LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS, ...

Vendredi 29/09/2017: 09H33

LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS, SENSIBILISES

SUR LA COUR PENALE SPECIALE

Un atelier de sensibilisation sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) s’est déroulé du 25 au 27 Septembre 2017 dans l’une des salles de conférence du stade 20.000 Places à Bangui. Cet atelier a regroupé la presse écrite, la radio, la télévision, la presse en ligne ainsi que les attachés de presse. L’objectif de l’atelier était de sensibiliser le grand public, notamment les victimes de la crise centrafricaine sur la concrétisation de la Cour Pénale Spéciale en vue à travers les medias.

Tout a commencé par le mot de bienvenue de monsieur Alpha BA aux professionnels des medias qui étaient venus massivement prendre part à cet atelier. Selon lui, « les medias ont un rôle très important à jouer dans la concrétisation de la Cour Pénale Spéciale. C’est à eux de relayer à la population des informations sur la mise en place de cette Cour. A cet effet, les journalistes doivent être impartiaux dans l’exercice de leur métier ».

La première communication sur « la Cour Pénale Spéciale » à été présentée par Toussaint Muntazini Mukimapa, procureur spécial de ladite Cour. En prenant la parole, il a expliqué le contexte dans lequel la Cour Pénale Spéciale a été créée en République Centrafricaine. « La RCA a traversé des crises militaro politiques récurrentes accompagnées par des violations graves des Droits de l’Homme. Depuis les Consultations Populaires à  la Base puis la tenue du Forum National de Bangui, les Centrafricains ont décidé de mettre fin à l’impunité à travers la création de la CPS dont le décret a été promulgué par la loi n° 15/003 du 03 Juin 2015 », a martelé Toussaint Muntazini Mukimapa.

Il a précisé par ailleurs, « l’originalité de la CPS réside dans le fait qu’elle est composée de magistrats nationaux et internationaux en son sein et complémentaire à la Cour Pénale Internationale. La CPS comprend cinq (05) principaux organes : le siège, le parquet, le greffe, les Officiers de Police Judiciaires (OPJ) et un corps spécial d’avocats ».

Pour boucler son propos, le procureur de la CPS a relevé trois (03) défis majeurs qui font obstacle à la concrétisation effective de cette cour. « Les difficultés d’établir les preuves des crimes commis en République Centrafricaine depuis la période du 01 Janvier 2003, l’insécurité galopante à l’intérieur du pays et la précarité des ressources sont les principaux défis auxquels est confrontée la CPS. Les medias sont un facteur important pour aider la population à comprendre cette Cour et les partenaires financiers à se mobiliser autour de la CPS afin de réussir sa mission », a lâché Toussaint Muntazini Mukimapa.

Estéban Galiano, journaliste à l’Agence France Presse a animé le module intitulé, « Angles pour communiquer sur la CPS : messages génériques, messages concrets et chiffres clés ». Comment rester journaliste professionnel dans le contexte actuel de la crise centrafricaine ? Cette question posée par le facilitateur a fait l’objet de vifs débats entre les participants sur le respect du code d’éthique et de la déontologie professionnelle du journaliste. Au cours des discussions, certains participants ont fait des témoignages  pour démontrer que le non respect des principes journalistiques pourrait nuire à la vie du journaliste et mettrait en péril son métier.

C’est ce qui était ressorti également de la troisième communication sur, « Les enjeux politiques et sociaux de la CPS. Les stratégies  de communication par rapport aux défis suscités par la CPS », présentée par Alexandre Delvaux de la Radio Ndéké Luka. Dans son intervention, il a appelé les journalistes à être plus professionnels dans leur métier pour éviter tout désagrément qui peut créer de nouvelles tensions au sein de la population. Ce thème a fait l’objet de vives discussions entre les participants.

Thierry Condé du RJDH était le facilitateur des deux modules suivants : « Le rôle des journalistes en la construction de la paix », « Comment communiquer sur la CPS à la presse écrite ». L’essentiel du premier message délivré était la notion de la paix qui peut être définie comme, « la tranquillité d’esprit », « l’amour du prochain »… A cet effet, le journaliste à travers son métier est un vecteur de la paix pour favoriser le retour à la cohésion sociale, au vivre ensemble, à la réconciliation nationale afin d’aboutir au développement durable.

Pour ce qui est de la « communication sur la CPS à la presse écrite », le principe repose sur le respect de l’éthique et l’utilisation des termes appropriés à la justice pour éviter la diffamation, les atteintes à la vie privée et autres droits des personnes. La dernière communication intitulée, « comment communiquer sur la CPS en langage audiovisuel et radio », a été présentée par John Noubarassem de la Radio Ndeke luka. Nous y reviendront dans nos prochaines parutions.

La production et la présentation des articles par chaque groupe (presse écrite, radio, télévision et presse en ligne), suivies de la remise des certificats  aux participants ont mis fin aux travaux de cet atelier.

Bénistant MBALLA

 

 

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