POUR UNE IMPLICATION PLUS INTENSE DE LA COOPERATION ITALIENNE..

Jeudi 26 Oct. 2016 : 10h09

POUR UNE IMPLICATION PLUS INTENSE DE LA COOPERATION ITALIENNE EN RCA

 

Carte rca 5On a pu noter la venue, il y a quelques semaines à Bangui, du vice-ministre des Affaires étrangères italien, Mario Giro. Cette visite est à saluer. On a appris notamment que le siège de la coopération italienne en RCA avait été inaugurée et symbolise ainsi la volonté du gouvernement italien de faire de l’Afrique, une priorité géostratégique de sa politique étrangère. Par ce truchement de son Ambassadrice, Samuela Isopi, basée au Cameroun, l’Italie finance des ONG humanitaires, à hauteur d’un (1) million d’euros, a-t-on appris. Le gouvernement italien et son Premier Ministre, Malteo Renzi, a participé au « Fonds Békou » avec un appui financier d’un (1) million d’euros.

Au niveau de tous ces dons financiers, et toutes ces initiatives pour aider au relèvement de la RCA, nous formulons un souhait : celui de voir tout d’abord rouvrir l’Ambassade d’Italie en RCA, ce qui attesterait de la normalisation des relations diplomatiques entre la RCA et l’Italie ; et ensuite de voir des investisseurs et des hommes d’affaires d’envergure (venant de la patrie de Dante) venir aider à créer un tissu industriel centrafricain. Les Italiens, on le sait, sont habitués à aller investir dans des contrées lointaines. Prenons l’exemple du génois Christophe Colomb qui découvrira l’Amérique.

Nous pouvons compter sur les italiens pour aller plus loin dans leur relation bilatérale avec la RCA, et intensifier cette coopération, que l’on ne veut plus uniquement dans le domaine de l’humanitaire, mais dans le domaine des affaires, de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’art, de la culture. Pourquoi se limiter à l’humanitaire ? Quand on sait que l’Italie est le pays des arts, de l’industrie automobile, de design, de la technologie appliquée, des télécoms, de la santé et de la recherche médicale de haut niveau.

La RCA pourrait, grâce à des accords de coopération, bénéficier de transferts de technologies. L’on connaît aussi l’Italie comme une puissance agro-alimentaire et elle pourrait accompagner la RCA dans sa Révolution verte, avec l’envoi d’experts pour soutenir la formation de nos agronomes aux nouvelles technologies en matière d’agronomie. L’Italie pourrait venir installer des usines de construction de machines, outils, etc. dans les provinces, nous équiper en centrales solaires et autoriser le décollage du pays de Boganda.

Aussi, nous exhortons le Président Touadéra à inviter une délégation italienne afin de l’aider, de l’accompagner dans ce processus, ô combien délicat pour le redressement, la reconstruction d’un pays post conflit, qui porte encore les stigmates de la guerre et qui peine à panser ses plaies. Heureusement, le temps à oublier et à renaître pour une vie nouvelle pleine de promesses et de perspectives de développement pour le bien être de tous les Centrafricains est arrivé.

 

Jonas DEMBA

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