NOURREDINE ADAM, ALI DARAS, MAHAMAT..

Vendredi 21.07.2017 : 10H08

NOURREDINE ADAM, ALI DARAS, MAHAMAT ALKHATIM, SIDIKI… DEPOSEZ LES ARMES POUR FAIRE LA PAIX, LA CRISE A TROP DURE

Chefs rebelles« Nous sommes fatigués », disaient les représentants des groupes armés signataires de l’accord politique et de cessez-le feu immédiat de Sant’ Egidio à Rome le 19 juin dernier. Leurs compatriotes, les Centrafricains ont clamé et continuent de clamer haut et fort qu’ils sont aussi fatigués, qu’ils veulent la paix, rien que la paix sur toute l’étendue du territoire national. Le sang a trop coulé sous le pont. Les blessés, les veuves, veufs, orphelins ne se comptent plus. Les maisons d’habitation, les édifices publics et privés incendiés sont indéterminés, difficile à donner un chiffre exact.

La balle est désormais dans le camp des chefs rebelles, tels Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène, Sidiki, sans oublier Maxime Mokom, considérés par le peuple centrafricain comme les tueurs patentés. Ils doivent aujourd’hui prouver aux Centrafricains qu’ils sont réellement fatigués et veulent tourner la page sombre de l’histoire centrafricaine. De ce fait, ils doivent entreprendre des dialogues permanents entre eux pour résoudre leurs différends. Car, dans un conflit armé, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Ali Daras de l’UPC, même si ses hommes sont lourdement armés, ne pourra vaincre Nourredine Adam, et vice versa. Il en est de même pour Sidiki qui ne pourra pas triompher sur Mahamat Alkhatim et consorts. Chacun a ses limites. Même si Abdoulaye Hisène dit qu’il est immortel, il peut être rattrapé par un enfant de six (6) ans. Il n’y a pas un individu plus fort que tout le monde. Hitler avait pour ambition, en déclenchant la 2ème guerre mondiale, de conquérir le monde entier. Est-il parvenu à réaliser son dessein ? A-t-il atteint son objectif ? Nous ne le pensons pas. Il a fini par être capitulé et s’est suicidé lui-même. Ses ambitions belliqueuses ont fondu comme du beurre au soleil.

Saddan Hussein d’Irak, Mouammar Khadafi de la Lybie et tant d’autres présidents de ce monde qui se croyaient plus forts que tous, où sont-ils aujourd’hui ? Ils ne sont plus de ce monde. Certains individus plus forts qu’eux les ont poussés à la porte. Vous connaissez aussi bien que nous les circonstances de leur mort. L’arsenal de guerre qu’ils avaient à leur portée s’est répandu dans la nature. Ils se sont retrouvés nus comme un ver de terre ou lombric. Ceux qui les soutenaient mordicus, leurs gardes de corps et certaines puissances de ce monde les ont lâchés. Ils sont tombés un à un comme une orange pourrie qui se détache de sa branche. Ils ont terminé leur vie dans la misère, la fuite à la recherche d’un abri comme ce fut pour leurs victimes.

C’est pourquoi nous exhortons les chefs rebelles cités ci-haut et tant d’autres à déposer les armes pour faire la paix. La crise a trop duré. Cinq (5) ans de souffrance, de misère, d’errements des Centrafricains d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr pour échapper à la furie des hommes en armes, c’en est assez. Les chefs rebelles doivent se concerter, se parler entre eux, sensibiliser leurs éléments sur le terrain afin que cessent les détonations d’armes de tout calibre. Ils doivent profiter de cette accalmie précaire qui règne sur l’ensemble du territoire pour mettre en œuvre le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR)  afin de soulager la peine des Centrafricains. Car nous pensons pour notre part que  le salut du peuple centrafricain ne peut venir que de la mise en application effective de ce programme.

Des efforts sont consentis aujourd’hui par le gouvernement de Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra pour que ce processus réussisse. Mais nous avons l’impression que certains centrafricains malintentionnés tirent les ficelles vers eux. Ils veulent que la crise s’éternise car ils y ont trouvé leur compte. Ils continuent de financer, d’armer les rebelles. Mais pour quel but, dès lors que leurs frères, sœurs, amis et connaissances, ont perdu leur vie dans cette crise larvée ? Les sous-marins torpilleurs, les assoiffés de pouvoir comprendront-ils un jour qu’ils sont entrain de détruire à petit feu la RCA que nous a léguée le feu président fondateur Barthélémy Boganda ? C’est vraiment triste. Et pourquoi nous accusons toujours les autres d’être à l’origine de nos malheurs alors que c’est nous qui causons du tort à notre pays et à nos concitoyens ? Un étranger ne peut venir en RCA faire ce qu’il veut. Il est toujours soutenu par des compatriotes parce qu’ils leur donne quelques billets de banque. Et le pays qui meurt, qui subira les conséquences ? N’est-ce pas vos compatriotes centrafricains ?

Nourredine Adam, Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hisène, Sidiki, Maxime Mokom, vous avez certainement perdu des proches, des biens dans cette crise. Alors, pourquoi persister dans la violence sachant d’avance que la voie que vous avez utilisée ne vous servira à rien ? De grâce, revenez à de bons sentiments. Ecoutez les cris de détresse des Centrafricains, car un adage dit, « voix populi, voix Dei », « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». Enterrez définitivement la hache de guerre pour faire la paix. Les yeux des Centrafricains et du monde entier vous observent.

Ayez d’égard pour vos compatriotes qui souffrent sur les sites des déplacés et les refugiés. Ils veulent revenir dans leurs villages respectifs, leur pays pour qu’ensemble nous reconstruisions notre pays tombé plus bas que terre.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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