04 ANS DE CRISE MILITARO-POLITIQUE...

Mr 15.03.2017 : 10H47

04 ANS DE CRISE MILITARO-POLITIQUE SUR FOND DE MANIPULATION ET DE SOUTIEN OCCULTE : PITIE, PITIE, PITIE ! NOUS VOULONS LA PAIX

 

Les ennemis de la république et du peuple centrafricain sont si nombreux, à telle enseigne que la crise perdure. Profitant de la faiblesse de l’Etat, chacun impose sa volonté et agit comme bon lui semble. C’est le cas du Tchad, du Cameroun et du Soudan, les trois pays voisins de la RCA qui se sont fortement impliqués dans la crise que les centrafricains ont traversé et continuent de traverser. Depuis le 10 décembre 2012, date d’entrer en irruption de l’ex-coalition Séléka, les mercenaires étrangers venus respectivement de ces pays cités ci-haut, font la pluie et le beau temps en République Centrafricaine en exploitant frauduleusement les ressources naturelles tout en massacrant, pillant, tuant, incendiant des maisons, des champs et greniers agricoles.

Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène, Aroun Gaye, pour ne citer que ceux-ci, sont tous des mercenaires d’origine tchadienne, faisant partie de l’ex-coalition séléka sous le commandement de Michel Djotodia qui a renversé le régime de François Bozizé, le 24 mars 2013. La Séléka est aujourd’hui divisée en plusieurs branches telles, le FPRC, le MPC, le RPRC, dirigés par les sanguinaires Nourredine, Alkhatim et feu Joseph Zoundéko. Ce sont eux qui demeurent réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et continuent de rendre la vie difficile à la population civile centrafricaine dans l’arrière-pays. Nourredine quitte la ville de Ndélé et entre au Tchad, en empruntant les villes de Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo puis Sido. Et ce, en présence des forces tchadiennes qui sécurisent la frontière entre ces deux (02) pays. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

Selon certaines sources dignes de foi et concordantes, c’est sur le territoire tchadien que Nourredine se ravitaille en armes, munitions et autres équipements militaires. Comment peut-on expliquer l’attitude des autorités tchadiennes vis-à-vis de ce comportement affiché par ce sanguinaire sur le peuple centrafricain ? Il y a certainement anguille sous roche.

C’est le même cas de figure avec le Soudan. Le général Moussa s’est installé au camp militaire des sapeurs-pompiers après la prise du pouvoir de la Séléka. Une partie de l’avenue Boganda allant du Conseil National de Transition (CNT) au Bureau d’Affaitement Routier Centrafricain (BARC), était considérée par les Banguisois comme le « couloir de la mort ». Les éléments du général Moussa dépossédaient les passants de leurs biens et tuaient les pauvres civiles parfois sans aucun motif. Personne ne peut nous dire le contraire car après le départ de ce dernier, des squelettes ont été découverts dans une fosse commune.

Et comme cela ne suffit pas, c’est le Soudan qui sert à Ali Daras et autres criminels de se ravitailler en armes et munitions de guerre. Nous venons d’apprendre encore que des militaires soudanais lourdement armés étaient venus prendre la population de Birao en otage et ont exigé le versement d’une somme. Pour quelle raison, Dieu seul le sait. Tout se passe comme si les autorités Soudanaises ne sont plus en vie.

Tel est aussi le cas de Sidiki. C’est un mercenaire de nationalité camerounaise qui occupe le Nord-ouest de la RCA en détruisant tout sur son passage. C’est le contingent camerounais de la Minusca qui sécurisait à l’époque la Zone occupée par Sidiki et ses hommes. Est-ce un pion des autorités camerounaises pour conquérir une partie du territoire de la RCA ? Une interrogation qui dépasse l’entendement humain. Nous venons aussi d’apprendre que les militaires camerounais sont entrain d’annexer une partie de la RCA. Est-ce possible ce qui se passe actuellement dans le pays ?

Nous continuons d’interpeller les autorités de ces trois pays sur les actes que leurs ressortissants sont entrain de poser sur les populations civiles centrafricaines.

Un observateur de la vie politique nationale serait tenté de dire que la RCA est partagée entre les puissances étrangères à l’allure où vont actuellement les choses. Les bonnes relations ne se nouent jamais avec les manipulations et les soutiens occultes aux groupes armés. Nous sommes des êtres humains aspirant à une vie décente.

 

Bénistant MBALLA

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