrafric Matin » pose la question de savoir, est-il possible que des pères qui sont admis à la retraite, après avoir perçu leur dû, se comportent ainsi ? C’est vraiment regrettable. Quand on est âgé comme André, on doit plutôt se comporter comme un sage et prodiguer des conseils aux jeunes. Si André a été dépouillé de son argent par Arlette, à qui la faute ? Faut-il mentir aux gens que ce sont les godobé qui ont piqué l’argent ? Ce fait servira de leçon aux vieux papa qui continuent toujours de courir derrière les petites filles. Il en est de même pour ses filles qui courent derrière les grands papas, afin de leur soutirer frauduleusement de l’argent car « un bien mal acquis ne se profite jamais » et qu’elles peuvent perdre leur vie dans de telles pratiques.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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