LA RESPONSABILITE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU...

Vendredi 11 novembre 2016 : 08h57

 

LA RESPONSABILITE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE DANS LA PROLIFERATION DES CELLULES DE PRIERE A BANGUI

D’après certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016, « la RCA est un pays laïc et unitaire ». Mais le caractère de laïcité de l’Etat Centrafricain, ne doit à aucun moment, laisser libre cours aux désordres et autres faits antisociaux, pouvant rendre difficiles les relations de bon voisinage.

Force est malheureusement de constater que bon nombre de banguissois n’ont cessé de se plaindre des veillées de prière, organisées par les responsables de ces cellules de prières, dites « de guérison, de délivrance, de repentance », et que savons-nous encore ? Durant toute une nuit, les adeptes de ces cellules de prière dont la majorité sont des femmes, des filles libres et des jeunes hommes désœuvrés et sans qualification, louent Dieu, en chantant, en criant fort « Amen ! » ou « Gloire à Dieu ! » ou encore « Alléluia ! » et en dansant au rythme des tam-tams et autres instruments musicaux très sonores. Ces vacarmes, ces bruits assourdissants et ces tapages nocturnes émanant des cellules de prière, empêchent bon nombre de personnes de dormir comme il se doit. Surtout les malades de tension, de diabète, de traumatisme, etc. De telles pratiques antisociales et nuisibles, se font au vu et au su de tous, y compris les notables locaux et les responsables du ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, chargés de règlementer le fonctionnement des confessions religieuses en RCA. Incroyable, mais pourtant vrai.

Pourtant, dans la même Constitution citée ci-haut, il est clairement écrit aussi que « la RCA est un Etat de droit et démocratique », donc le droit et la démocratie ne riment pas avec le désordre et les faits antisociaux. Car, « ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », selon un principe de droit.

Pire encore, les prières de guérison, de délivrance ne se font pas gratuitement, car il faut donner une somme d’argent ou un bien de valeur à ces responsables des cellules de prière, pour prétendre à une guérison, à une délivrance. Quelle abomination ! N’est-ce pas là, « l’exploitation de l’homme par l’homme » ?

Face à la prolifération des cellules de prière dans les quartiers de Bangui, nous interpellons le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, de prendre ses responsabilités pour y mettre un terme. Car cela relève de son champ d’actions et de sa compétence.

Le Petit YEKOA

 

 

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