VERS LA NOUVELLE AFRIQUE DU XXIEME SIECLE :

Lundi 27 mars 2017 : 10H15

VERS LA NOUVELLE AFRIQUE DU XXIEME SIECLE : LE CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE EST UN OUTIL DE DEVELOPPEMENT ET NON UN INSTRUMENT DE MILITANTISME STERILE ET AVEUGLE

La Jeunesse centrafricaine est désespérée, elle n’a plus de repère. Elle manque d’identité, mais et surtout, elle manque d’emplois. Le chômage est endémique depuis plus de trente (30) ans. C’est un goulot d’étranglement. La lutte contre le chômage doit être menée sur deux fronts : premier front est gouvernemental. Il doit créer un fonds de garantie à l’entreprenariat. Faut-il encore renforcer les capacités des jeunes qui s’engagent dans cette aventure passionnante, exaltante, mais un dur labeur. Ce n’est pas facile, car il faut savoir serrer la ceinture pour pouvoir avancer, vaincre les obstacles, réussir et aller de l’avant.

Le second front est représenté par le secteur privé, un acteur principal et incontournable dans la lutte contre le chômage des jeunes. L’usage de l’outil informatique et des nouvelles technologies, est un atout majeur. Ceux qui défendent le continent, ce sont les jeunes. Le Conseil National de la Jeunesse de Centrafrique (CNJ-CA) sait-il qu’il existe un Conseil Mondial de la Jeunesse qui veut valoriser le travail et l’énergie des jeunes ? Mme Ediola Pashollari en est la Secrétaire générale mondiale. Le Conseil Mondial des Jeunes assure la promotion des jeunes et des organisations de jeunesse. Le Conseil Mondial des Jeunes coopère avec les agences des Nations Unies, DPI, UNAIDS, UNEP, UNESCO, UNFPA, UNICEF, UNCTAD, et bien d’autres agences à travers le monde. La jeunesse centrafricaine à travers le monde, manque de vision, de stratégie et de programme. Le leadership est la préoccupation essentielle dans les domaines de la population, de la santé, de l’emploi, de l’entrepreneurship, la globalisation, la démocratie, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’environnement, la participation des jeunes au processus des décisions qui les engagent, les droits de l’Homme, le développement humain et le leadership.

Les Conseils Nationaux de Jeunesse sous d’autres cieux, jouent un rôle fondamental et vital. Ils n’attendent pas le gouvernement. En collaboration avec le Conseil Mondial de la Jeunesse, des fora, des symposium, des ateliers, permettent aux jeunes de se responsabiliser, de prendre conscience de leur capacité, de leur génie, de leur potentialité. Il revient aux jeunes seuls d’exprimer leurs besoins, leurs attentes, leurs ambitions. Les gouvernants ne doivent pas décider en lieu et place de la jeunesse. Il faut placer les jeunes devant leur responsabilité. Un gouvernement en Afrique a réuni d’imminents experts pour mécaniser l’agriculture, afin de sédentariser les jeunes. Une manière d’arrêter l’exode rural et l’émigration clandestine. Cette politique a été un échec cuisant, puisque la jeunesse n’a pas été associée, elle n’a pas été impliquée au processus d’élaboration de ce projet. Au lieu de la culture mécanisée, les milliers des tracteurs ont servi au transport et donc à autre chose. Ce n’est pas le vœu de la jeunesse. La jeunesse doit elle-même concevoir sa destinée, élaborer ses projets, en être l’alpha et l’oméga de son exécution.

Pour en arriver là, il faut que la jeunesse soit informée, structurée, puis formée pour mettre en valeur leur génie, leur invention, leur esprit d’initiative et de créativité. Le gouvernement court après la paix pour faire repartir chez eux les déplacés et les exilés. De l’autre, relancer les activités socio-économiques. La route est encore longue. La jeunesse doit s’ouvrir au monde, explorer les opportunités, se forger un destin. Le Conseil National de Jeunesse doit s’accrocher griffes et ongles au Conseil Mondial de la Jeunesse pour sortir du carcan du chômage, briser le cercle de la misère et de la pauvreté. Le pays est totalement dévasté, totalement délabré. La Fonction Publique est saturée. D’ailleurs, les candidats à l’intégration sont des néo-analphabètes, impropres à la consommation de l’administration publique. Beaucoup n’ont plus le niveau requis pour être intègrés. C’est à la limite un crime d’intégrer des néo-analphabètes.

Le Conseil National de la Jeunesse est un instrument de développement, de formation à l’entrepreneuriat, à l’initiative privée, à l’esprit de créativité, d’innovation qui peuvent mettre en exergue, le génie créateur, le génie inventeur, le génie innovant de la jeunesse centrafricaine.

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), doit avoir un plan d’action étalé sur cinq (5) ou dix (10) ans. Le Conseil Mondial de la Jeunesse peut aider le CNJ Centrafricain en conseil, en expertise, en renforcement de capacité, en expérience, en savoir-faire. Le CNJ Centrafricain peut monter des projets avec le concours du Conseil Mondial de la Jeunesse, drainer des fonds d’investissements en faveur de la jeunesse centrafricaine, toutes catégories sociales de jeunesse confondues. Le CNJ Centrafricain est victime de manque de vision, de compétence, de clairvoyance, d’irresponsabilité.

Le secteur privé capable de résorber le chômage, est inexistant. Le CNJ Centrafricain est devant un terrain vierge qu’il peut occuper à satiété. Il n’y a pas que le gouvernement pour mobiliser les investisseurs, drainer de l’argent dans le pays. « Vers une nouvelle Afrique du XXIème siècle », est un message fort envoyé à toute la jeunesse africaine. L’avenir appartient à l’enfance et à la jeunesse. La jeunesse doit occuper ses chaînes au sein des instances de décision. La jeunesse doit elle-même poser son problème, son diagnostic et y apporter des solutions idoines. Pour y arriver, il faut que la jeunesse soit responsable, consciente de la situation, du chômage, de la pauvreté. Il faut donc des partenaires qui peuvent plaider sa cause à l’échelon international. Le Conseil Mondial de la Jeunesse est un creuset pour aider les jeunes à se prendre en charge. Il est donc hors de question de croiser les bras et de dormir sur ses lauriers pour attendre la providence. Il faut se jeter à l’eau et mouiller le maillot, serrer la ceinture, pour sortir les jeunes de la spirale du chômage endémique. Il faut agir pour donner un sens à son destin. L’agriculture, l’élevage, la pisciculture, l’artisanat, le commerce, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les innovations techniques et technologiques, les BTP, et bien d’autres domaines d’activités. Le complexe d’infériorité, l’immobilisme, la peur d’oser, le déficit d’imagination, le manque d’esprit d’entreprise, paralysent la jeunesse centrafricaine et l’empêchent de faire germer le génie créateur et inventif qui sommeille au fond de lui-même. Le CNJ de Centrafrique doit passer à l’action et prendre le taureau par les cornes.

Le CNJ est un outil de développement et non un instrument de militantisme stérile et aveugle. Il faut briser la glace.

 

Julien BELA  

 

 

 

 

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