LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS, ..

Mardi 11 Juillet 2017 : 10H20

LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS, OUTILLES SUR « LA COUVERTURE MEDIATIQUE DES PROCEDURES JUDICIAIRES », SELON LE DROIT POSITIF CENTRAFRICAIN

Une quarantaine de participants (journalistes, attachés de presse, étudiants et enseignants du département de science, de l’information et de la communication) ont pris part à un atelier de formation qui s’est déroulé du 04 au 07 Juillet 2017 à l’Alliance Française de Bangui. Organisé par la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) et l’Observatoire des Medias en Centrafrique (OMCA), en partenariat avec l’ambassade de France à Bangui et la Minusca, cet atelier avait pour objectif de doter les professionnels des medias d’une bonne connaissance de « la couverture médiatique des procédures judiciaires » selon le droit positif centrafricain. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été marquée par trois (03) discours, notamment du représentant de l’ambassadeur Français à Bangui, du Directeur de la division justice et affaires pénitentiaires de la Minusca et du président du Haut Conseil de la Communication (HCC). Ils ont tous réaffirmé leurs engagements d’accompagner la réforme du secteur judiciaire et de soutenir les journalistes qui doivent exercer leur métier dans le respect du code d’éthique et de la déontologie, afin de relayer à la population une information juste et équitable. Comprendre la définition de l’infraction et sa classification permet d’abord à un journaliste de savoir s’il y a eu effectivement  la violation d’une règle de la loi qui peut engager de poursuites contre le présumé auteur de l’acte et de connaitre la compétence des juridictions, des animateurs et auxiliaires de justice qui pourraient avoir habilité à trancher le litige. C’est ce qui était ressorti de la première communication sur, « l’introduction à la procédure pénale et les acteurs de la justice », présentée par Fortuné Dacko, directeur adjoint de la division justice et affaires pénitentiaires de la Minusca. Le procès pénal s’ouvre sur deux (02) phases à savoir : l’enquête préliminaire et l’instruction préparatoire. L’enquête préliminaire, souvent confiée à la police correspond d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs en vue de les présenter aux magistrats du ministère public. Par contre, l’instruction préparatoire, appelée « information judicaire », est la phase au cours de laquelle un juge spécialisé, appelé juge d’instruction, est saisi afin d’enquêter sur des faits susceptibles d’être constitutifs d’un crime ou d’un délit. Toutefois, des voies de contestation sont  ouvertes aux parties qui ne sont pas satisfaites de la décision rendue. Pour l’exécution de la peine, le procureur général et le procureur de la république peuvent requérir la force publique. Quant à la partie civile, elle peut utiliser les voies d’exécution de droit commun.  C’était aussi l’essentiel dégagé de la seconde communication qui avait porté sur, « la procédure pénale avant l’audience publique : l’enquête préliminaire et l’instruction préparatoire », présentée par Michel  Romaric Azalou, de la division justice et affaires pénitentiaires de la Minusca.  « La RCA et les juridictions spéciales : justice de transition-CPS-CPI », constituait le troisième panel présenté respectivement par Alain Tolmo, substitut du procureur de la CPS, Didace Nyirnkwaya, officier affaires judiciaires unité d’appui Minusca à la CPS, Bruno Hyacinthe Gbiegba, avocat à la cour et Gervais Bodagay du bureau extérieur de la CPI. La justice transitionnelle intervient dès lors comme un élément complémentaire aux structures existantes en panne ou inefficace à cause du conflit. Elle est mise en place afin de faire face aux défis auxquels certaines sociétés sont confrontées, notamment lorsqu’elles passent d’un régime autoritaire à un régime démocratique. La RCA, Etat partie au statut de Rome de la CPI, fait l’objet d’examen de cette dernière, à la suite de sa saisine par le gouvernement de transition de ce pays, en mai 2014. La Cour Pénale Spéciale est inscrite dans une perspective de complémentarité avec la CPI. L’objectif de la justice transitionnelle est de lutter contre l’impunité et garantir un lendemain meilleur aux citoyens. (Suite au prochain numéro)

   Bénistant MBALLA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire