PROTECTION DES CIVILS EN RCA :

Lundi 16 Oct. 2017 : 08H15

PROTECTION DES CIVILS EN RCA : LA MINUSCA A INTERET A REVOIR SA STRATEGIE D’INTERVENTIONS MILITAIRES SUR LE TERRAIN

Depuis son déploiement en septembre 2014 en RCA jusqu’au jour d’aujourd’hui, la Minusca peine et n’arrive toujours pas à protéger les civils contre les actes criminels et barbares des groupes armés. Or, il s’est avéré que l’une de ses missions prioritaires consiste à la protection des populations centrafricaines du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Malheureusement tel ne semble pas être le cas avec les soldats onusiens sur le théâtre des opérations, car jouant « au chat et à la souris » avec les groupes armés qui continuent de massacrer en toute impunité nos compatriotes dans l’arrière-pays. Incroyable, mais pourtant vrai. Dans ce cas de piètre figure, comment le peuple centrafricain peut-il avoir confiance aux Casques Bleus de la Minusca pour sa protection effective ? C’est le nœud du problème qui se pose actuellement avec plus d’acuité. D’où la Minusca a tout intérêt à revoir sa stratégie d’interventions militaires sur le terrain. Et ceci pour prévenir, empêcher en amont les assauts des groupes armés dans les villes de l’arrière-pays, avec leurs corollaires de massacres des civils et d’incendies des maisons et villages entiers.

Ayant déjà passé plus de trois (03) ans en RCA, la Minusca est censée connaître les modes opératoires des différents groupes armés (les factions Séléka et Anti-Balaka)  sur le terrain. De ce fait, elle (Minusca) devait en principe adapter sa stratégie d’interventions militaires en fonction des modes opératoires de ces groupes armés sur le théâtre des opérations. Mais que constatons-nous le plus souvent ? Il a fallu laisser libre cours à ces groupes armés prendre d’assaut certaines villes du pays, tuer des civils, incendier des maisons et villages entiers… comme bon leur semble, et ce n’est qu’après que la Minusca va mobiliser ses contingents et arsenaux de guerre pour les frapper et les chasser de ces villes (Bambari, Bria, Bangassou, Bocaranga…). Or, déjà, il y a eu des pertes en vies humaines, des maisons et villages entiers incendiés, et que savons-nous encore ? Finalement, les soldats onusiens ne font que jouer «  au médecin après la mort » ou « au sapeur-pompier après l’incendie » en RCA. Et c’est dommage pour la protection effective du peuple centrafricain.

D’ailleurs, malgré les ultimatums lancés par la Minusca, les groupes armés ont toujours l’habitude de la défier,  car connaissant bien ses faiblesses. D’où nous disons que les Casques Bleus « jouent au chat et à la souris » avec les groupes armés en RCA.

Le Petit YEKOA

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