LA COUR PENALE SPECIALE, UNE CHAUDE PATATE POUR LES CRIMINELS

Vendredi 16 /12/2016 : 10H49

 

LA COUR PENALE SPECIALE, UNE CHAUDE PATATE POUR LES CRIMINELS ET BOURREAUX DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Après la table ronde de Bruxelles, les choses se précisent davantage en République Centrafricaine. C’est le cas de la Cour Pénale Spéciale (CPS), créée pendant la transition pour enquêter et juger les auteurs, coauteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme en RCA, et ce, depuis la rébellion du président déchu François Bozizé et celle de l’ex-coalition Séléka, déclenchée en décembre 2012. Or, depuis que les choses sérieuses commencent à se pointer à l’horizon sur la mise sur pied effective de la CPS, certains leaders des groupes armés et politiques, ayant connu leur sort, n’arrivent pas à fermer les yeux de nuit. C’est ainsi que nous assistons ces derniers temps aux agissements diaboliques des leaders des quatre (4) groupes armés de l’ex-coalition Séléka à savoir, le FPRC, l’UPC, le MPC et le RPRC qui s’affrontent quotidiennement dans les régions du Centre-Est et du Sud du pays, et ceux de certains partis politiques à l’exemple du KNK, qui sollicite coûte que coûte aux nouvelles autorités du pays la tenue d’un dialogue politique inclusif.

Malgré tous les efforts entrepris par les autorités centrafricaines et la communauté internationale à travers le dialogue pour faire la paix, les quatre (4) branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka que nous avons citées ci-haut, ne jurent que pour la guerre. Pour preuve, ce sont ces quatre (4) groupes armés qui bloquent en ce moment le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers sont en exécution. Le chef de l’Etat était allé les rencontrer à maintes reprises pour les conseiller afin qu’ils puissent déposer les armes. Ils ont fait la sourde oreille et continuent de persister dans les crimes et massacres des populations civiles. Pourquoi ces quatre (4) groupes qui sont des meilleurs amis à l’époque sont devenus brusquement aujourd’hui des pires ennemis ?

Justement c’est parce qu’ils savent que leur fin a déjà sonné. Raison pour laquelle, ils s’affrontent tous les jours pour permettre aux uns et aux autres de profiter de la situation pour se réfugier et s’échapper à la justice et notamment la CPS qui est sur le point d’être une réalité. C’est comme le témoignage fait par un habitant de la ville de Bria qui a requis l’anonymat : « Nous avons appris qu’ils ont déclenché ces affrontements entre eux, simplement pour permettre à leurs chefs de fuir et se réfugier sous d’autres cieux afin d’échapper à la justice ». Et nous osons croire que c’est une réalité, concernant le cas d’Ali Daras qui se déplace en ce moment d’une ville à une autre. Est-ce pour se réfugier au Soudan ? Difficile de le dire. Mais à l’allure où vont les choses, tout est possible car le gouvernement actuel ne dispose pas encore de ses moyens de politique et précisément l’armée nationale pour sécuriser l’ensemble du territoire et surtout nos frontières. Donc il est bien possible que ces leaders des groupes armés récalcitrants puissent fuir et se réfugier ailleurs pour échapper à la justice.

Il en est de même du parti KNK qui demande aux autorités centrafricaines de tenir un dialogue politique inclusif, permettant au président fondateur dudit parti de revenir en RCA. Une telle demande est synonyme d’amnistier Bozizé afin qu’il échappe à la justice. Bozizé lui-même sait ce qui l’attend. Si la CPS à jugé utile d’enquêter sur les violations des Droits de l’Homme commises en RCA depuis la période de 2003, cela implique sans doute la responsabilité de ce dernier dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité commis dans les régions du Nord-est au moment de sa rébellion. C’est pourquoi, nous avons dit que la CPS est une chaude patate pour les criminels et bourreaux du peuple centrafricain. Personne ne doit échapper à la CPS, pour donner le véritable sens à « l’impunité zéro ». C’est pour autant dire que les carottes sont définitivement cuites pour tous les ennemis de la République Centrafricaine par la confirmation de la CPS.

 

Bénistant MBALLA

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