A POPULATION DE LA NANA-GRIBIZI LANCE UN APPEL ...

Jeudi 26 Jan .2017 : 10H35

LA POPULATION DE LA NANA-GRIBIZI LANCE UN APPEL AU GOUVERNEMENT ET A LA MINUSCA POUR RESTAURER L’AUTORITE DE L’ETAT

 

 

Les habitants de la Nana-Gribizi, ville située au Centre Nord de la République Centrafricaine, appellent le gouvernement et la Minusca à restaurer l’autorité de l’Etat. C’est depuis quelques années que les habitants de la Nana-Gribizi vivent sans la présence des autorités de l’Etat. Le chef-lieu de cette préfecture est envahi par des hommes armés de l’ex-rébellion Séléka venus de différents horizons. Ces hommes en armes sèment la terreur au sein des habitants de cette ville. Pillages, braquages à main armée … sont le scénario que vit la population au quotidien. Les cultivateurs de cette ville sont réduits au néant. Les champs de manioc sont détruits par le troupeau de bœufs des peuhls qui ont intégré l’ex-rébellion Séléka. Il y a de cela trois (3) ans que les cultivateurs de cette localité n’ont pas cultivé le champ. Ils sont immobilisés sur les sites des déplacés à cause de l’insécurité causée par les hommes armés de l’ex-rébellion Séléka basé dans cette localité. De plus, aucune Administration de l’Etat n’est opérationnelle dans cette préfecture de la Nana-Gribizi. Les bâtiments administratifs sont saccagés, les toitures enlevées. Une tentative de réfection de la résidence du préfet a été entreprise, mais hélas, après le dernier massacre de la population civile par les éléments de l’ex-rébellion Séléka, au mois de novembre dernier, cette résidence fut détruite.

Malgré la présence de la Minusca dans cette préfecture, elle est scindée en deux (2) camps. Les musulmans fusionnés avec les ex-rebelles de la coalition Séléka occupent le centre commercial qui est situé à l’autre côté des cours d’eau Nana et Gribizi qui forment le confluent au centre de la ville. Rappelons que certains bâtiments administratifs tels que : la gendarmerie, les bureaux des eaux et forets … sont occupés par ces hommes armés qui contrôlent le mouvement des véhicules, des taxi-motos, des piétons. Ils se considèrent comme de véritables agents de l’Etat et rendent compte de leur travail à leur chef. Certains compatriotes sont basés au camp des déplacés près de la base de la Minusca. Ils sont logés sous les bâches construites par les humanitaires ou par eux-mêmes. Leur condition de vie est difficile. Leur situation sanitaire  est menacée. Ils sont exposés à toutes maladies.

Ainsi, cette population de la Nana-Gribizi lance un cri d’alarme au gouvernement et à la Minusca de leur porter secours afin qu’ils reprennent leurs activités d’antan. Elle souhaite être libre comme les habitants d’ autres Sous-préfectures.

 

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA

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