AGEE DE 57 ANS, ELLE A L’APPARENCE D’UN ENFANT DE..

Vendredi 20.10.2017 : 10H09

AGEE DE 57 ANS, ELLE A L’APPARENCE D’UN ENFANT DE 12 ANS :

MENTALITES, COMPORTEMENTS ET FAÇONS DE FAIRE ….

Carte rca 06« Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé ». Malheureusement, tel ne semble pas être le cas en RCA, depuis son indépendance proclamée le 13 août 1960. Dans ce troisième millénaire où nous vivons sur la planète terre, marqué par la mondialisation et le développement rapide des nouvelles technologies de communication, avec toutes les conséquences qu’ils entraînent sur les pays, elle (la RCA) marche toujours à contre courant du développement et de l’évolution. Et pour preuve, les crises militaro-politiques récurrentes qu’a connues le pays depuis trois (03) décennies, n’ont pu donner de leçon de morale aux Centrafricains pour façonner positivement leurs mentalités, comportements et  façons de faire.

A titre d’illustration, nous partons de certains faits concrets vécus dans la société centrafricaine pour mettre en relief que notre thèse avancée est fondée et justifiée. A chaque crise militaro-politique survenue dans le pays, les Centrafricains en général, et les Banguissois en particulier, sont très enclins dans les actes de destructions et de pillages systématiques des édifices publics et privés, voire même ceux des particuliers. En agissant et en se comportant de la sorte, ils font fuir de la RCA bon nombre d’investisseurs, d’opérateurs économiques étrangers, mettant du coup en chômage forcé de nombreux compatriotes. Et l’Etat avec les fonds qu’il devait investir dans des projets de développement du pays, pour le bien-être de tout son peuple, est obligé de les orienter dans la réhabilitation, la réfection de ses édifices publics ( bâtiments administratifs) détruits et saccagés lors de ces malheureux évènements. Etant donné que la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, à travers le redéploiement de l’administration dans l’arrière-pays est un impératif catégorique qui s’impose aujourd’hui en RCA.

Un autre aspect des choses, ce sont les actes de vandalisme sur les installations de l’ENERCA, de la SODECA, de la SOCATEL … par des jeunes centrafricains malintentionnés, à la recherche des gains sordides sont légion à Bangui, la capitale. Quant aux bouchages de canaux d’évacuation des eaux de pluie par le dépôt de toutes sortes d’ordures en leur sein par les habitants de Bangui et ses environs, nous n’en parlons pas. Et c’est ce qui est à l’origine des inondations, occasionnant des effondrements, des écoulements des maisons, faisant de milliers de sinistrés sans moyens de subsistance.

A vrai dire, les Centrafricains n’ont aucun sens de l’Etat, aucune notion du patriotisme. Or, il s’est avéré que c’est «  le peuple qui incarne la souveraineté nationale », exprimée à travers les élections de ses dirigeants. De ce fait, l’Etat, c’est vous et moi, donc nous tous.

Mais en RCA, c’est tout à fait le contraire. D’où l’ « éternel recommencement », le « retour à la case départ ». A qui incombe donc la responsabilité de sous-développement et de la régression de la RCA, 57 ans après son indépendance ? C’est la question fondamentale qui devait interpeller la conscience de chaque fille et fils de ce pays. Au lieu d’accuser et de mettre tout sur le dos des dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’Etat, disons plutôt « qu’est-ce que j’ai fait pour mon pays » au lieu de dire « qu’est-ce que le pays a fait pour moi ». Et c’est en agissant ainsi que chacun de nous va contribuer efficacement à l’œuvre de la reconstruction de notre cher et beau pays, tant miné par des crises militaro-politiques récurrentes.

Le Petit YEKOA

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Date de dernière mise à jour : Ven 20 oct 2017

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