LE SALUT DE LA RCA NE PEUT VENIR DE L’ONU

Lundi 30 Oct. 2017 : 08H52

LE SALUT DE LA RCA NE PEUT VENIR DE L’ONU

La tournée médiatique du SG de l’ONU, Antonio Guterres en Centrafrique, à la clé, l’arrivée très prochaine de 900 Casques bleus supplémentaires, n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. 

Il est clair que les politiques centrafricains continuent de croire au Père Noël, au miracle de Cana. La mondialisation et le monde bipolaire ont occulté le rayonnement de l’ONU dans le monde, même les fondateurs de cette organisation ne croient plus à leur rêve d’un monde juste, organisé dans un même bloc. L’élection de Donald Trump à la tête de la toute puissante Etats-Unis d’Amérique a, pour ainsi dire, enclenché l’affaiblissement de cette organisation.

En effet, cette organisation créée après la fin de la SDN (Société des Nations), considérée comme une casserole qui devrait débouler les solutions à tous les maux qui mineraient la planète terre, n’est plus que l’ombre d’elle-même ou n’a plus bonne presse. A cause de ses délibérations souvent enduites de partialité du fait du droit de véto de ses cinq (5) membres  permanents  (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), du fait de trainer le pas quand on lui parle de réformes, du fait aussi que n’étant pas en soi un Etat, l’Onu ne peut qu’être un instrument de médiation aux approches pacifistes.

Comment Antonio Guterres compte nous faire avaler la couleuvre que seul un mandat de plus  à la Minusca ferait changer la donne ? Pour le Centrafricain lambda, la solution à cette crise est centrafricaine et non d’une quelconque entité inféodée par les fossoyeurs de la République.

L’exemple probant de cet affaiblissement : la française Audrey Azoulay élue, le 13 octobre dernier, comme directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), voie le navire mère débarqué de ses principaux donateurs et membres fondateurs (Etats-Unis, Israël). Après les mises en garde lancées il y a quelques  mois, les Etats-Unis ont mis à exécution leur décision de quitter l’un des instruments de l’ONU les plus défenseurs en matière de dialogue des civilisations qu’est l’UNESCO. Que dire ?

Rappelons que, le déclin programmé de l’ONU, viendrait de l’une des promesses de campagne du président Donald Trump de rendre la grandeur à l’Amérique puritaine. Hélas ! C’est le contraire en Centrafrique, où bon nombre de compatriotes continuent de croire encore et toujours dans cette organisation qui n’a jamais apporté la paix, dans aucun pays où elle a eu à intervenir. Le cas du Kossovo avec la MINUK a été un désastre, sans oublier le Soudan malgré divisé, la paix est une fiction pour ces Etats. 

Aujourd’hui, plus que jamais les Centrafricains sont tous sceptiques au bien-fondé de cette Mission Onusienne en RCA, car depuis toujours, cette organisation brille par sa partialité, lorsque le jeu stratégique d’impérialisme l’impose au détriment des pays du tiers monde. On l’a vu à l’œuvre au Rwanda, en Angola, au Soudan, en RD Congo, au Mali et en Centrafrique.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

 

 

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