RJDH : 30/10/2017

Lundi 30 Octobre 2017 : 08H46

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

PRES DE 700 ENFANTS REFUGIES REÇOIVENT DES KITS SCOLAIRES DE L’ONG ASA A BANGUI

Plusieurs enfants réfugiés et demandeurs d’asiles ont reçu des kits scolaires pour le compte de l’année scolaire 2017-2018 ce 26 octobre à Bangui. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA). Cette activité vise 653 enfants réfugiés.

Ce projet exécuté depuis deux ans par ASA couvre les réfugiés et demandeurs d’asiles urbains vivant à Bangui. L’appui du HCR à son partenaire ASA intervient un mois après la rentrée des classes dans le pays. Le kit comprend des accessoires complets pour les élèves de fondamental 1 et 2. Cette initiative est portée par Afrique Secours et Assistance sur financement du HCR.

Le HCR présente ses motivations d’accompagner les enfants réfugiés de cette manière  « il s’agit tout simplement d’encourager ses enfants et de leur permettre de comprendre que lorsqu’on est en exil, on n’a pas tout et qu’étant en exil, on peut profiter de la situation de calme qui est ici pour étudier. La Centrafrique offre le cadre pour pouvoir faire les études et grâce au projet que nous avons avec ASA, nous avons pensé également les appuyer en leur donnant des kits », a indiqué Pierre Atchom, chargé de programme au HCR.

La directrice pays de l’ONG ASA considère la particularité de cette année comme une innovation pour l’épanouissement des enfants réfugiés et demandeurs d’asiles « nous prenons généralement en charge la scolarité des enfants pour le public et ces enfants ont droit à des uniformes. Nous payons les inscriptions, mais cette fois nous ne faisons pas comme par le passé, nous avons remis des tables bancs pour renforcer les capacités en matière d’éducation », a insisté Eveline Adom, directrice pays de l’ONG ASA.

Un geste salué par les réfugiés comme le témoigne Antoine, un réfugié congolais de la RD, « c’est un geste fort qui fait du baume au cœur et nous ne pouvons que dire merci à ASA et ses partenaires ; car à travers elle, les parents qui n’ont pas de moyens peuvent inscrire et suivre leurs enfants », a-t-il relevé.

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LA POLICE ANNONCE LA SAISINE DES MUNITIONS DE CHASSE EN PROVENANCE DE CAMEROUN

1950 minutions de chasse en provenance de Cameroun ont été saisies ce 25 octobre à Béloko. L’information a été confirmée au RJDH par la police de frontière ce 26 octobre.

La République Centrafricaine et le Cameroun partagent une frontière commune et sont tous deux membres de la communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Le coup de filet de la police intervient dans un contexte où le Cameroun est cité dans le rapport des Nations Unies comme pays de provenance où les groupes armés s’approvisionnent en arme et alors que le pays vient de lever les restrictions sur la libre circulation des personnes membres de la communauté.

Baudoin Narcisse Yakendé, commissaire de police de Béloko fait des précisions sur l’opération. « Un présumé auteur de trafic de munition a été arrêté suite à des informations à notre possession à Béloko alors qu’il détenait dans son sac des minutions de chasse qu’il avait achetées à Garoua-Boulai entre les mains des sujets camerounais dont leurs noms ne sont pas encore identifiés», a précisé le commissaire.

L’Art.265 du code pénal de la République Centrafricaine alinéa 1 stipule que : « le trafic illicite ou la tentative de trafic illicite d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions sera puni comme la fabrication ou la tentative de fabrication d’armes à feu ».

Le parquet de Bouar ayant compétence selon nos sources, a été saisi au sujet de l’arrestation et un transfert est en cour pour leur inculpation. Cette opération confirme l’inquiétude soulevée par les experts des Nations Unies et d’autres rapports sur le flux des armes dans le pays.

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CONGO-BRAZZA : PLUS DE VISA D’ENTREE POUR LES RESSORTISSANTS DE LA CEMAC

La libre circulation des ressortissants de la  Communauté économique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC) est effective depuis le 23 octobre au Congo Brazzaville. Il est le quatrième pays de la CEMAC  à mettre en application les dispositions de l’Acte additionnel n° 08/05 – CEMAC – CCE du 25 juin 2013.

Les ressortissants de la CEMAC sont dispensés de visa d’entrée au Congo Brazza depuis 3 jours. Par cette décision, Brazzaville a entériné les dispositions de l’Acte additionnel N° 08/05 – CEMAC – CCE du 25 juin 2013 sur la libre circulation dans l’espace CEMAC.

Dans la circulaire signée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation annonce, Raymond Zephirin Mboulou, « tout ressortissant de l’un des pays membres de la CEMAC ci-après : Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale et Tchad, détenteur d’un passeport biométrique en cours de validité n’est plus soumis à l’obligation du visa d’entrée ou d’autorisation de sortie pour tout séjour en République du Congo ne dépassant pas 90 jours ». Au-delà des 90 jours, les ressortissants de la CEMAC ont l’obligation de respecter les règles de droit commun applicables à tout citoyen d’origine étrangère (visas, carte de séjour, etc.)

Par cette décision, et à pas de tortue, la CEMAC marque un grand pas dans l’intégration sous-régionale. Sur les six (06) pays membres de cet espace économique, seuls la Guinée Equatoriale et le Cameroun exigent le visa d’entrée sur le territoire aux autres ressortissants de la communauté. Si ces deux derniers mettent en application l’Acte additionnel N° 08/05 – CEMAC – CCE du 25 juin 2013 sur la libre circulation dans l’espace CEMAC, l’on pourrait croire à l’émission du passeport CEMAC qui a du plomb dans l’aile.

Espace économique dont la plupart de ses membres sont producteurs de pétrole à l’exception de la République Centrafricaine, la libre circulation  dans cette sous-région devrait  propulser  les  échanges  commerciaux intra-régionaux.

 

RJDH

 

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