RJDH du 27 sept 2017

Mercredi 27.09.2017 : 09H25

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

NEGOCIATIONS ATTENDUES DE LA TROISIEME REVUE DE FACILITE ELARGIE DE CREDIT AVEC LE FMI

 

Le gouvernement entend négocier la semaine prochaine avec le Fond Monétaire International (FMI) sur la facilité élargie de crédit. Il s’agit des discussions relatives à la troisième revue amorcées. L’annonce de ces négociations est faite  ce 25 septembre par le chef de mission du FMI et le département centrafricain des Finances à Bangui.

Cette facilité élargie de crédit intervient un an et deux mois après celle conclue entre le gouvernement et le FMI en juillet 2016. En accordant cette facilité élargie de crédit, le FMI encourage le gouvernement à assainir les finances publiques et augmenter la pression fiscale en vue d’équilibrer les dépenses publiques. La mission d’évaluation du FMI intervient dans un contexte de révision à la baisse des prévisions de croissance de la République Centrafricaine par la banque centrale et les institutions de breeton Woods.

 Le chef de mission du fond monétaire international est optimiste de l’aboutissement des discussions et exprime son assurance. «Je suis en Centrafrique pour accompagner la mission de la troisième revue. Des discussions vont commencer la semaine prochaine ; et je suis confiant que le FMI contribue davantage au financement des besoins de la RCA comme d’autres partenaires, nous sommes là pour accompagner ce pays  dans les semaines à venir et je pense que cette troisième revue est bien partie » a-t-il dit.

Le Ministre des Finances et du Budget Henri Marie Dondra a indiqué que cette mission est arrivée pour constater l’effectivité de la gestion des finances publiques de son pays au regard des exigences du FMI. « Après ces discussions, la RCA pourra s’attendre à la troisième revue de la facilité élargie de crédit. Il s’agit pour la mission de vérifier comment les finances de la RCA sont gérées » a précisé Henri Marie Dondra.

Des sources proches du ministère des Finances indiquent que si les discussions sont concluantes, la RCA peut prétendre à un décaissement du fond monétaire à investir dans le secteur prioritaire à savoir la sécurité, l’éducation et l’agriculture pouvant permettre la poursuite des objectifs du développement durable.

La facilité élargie de crédit est un instrument permettant au FMI d’appuyer les Etats membres qui en font la demande ou ceux qui font face à des difficultés de la balance de paiement. La RCA négocie cette facilité élargie de crédit 11 mois après la table des bailleurs à Bruxelles.

 

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LA MAIN TENDUE DE TOUADERA A CERTAINS GROUPES ARMES AIGUISE L’APPETIT DES AUTRES

 

La ville de Bocaranga au nord du pays a atteint un pic de violence avec les exactions attribuées aux hommes de 3R de Sidiki depuis le samedi 23 septembre aggravant ainsi la situation sécuritaire et humanitaire alors que Faustin Archange Touadera plaidait pour le renforcement des troupes de la Minusca devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Les violences resurgissent deux semaines après la formation du gouvernement Sarandji 2 dans lequel les groupes armés font leur entrée inégalement répartie. Le MPC de Alkatim responsable présumé des violences armées contre la population civile en octobre 2016 à Kaga-Bandoro a décroché un portefeuille, le FPRC de Nouredine Adam cité dans plusieurs cas de violences au nord et au centre-est du pays s’est fait une place même si le patron récuse ce gouvernement dont ses membres font partie au bénéfice d’un dialogue politique inclusif qu’il réclame. Les Anti-Balaka signataires de l’accord de Rome sont aussi désormais Co-gestionnaires du pouvoir avec Faustin Archange Touadera au nom du gouvernement Sarandji 2.

Mais l’ouverture faite aux groupes armés, est loin de calmer les ardeurs des politico militaires bien au contraire. L’attaque des 3R à Bocaranga montre la fragilité de la main tendue de Faustin Archange Touadera qui doit renégocier la paix avec les abonnés absents du gouvernement qui détiennent les armes et qui se positionnent clairement comme des interlocuteurs crédibles pour qui le gouvernement doit discuter.

Toute la question est aujourd’hui de savoir jusqu’où la politique de Touadera sur la sécurité, le DDRR et la RSS peut aboutir à une paix durable. A la présidence de la République, on refuse d’admettre que la politique de la main tendue est un échec, alors qu’en face, les groupes armés sont droit dans leur botte et font fi du processus DDRR dont ils sont membres.

Touadera se targue d’être un rassembleur, les violences de Boccaranga constituent pour son gouvernement un baptême de feu et un rappel à l’ordre contraignant. Entre l’éthique politique et le choix stratégique pour la paix, l’écart est une pilule amère à avaler pour Sarandji.

 

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DES CENTRAFRICAINS DES USA INTERPELLENT LES NATIONS UNIES

 

Profitant de la 72e Assemblée des Nations-Unies qui s’est tenue à New York, la communauté centrafricaine des Etats-Unis a organisé une manifestation devant le siège de l’ONU pour interpeller les Etats membres pour que la Minusca applique intégralement  sa mission en Centrafrique.

Programmé depuis des mois, vêtus de pantalon noir et de tee-shirt rouge, les centrafricains résidents en Amérique du Nord (US Sewa) se sont finalement regroupés le 22 septembre devant le bâtiment de l’ONU pour demander la stricte application de la Résolution 2127 qui est la feuille de route de la Mission des Nations-Unies en Centrafrique.

Au micro de notre confrère Firmin Max Koyaweda, le Secrétaire général des centrafricains d’Amérique du Nord, Désiré Mbata-Ngombé a rappelé l’immobilisme de la Minusca face aux nombreuses tueries en citant de nombreux cas qui se sont perpétrés sous les yeux des Casques Bleus. Selon lui, « la Minusca n’a pas atteint son objectif » ajoutant que les centrafricains souhaitent « la fin de l’embargo sur les armes et le déploiement des Forces de défense centrafricaine ».

Dans cette droite ligne des revendications, au nom de ses compatriotes, Désiré Mbata-Ngombé a réitéré les propos du Président Trump sur « l’hypocrisie onusienne et sa lourde bureaucratie ». Tout comme de nombreuses ONG de défense des Droits de l’Homme, US Sewa a demandé que « les criminels de guerre soient jugés et non amnistiés ».

Cette manifestation n’a pas seulement rassemblé rien que les centrafricains, mais beaucoup d’autres nationalités se sont jointes à eux pour réclamer la paix en RCA. Des camerounais, chinois, américains, ont inscrit des mots sur leur pancarte demandant « la fin de l’embargo sur les armes et le déploiement des FACA ».

Présent à New York, le Président centrafricain F.A Touadera écouté le message de ses compatriotes dont une partie lui était destinée. La communauté centrafricaine des USA est à sa troisième manifestation pour alerter la communauté internationale sur la crise centrafricaine. Lors de cette Assemblée onusienne, l’Union Africaine, le Gabon et le Rwanda ont plaidé pour la République Centrafricaine.

 

 

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