REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO :

Vendredi 04 Août 2017 : 10H14

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO :

PLAQUE TOURNANTE DE TRAFICS ILLICITES DES ARMES

DE GUERRE ET DES MINUTIONS VERS LA RCA

Un récent rapport d’enquêtes effectuées sur le terrain en RCA, qui vient d’être publié officiellement, le 01 août 2017, par un groupe d’experts du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a épinglé la République Démocratique su Congo (RDC) de servir de plaque tournante aux trafics illicites des armes de guerre et des munitions en RCA.

Selon ledit rapport, « l’UPC de Ali Darass qui s’est installée dans le Sud-est (région 6) du pays, s’était dotée de plus de 18.000 minutions en provenance de Kota-Koli en RDC en janvier 2017. Aussi à Bangassou, on avait découvert sur le terrain 16.000 minutions de la marque des manufactures de la RDC. Et dans un port de Bangui, la capitale, 6.000 minutions destinées aux Anti-Balaka, avaient été découvertes et saisies. Ces trafics illicites des armes de guerre et des munitions transitent par le fleuve Oubangui qui sert de barrière naturelle entre la RDC et la RCA et coulant sur des centaines de Km ».

C’est donc un rapport très accablant qui met au grand jour les réseaux mafieux où les groupes armés non conventionnels de la RCA, s’approvisionnent en armes de guerre et en minutions. Et ce, pour faire perdurer davantage la crise militaro-politique en RCA. Mais pour nous, c’est un rapport d’enquêtes totalement partiel de la part des Nations-Unies. Car, à y voir de près, il n’y a pas seulement la RDC qui fournit des armes de guerre et des minutions aux groupes armés œuvrant en RCA, mais il y a aussi le Tchad et le Soudan du Nord. Et ce, sous la barbe des soldats onusiens déployés en RCA.

 La porosité de nos frontières, la non opérationnalité de nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la quasi-inexistence de l’autorité de l’Etat dans nos villes de l’arrière-pays aidant, la RCA est devenue une véritable autoroute où circulent illicitement et en toute impunité les armes de guerre et les minutions, sans oublier les autres effets militaires. Incroyable, mais pourtant vrai. Mais que faire concrètement pour y remédier ?

Pour nous, nous disons qu’il vaut mieux réhabiliter nos FACA et les déployer sur l’ensemble du territoire nationale. Et ceci pour sécuriser nos frontières avec la RDC, le Tchad, le Soudan du Nord et pourquoi pas le Cameroun et le Congo-Brazzaville. C’est donc une question de souveraineté non négociable engageant l’avenir et la survie de toute la nation centrafricaine.

Le Petit YEKOA

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