RCA : DES VIOLENCES A KAGA BANDORO FONT 50 MORTS

Mardi 18 Oct. 2016 : 08h54

 

RCA : DES VIOLENCES A KAGA BANDORO FONT 50 MORTS

Kaga bandoro

 La ville de Kaga-Bandoro a renoué avec les violences meurtrières. Tout a commencé, il y a près d'une semaine, dans la nuit de dimanche à lundi dernier. Des ex-combattants Séléka ont tenté de voler un groupe électrogène de la radio Kaga. Ils sont pris à partie. L'un des voleurs est tué.

C'est ainsi que le lundi suivant, vers 05 heures du matin, les ex Seleka, lourdement armés, s'en prennent, en représailles, à la population, en faisant du porte-à-porte. Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de la ville, ces ex combattants ont incendié plusieurs dizaines de maisons, obligeant la population à chercher refuge vers l'aérodrome.

Suite à ces violences, le contingent sénégalais de la MINUSCA est déployé dans la ville.

Des réactions

Selon le ministre de la Sécurité Publique, Jean-Serge Bokassa, « le gouvernement ne peut plus continuer de dialoguer avec ces groupes armés qui sont à l'origine de cette insécurité ». Il déplore par ailleurs l'inefficacité de la MINUSCA déployée dans la ville.

Le cardinal centrafricain, Dieudonné Nzapalainga s'est entretenu jeudi dernier avec le président de la République ,Faustin-Archange Touadéra par rapport à cette crise. L'entretien a principalement porté sur l'attaque de l'évêché de Kaga-Bandoro par des groupés armés.

Pour le cardinal, il faut agir pour arrêter ces violences, s'est-il exprimé au micro de nos confrères de Radio Notre-Dame.

Samedi, au cours d'une assemblée générale tenue à Bangui, les ressortissants de la Nana-Gribizi dénoncent ces événements meurtriers survenus à Kaga-Bandoro et dans des villages environnants. Selon eux, au moins une centaine de personnes ont été tuées dans des violences de trois (3) jours. Un bilan qui contredit la trentaine de morts avancée par la Minusca. Les ressortissants de Nana-Gribizi demandent par ailleurs le déploiement des FACA (Forces Armées Centrafricaines, NDLR) dans la région.

Efforts

« Aujourd'hui, toute la population est bloquée, pas d'activités, ni au marché, ni au champ », explique Jean-Louis Ndama, l'un des députés de Kaga-Bandoro.

Face au regain de violences, la journée de samedi a été décrétée journée de deuil et de prière en mémoire des victimes de Kaga -Bandoro.

La ministre des Affaires Sociales, Virginie Mbaïkoa a effectué une mission à Kaga – Bandoro le même jour, pour s'enquérir de la situation sécuritaire dans la ville. Le président de la République Faustin-Archange Touadéra et le représentant du secrétaire général des Nations-Unies, Parfait Onanga-Anyanga se rendront eux aussi le lundi 17 octobre sur les lieux.

Cette nouvelle crise sécuritaire à Kaga -Bandoro se déroule au moment où, des efforts sont faits pour le désarmement des ex-combattants sur l'ensemble du territoire national.

Afrique Actualité

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