LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME DU 08 MARS DE CHAQUE...

Jeudi 09.03.2017 : 08H59

LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME DU 08 MARS DE CHAQUE ANNEE EN QUESTION

EN RCA

 

Instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, il y a de cela quelques années, la Journée Internationale de la Femme (JIF), célébrée le 08 mars de chaque année à travers le monde, pose de sérieux problèmes par son approche et son organisation par les femmes centrafricaines. Chaque 08 mars, les différentes organisations et associations des femmes en RCA, n’organisent en grande pompe que des traditionnelles foires-expositions à divers endroits de Bangui, la capitale.

C’est aussi l’occasion en or offerte à ces femmes de faire le concours de beauté entre-elles, de manger des plats de nourriture spéciale à gogo, de boire des boissons alcoolisées à satiété, sur fond de désordre de tout genre. Et c’est tout. Elles n’ont aucun sens d’innovation et d’imagination, ni de créativité allant dans le sens de leur autonomisation effective dans tous les domaines de la vie active nationale. D’ailleurs, elles ne se préoccupent guère de la situation de vulnérabilité et de précarité accentuées, suite à la grave crise militaro-politique sans précédent dans laquelle se trouvent leurs semblables, qui sont les femmes rurales. A titre d’illustration, la célébration de la JIF est plus effective à Bangui, la capitale, que dans l’arrière-pays. C’est pour autant dire qu’il y a un manque cruel de solidarité entre les femmes centrafricaines.

Dans ce cas de piètre figure, comment les femmes centrafricaines peuvent-elles revendiquer leur autonomisation pour avoir gain de cause ? Pourtant, feu président Barthélemy Boganda disait, « l’union fait la force ». Malheureusement tel ne semble pas être le cas avec les femmes centrafricaines. A qui la faute ? Car, n’oublions pas que « le droit s’arrache et non se décrète, ni se donne », dit-on.

Sous d’autres cieux, comme aux Etats-Unis d’Amérique, en France, au Maroc, au Sénégal..., les femmes sont unies, se mobilisent à travers des colloques, des conférences débats, des carnavals, des marches pacifiques... pour débattre de leurs conditions de vie d’une part, et arracher leurs droits d’autre part. Mais pour les femmes centrafricaines, c’est le côté festif de la JIF qui les intéresse plus. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets », après 57 ans de l’indépendance de la RCA. C’est très triste comme constat.

Le Petit YEKOA

 

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