L’ONU COURT VERS UN ECHEC CUISANT QUI RISQUE DE ...

Jeudi 29 juin 2017 : 09H24

L’ONU COURT VERS UN ECHEC CUISANT QUI RISQUE DE PROVOQUER LA TROISIEME GUERRE MONDIALE : CAS DE LA SOCIETE DES NATIONS (SDN)

Le déclenchement de la seconde guerre mondiale était la conséquence logique de la faiblesse de la Société Des Nations (SDN). Hitler violait les différentes conventions signées pour garantir la paix, réarmait  ses troupes sous le regard impuissant de la SDN. La guerre était pourtant bien palpable. Mais aucune disposition préventive et nécessaire n’a été prise pour l’empêcher. Face à l’ineptie et l’incompétence notoire de la SDN, Hitler a fini par annexer la Pologne, provoquant ainsi le déclenchement de la guerre qui a pris une dimension planétaire et occasionnant de centaines de milliers de victimes.

Lors de la résolution de la seconde guerre mondiale, les Etats constituant la Société Des Nations ont compris la faiblesse et l’inefficacité de leur structure. D’où, la création de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), dotée des Casques Bleus considérés comme des forces de maintien de la paix et déployés dans le monde avec pour missions : le rétablissement de la sécurité et de la paix, la protection de la population civile, voire la pacification du pays à travers le désarmement des groupes armés.

Le rétablissement de la sécurité et de la paix dans le monde

L’Organisation des Nations-Unies (ONU) existe dans plusieurs  Etats du monde qui traversent des conflits armés à travers les rebellions, les crises militaro-politiques, voire des phénomènes de terrorismes. Les Casques Bleus de l’ONU, une fois déployés dans ces Etats en crise, sont connus sous multiples appellations. C’est le cas de la MINUSCA en République Centrafricaine, de la MONUSCO en République Démocratique du Congo (RDC), de la MINUSMAD au Darfour (Soudan), de la MINUSMA au Mali, pour ne citer que ces quelques exemples. La toute première mission de ces soldats de l’ONU est de restaurer la sécurité et la paix, conformément à leur mandat sur différentes résolutions prises au conseil de sécurité des Nations-Unies. Force est malheureusement de constater que l’ONU à travers ces casques bleus déployés dans le monde, vogue au gré du vent. Les Nations-Unies totalisent aujourd’hui plus de vingt (20) ans dans certains pays, mais n’arrivent pas toujours à restaurer la sécurité et la paix au sein de la population. C’est l’exemple de la RD-Congo et du Sud-Soudan. De jour en jour, l’insécurité ne fait qu’augmenter. Il ne se passe pas un seul jour sans que des exactions et autres violences soient signalées dans certaines régions de ces pays. La crise perdure sans aucune amélioration sur le plan sécuritaire, à telle enseigne que la population perd confiance aux Nations-Unies et accuse à tort ou à raison les casques bleus d’instrumentaliser les groupes armés.

En République Centrafricaine par exemple, les casques bleus sont opérationnels depuis la date du 15 septembre 2014. Deux (02) ans après, la situation sécuritaire du pays ne fait que s’empirer. L’insécurité prend aujourd’hui une dimension inquiétante car le regain des violences est observé dans presque la totalité du pays. Les groupes armés montent en puissance et risquent même d’occuper toutes les régions du pays en créant des tensions au sein des communautés pour replonger le peuple dans le bain de sang à travers des violences intercommunautaires. La population à bout de souffle crie leur ras-le bol en demandant le départ des Nations-Unies qui ne semble pas être à la hauteur de leur mission. A titre de rappel, une journée « ville morte » a été organisée par la société civile centrafricaine, exigeant le départ des Casques Bleus de la Minusca pour non application de leur mandat. Les crises deviennent de plus en plus complexes dans plusieurs pays avec des affrontements entre les groupes armés, des frappes terroristes qui laissent démontrer que l’ONU, par l’entremise de ces soldats ne peut restaurer la sécurité et la paix dans le monde.

La protection des populations civiles

En tant que force de maintien de la paix et non combattante, les Casques Bleues ont également pour mission la protection des populations civiles. A cet effet, ils doivent être neutres, impartiaux pour jouer leur rôle d’interposition entre les belligérants et protéger effectivement la population. Mais un regard sur la situation qui prévaut dans le monde et particulièrement dans les pays en crise, avec les plus graves violations du droit international humanitaire et des Droits de l’Homme commises par les groupes armés à l’endroit des populations civiles, démontre une fois de plus l’incompétence et l’inefficacité de l’ONU.  Des violences et autres exactions sont enregistrées de jour en jour dans plusieurs régions des Etats sous la barbe des soldats de la paix. Des centaines de civils sont tués, violés, leurs maisons incendiées, leurs biens emportés par les hommes armés. De nombreuses personnes sont contraintes de se réfugier dans la brousse, sur les sites des déplacés ou dans les territoires étrangers pour se mettre à l’abri des violences. Leurs conditions de vie se dégradent de plus en plus : absence de structures permanentes (hôpitaux ou centre de santé pour des soins, d’établissements scolaires pour l’éducation des enfants etc.). Les personnes qui vivent sur les sites des déplacés sont exposées à tous les risques : famine et  maladies endémiques. Selon le constat fait par la population centrafricaine, les Casques Bleus  se retranchent souvent dans leur coquille au moment d’un affrontement. Ils n’interviennent qu’en sapeurs-pompiers lorsque des civils sont massacrés. Qu’a cela ne tienne, certains contingents de la Minusca seraient de connivence avec certains groupes rebelles. D’où, des attaques perpétrées à l’endroit des forces onusiennes.  Les  derniers cas  d’attaques contre les casques bleus  sont ceux enregistrés dans la région  du Mbomou par des hommes armés assimilés aux milices Anti-Balaka, ainsi qu’au Mali. Partout où se trouvent les soldats onusiens, des têtes tombent et continuent de tomber. En fin de compte, la mission des casques bleus concernant la protection des populations civiles ne transparaît nulle part.

La pacification du pays à travers le désarmement des groupes armés

C’est la tâche la plus difficile pour l’ONU et qui augmente les tensions dans les Etats qui font face à l’instabilité. Les groupes armés circulent en toute liberté en semant la terreur et la désolation au sein de la population. Malgré le programme de désarmement établi par les Nations-Unies dans certains pays  pour pacifier définitivement l’ensemble du territoire, les groupes armés ne se reconnaissent plus dans ce programme. C’est le cas de la RCA où les quatorze (14) groupes armés se sont adhérés au programme DDRR et continuent en même temps de tuer, piller dans l’arrière-pays. Les frontières du pays ne sont nullement sécurisées. Et en l’absence des forces de sécurité intérieure, des hommes en armes font leur infiltration dans le pays en détruisant tout sur leur passage. Les Etats étrangers sont pour la plupart du temps accusés de soutenir les groupes rebelles. Ce qui crée de nouvelles tensions diplomatiques entre les Etats.

Au regard de tout ce que nous venons d’évoquer, l’ONU court déjà vers un échec cuisant qui risque de provoquer la troisième guerre mondiale. Il est donc urgent que le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres change de stratégie pour éviter le pire. Sinon

Bénistant MBALLA

 

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