LE DIALOGUE DE KHARTOUM ET LA QUESTION ...

CMN°2898 du Jeudi 14.02.2019

LE DIALOGUE DE KHARTOUM ET LA QUESTION DE LA DECENTRALISATION EFFECTIVE DES REGIONS DE LA RCA

C’est sous le régime de feu président Ange-Félix Patassé, paix à son âme, du Mouvement de la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), que les élus de la nation avaient voté une loi portant Décentralisation de la RCA. A cet effet, le pays est administrativement divisé en six (6) régions. Et une région est le regroupement de deux (2) ou trois (3) préfectures suivant leurs superficies et leurs nombres d’habitants.

La région N°1 regroupe les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-M’Poko ;

N°2 : préfectures de la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéi et la Nana-Mambéré ;

N°3 : Ouham-Péndé et Ouham ;

N°4 : Kémo, Nana-Gribizi et Bamingui-Bangoran ;

N°5 : Ouaka, Haute-Kotto et Vakaga; et enfin

N°6 : Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou.

Il est donc question de passer de l’Etat unitaire où tous les pouvoirs de prise de décisions sont concentrés à Bangui, la capitale, à un Etat décentralisé où les régions ont du moins une autonomie administrative et financière de gestion de leurs patrimoines. Ce qui va leur permettre de se développer sur le plan socio-économique tout en tenant compte de leurs propres réalités.

Fort malheureusement, depuis plus de quinze (15) ans après la chute du régime de feu Patassé, cette loi de décentralisation de la RCA n’est restée qu’un vain mot, dénué de tout son sens. Incroyable, mais pourtant vrai.

Et le patron de la nébuleuse coalition Séléka, Michel Djotodia, après son coup d’Etat du 24 mars 2013 contre le régime du général président François Bozizé du Kwa Na Kwa (KNK), disait : «  l’une des causes qui nous a poussés à prendre par force le pouvoir de Bangui, c’est la marginalisation des régions Nord du pays ». Allez-y donc deviner le reste.

C’est ainsi que l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale de Khartoum au Soudan entre le Gouvernement et les 14 groupes armés, a mis un accent particulier sur la décentralisation effective de la RCA. Il faut donc accélérer son processus de la mise en application dans le vécu quotidien du peuple centrafricain.

Gageons que pour cette fois-ci, le gouvernement, avec l’aide financière de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, va tout mettre en œuvre pour que la décentralisation du pays soit effective dans un bref délai.

 

Le Petit YEKOA

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