TRANSCRIPTION DES PROPOS DU S.G DE L’ONU GUTERRES

Vendredi 27/10/2017 : 10H00

TRANSCRIPTION DES PROPOS DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU ANTONIO GUTERRES AU SORTIR DE L’AUDIENCE AVEC LE CHEF D’ETAT, FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA CE MERCREDI AU PALAIS DE LA RENAISSANCE

Monsieur le Président, merci bien de votre accueil si chaleureux, et transmettez s’il vous plait au peuple Centrafricain aussi ma gratitude face à l’accueil chaleureux dont j’ai bénéficié hier à l’arrivée dans votre pays. Cette visite est une visite de solidarité mais de solidarité active, naturellement nous avons une solidarité profonde avec le peuple centrafricain à cause de ses souffrances, de ses problèmes de ses difficultés. Mais le message essentiel de cette visite à la communauté internationale, ce qu’il nous faut, l’engagement de la communauté internationale, non seulement pour réduire ces souffrances, pour réduire ces problèmes, mais parce qu’il y a une opportunité de construire une Centrafrique nouvelle en paix, en sécurité et en prospérité pour son peuple.  

Il y a en Centrafrique des institutions démocratiques élues par le peuple, il y a en Centrafrique une volonté politique d’ouverture qui est très bien traduite dans l’élargissement récent de son gouvernement. Il y a en Centrafrique un dialogue politique y compris avec les mouvements armés et une perspective de garantir un futur de paix dans le pays, et il y a une compréhension que les divisions religieuses qui aujourd’hui, on note, ne sont pas quelques choses de profond. Elles n’ont jamais existé en Centrafrique, elles ne sont que le résultat de manipulation politique qu’il faut à tout prix condamner et éviter et je suis très reconnaissant au Président Touadera, de son appelle très fort à l’unité, à la réconciliation du peuple centrafricain.  Et j’appelle à tous les leaders religieux et communautaires pour qu’ils puissent aussi  élever leur voix dans le sens  d’une réconciliation effective dont un peuple qui a toujours vécu ensemble en paix  et qui veut construire comme je l’ai pu constater hier une Centrafrique en unité et en solidarité.  

En même temps, il nous faut que la communauté internationale nous aide, il nous faut renforcer la dimension et la capacité de la MINUSCA pour mieux protéger le peuple centrafricain. Il faut créer les conditions pour que les forces armées  centrafricaines puissent commencer à jouer un rôle effectif aussi dans la protection et dans la sécurité du pays. Et, il faut tout faire pour aider le pays à se lancer dans une perspective de développement pour que le peuple puisse sentir que la paix rapporte des éléments positifs dans la vie du pays et ses différentes régions. 

 Je lance un appel à une solidarité active pour que la communauté internationale aide les Nations Unies à renforcer la MINUSCA notamment par une décision du conseil de sécurité pour que les forces armées centrafricaines soient appuyées dans sa capacité pour jouer un rôle positif pour la stabilité du pays et que cette solidarité internationale puisse permettre à la Centrafrique de s’engager dans un processus de développement au bénéfice de tout son peuple. On va travailler ensemble, nous avons naturellement beaucoup de difficultés, il y a des problèmes, des divisions, il y a des questions qui viennent du passé et il y a encore beaucoup des questions à surmonter, mais on travaille ensemble. Je suis optimiste et je crois que c’est aujourd’hui le moment pour la communauté internationale de s’engager, parce que ça vaut la peine.                               Minusca

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