LA BALLE EST DANS LE CAMP DES LEADERS DES GROUPES

Mardi 25 Avril 2017 : 11H 29

LA BALLE EST DANS LE CAMP DES LEADERS DES GROUPES ARMES POUR DESIGNER 560 DES LEURS DEVANT ETRE INCORPORES DANS LES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

C’est le principal engagement pris par l’Exécutif Centrafricain et ses partenaires au développement, lors des travaux de la 4ème réunion du Comité Consultatif et de Suivi du programme DDRR, tenus à Bangui du 20 au 21 avril 2017.

A cet effet, il est recommandé aux leaders ou représentants des quatorze (14) groupes armés non conventionnels, qui avaient pris part à cette quatrième réunion du Comité Consultatif et de Suivi du programme DDRR, de désigner cinq cent soixante (560) des leurs devant être incorporés, c’est-à-dire enrôlés dans les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Et ceci en prélude à la véritable phase de la mise en œuvre de ce programme DDRR des groupes armés en RCA.

De quoi faire réagir le représentant des Anti-Balaka, version Maxime Mokom en ces termes, « C’est une mission difficile pour nous, leaders des groupes armés, vu le nombre de quarante (40) combattants que chaque groupe armé devait les désigner et envoyer leurs noms au Comité Consultatif et de Suivi, pour être incorporés dans les FDS. Qui donc prendre et qui donc ne pas prendre ? »

Par rapport à cette inquiétude du représentant des Anti-Balaka, version Mokom, nous faisons remarquer tout simplement que le programme DDRR a trois (3) grands volets, à savoir le Désarmement de tous les combattants (nationaux et étrangers) ; la Démobilisation pour les combattants nationaux ; la Réinsertion (idem) ; et le Rapatriement pour les combattants étrangers. Le volet Démobilisation offre l’opportunité à certains combattants des groupes armés de pouvoir être incorporés dans les FDS. Alors que les autres devaient être réinsérés dans la vie civile et socio-économique au niveau de leurs communautés respectives. C’est cela la Réinsertion.

Nul n’ignore qu’avec la grave crise militaro-politique sans précédent que traverse le pays, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en pleine phase de leur refondation, de leur redynamisation, pour être effectivement républicaines et au service de la nation. De ce fait, il est de la responsabilité des leaders de ces quatorze (14) groupes armés, de faire des choix objectifs concernant leurs combattants devant être incorporés dans les FDS. Et ce, en tenant compte des critères tels que le niveau d’instruction, la moralité, l’aptitude physique et nous en passons. Et sachez dès à présent que ce n’est pas tous les combattants nationaux qui devaient être incorporés dans les FDS. Il y a aussi leur réinsertion dans la vie civile active.

La balle est désormais dans le camp de ces leaders des groupes armés pour convaincre leurs combattants d’adhérer et d’accepter sincèrement ce programme DDRR. Sa réussite est indispensable pour le retour de la sécurité et de la paix en RCA.

Alors, pas de droit à l’erreur, ni de faux pas.

 

Le Petit YEKOA

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