10.000 LOGEMENTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES A CONSTRUIRE...

Jeudi 20 Octobre 2016 : 08h44

DIX MILLE (10.000) LOGEMENTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES A CONSTRUIRE DANS TOUTE LA RCA : LE MINISTRE DES FINANCES BLOQUE UN TEL PROJET

Faustin archange touaderapresident de la centrafriqueLes véritables ennemis de la RCA, ce sont les cadres et hommes politiques centrafricains. Il a fallu 42 jours aux partenaires (MEM/FPE) pour obtenir le « Protocole d’Accord de construction des 10.000 logements sociaux et économiques au profit de la RCA. Un document de six (6) pages seulement. Incroyable, mais pourtant vrai, en Centrafrique. Cependant, le ministre des Finances et du Budget, a été saisi pour la garantie bancaire depuis le 18 août 2016. A ce jour, la garantie bancaire n’est pas encore à la disposition des partenaires (MEM/FPE), qui moisissent à l’Hôtel. Malgré plusieurs injonctions du Chef de l’Etat, rien n’a été fait. Histoire de décourager les partenaires pour qu’ils s’en aillent et abandonnent la RCA. Touadéra doit prendre ses responsabilités.

Le ministre des Finances et du Budget se cache derrière la « Garantie de Souveraineté », un document qui n’apparaît nulle part dans les notes des partenaires. A-t-on mesuré l’impact d’un tel projet en termes d’emplois pour la jeunesse centrafricaine, en terme d’urbanisation de nos villes de provinces, y compris Bangui ? Qui va créer l’emploi pour les jeunes ? Le ministre des Finances et du Budget à notre entendement, doit travailler pour la République Centrafricaine et conformément à la politique menée par le président Touadéra. Malheureusement, il travaille pour lui-même. Le ministre de l’Urbanisme serait d’un parti allié à Touadéra alors, est-il au service de son pays ou au service de Touadéra ? Après le protocole d’accord, les partenaires attendent la cartographie d’implantations des logements sociaux à Bangui et dans toutes les sous-préfectures du pays. Comment de tels ministres peuvent rester au gouvernement pour devenir un goulot d’étranglement de tous les efforts et de tous processus de développement de leur propre pays ?

Le ministre des Finances est un rival à Touadéra, un candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. S’il a accepté d’entrer dans le gouvernement Sarandji, c’est pour appliquer la politique définie par Touadéra et donc servir son pays. Comment peut-il traîner les pieds pour décourager les investisseurs, les partenaires au développement de la RCA ? Cela fait plus de deux (2) mois qu’il les traîne dans l’Hôtel pour quelques documents seulement. Qui va donner du travail aux jeunes centrafricains frappés de chômage à mille pour cent ? Qui va urbaniser la RCA ? Il est donc question de limoger d’urgence de tels ministres qui sont des goulots d’étranglement à tout processus de création d’emplois pour les jeunes et de développement global du pays. Peut-on faire obstacle au gouvernement en étant ministre dans le même gouvernement ?

La « Garantie bancaire » est le seul document qui freine la mise en œuvre de ce projet. Toutes les banques de la place reconnaissent et mesurent l’importance d’un tel projet dans un pays en ruine comme la RCA, dévastée par les crises à répétition. Combien de fois le Chef de l’Etat va-t-il interpeller un ministre de son gouvernement sur un même projet ? Qu’en sera-t-il de Bruxelles ? Il y a péril en la demeure ! Dans un communiqué de presse, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), exhortait le gouvernement à faire des efforts pour donner du travail aux jeunes, afin de les détourner des armes. Le « Protocole d’Accord de Construction des 10.000 logements sociaux et économiques », a été signé très péniblement le 23 septembre 2016, par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat. Qu’en sera-t-il de la cartographie des zones de construction aussi bien à Bangui que dans toutes les sous préfectures ? Que ce soit Touadéra ou quelqu’un, c’est la RCA qui compte, qui en profite et se renforce. Les 10.000 logements n’appartiennent pas à Touadéra, mais aux fonctionnaires et agents de l’Etat, donc aux fils du pays. Un candidat à la présidentielle peut-il vraiment en arriver là ? Un cadre d’un parti politique qui s’affiche allié à Touadéra, peut-il avoir un tel réflexe, aussi rétrograde, digne de l’antiquité ? Est-ce la haine, la mauvaise foi, la méchanceté ou la jalousie ?

Un parti politique a pour ambition, la conquête du pouvoir. Un candidat à la présidentielle veut aussi conquérir le pouvoir. Le point de convergence, c’est le pays et le peuple centrafricain. Après les élections, il est question de répondre aux attentes du peuple centrafricain. Tous ceux qui entrent au gouvernement ont l’obligation de remplir patriotiquement le mandat de celui qui est élu, en attendant leur probable tour à la Magistrature Suprême du pays. Ce n’est pas pour mettre les bâtons dans les roues de celui qui est élu. « Si ce projet se concrétise, nous n’aurons plus d’arguments  face à Touadéra en 2020 », disent-ils. Pendant les cinq (5) ans de mandat, le peuple centrafricain lui demandera des comptes à la fin. Peut-on être dans un gouvernement et en même temps travailler pour l’échec de ce même gouvernement, en sciant la branche sur laquelle tout le gouvernement est assis ? Il n’y a qu’en Centrafrique qu’on peut voir des cadres de ce genre, « si ce n’est pas moi, rien … ». Et dire que c’est un haut cadre centrafricain qui a représenté le pays dans une institution financière internationale et qui a octroyé des fonds à d’autres pays en Afrique de l’Ouest, cela dépasse l’entendement humain. Et demain, il se présentera comme un blanc-saint, le sauveur de la République, le Messie des Centrafricains, l’agneau, alors que c’est un bourreau.

Julien BELA

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