LA C.I.R.G.L TRES ENGAGEE A FAIRE UN PLAIDOYER AUPRES DU ...

Lundi 08 mai 2017 : 09H28

LA C.I.R.G.L TRES ENGAGEE A FAIRE UN PLAIDOYER AUPRES DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU POUR LA LEVEE DE L’EMBARGO SUR L’IMPORTATION D’ARMES DE GUERRE… EN RCA

C’est la conclusion principale que nous avons tiré d’une séance d’échange qu’avait eu une délégation de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL), avec les élus de la nation centrafricaine, le mercredi 03 mai 2017. Et plus particulièrement avec la Commission Parlementaire Sécurité et Paix (CPSP).

Après avoir palpé du doigt la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RCA, un (1) an et presque deux (2) mois après son retour à l’ordre constitutionnel, le chef de la délégation de la CIRGL, avait déclaré, « que la CIRGL est plus préoccupée par la situation sécuritaire et humanitaire actuelle en RCA. De ce fait, pour relever les défis immenses en matière de protection des civils, de libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat et de la défense de l’intégrité du territoire national, il n’y a que seules les Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui sont les mieux indiquées à remplir ces tâches régaliennes traditionnelles de l’Etat. D’où la CIRGL est très engagée pour faire un plaidoyer auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU pour la levée de l’embargo d’importation d’arme de guerre, des minutions et autres effets militaires à destination de la RCA. Et ceci dans le but que les FACA soient dotées d’armes de guerre, de munitions, de moyens roulants et autres équipements militaires, pour leur permettre d’être effectivement opérationnelles sur toute l’étendue du territoire national ».

Partout dans le monde, un Etat qui ne dispose pas de l’un des éléments de sa souveraineté, telle que son armée nationale, n’est pas un Etat au sens propre du terme. C’est le cas typique dans lequel se trouve actuellement la RCA, qui est privée de ses FACA depuis quatre (4) ans. Alors, comment les autorités de ce pays peuvent-elles protéger les populations civiles et défendre l’intégrité du territoire national ? Dans la mesure où les forces onusiennes sont déployées en RCA avec un mandat bien précis et cantonné dans le temps ? Ces deux (2) questions posées devraient donner matière à réflexion aux quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus précisément ceux de son Comité de Sanction, à revoir la résolution qui concerne l’embargo d’importation d’armes de guerre, des minutions et autres effets militaires vers la RCA.

A cet effet, au nom de la solidarité Sud-Sud, nous exhortons la CEMAC, la CEEAC, dont la RCA fait partie intégrante, d’emboîter les pas à la CIRGL, pour que cet embargo soit totalement levé par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Et bien évidement avant le début de l’année 2018. « L’Union fait la force », disait feu président Barthélémy Boganda. Et c’est bien vrai aux niveaux familial, sociétal, national, sous-régional, régional, continental et mondial. Il n’y a que les faits qui se passent à travers le monde qui peuvent nous édifier plus sur cet aspect précis des choses. D’où la solidarité Sud-Sud devait être de mise dans tous les domaines de la vie active pour faire face aux décisions des  grandes puissances et organisations internationales, qui ne cadrent pas avec les réalités africaines.

 

Le Petit YEKOA

 

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