DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Mercredi 16 Novembre 2016 : 09h16

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

DES ELEVES DU LYCEE MARIE-JEANNE CARON MANIFESTENT CONTRE LEUR STIGMATISATION

Des élèves du lycée Marie-Jeanne Caron, uniquement des filles ont manifesté ce lundi 14 novembre devant leur établissement pour dénoncer les railleries dont elles font l’objet. L’intervention de la Gendarmerie pour les disperser par des tirs à gaz lacrymogène s‘est soldée par de nombreux cas d’évanouissement.

En République Centrafricaine, surtout dans la capitale, les élèves sont distingués par leur tenue scolaire. Les élèves du Lycée Pie XII portent une jupe bleue et une chemise blanche, ceux du Lycée technique ont une chemise blanche et un pantalon ou jupe kaki. Les élèves du lycée  Marie Jeanne Caron sont visibles par leur jupe noire et chemise rose. Ces dernières sont, ces dernier temps, victimes de moqueries pour une histoire qui se serait déroulée au Cameroun.

Ainsi pour connaître le mobile de leur mécontentement, Judith Sankangi présidente des élèves du lycée Marie-Jeanne Caron a rapporté que « depuis ces derniers temps, certaines personnes mal intentionnées les assimilent à une fille victime d’un viol. La victime est une élève d’un établissement camerounais qui porte une tenue aux mêmes couleurs que celles du lycée Caron. Selon cette histoire, cette lycéenne a été violée par les forces de l’ordre. Elle a été tétée par un chat par la volonté de ses violeurs ».

Elle poursuit pour relever que « depuis la semaine dernière, presque toute la ville de Bangui nous appelle chat et les rivales des mamans. C’est pour cela que nous avons manifesté et la gendarmerie est intervenue et a tiré des gaz lacrymogènes sur nous ».

Quant à Mme Rosalie Komelo, proviseur de cet établissement, elle se dit surprise par la réaction de ses élèves, pourtant elle les avait dissuadées sur ces railleries. « Cette affaire date déjà de la semaine passée. J’ai été informée par deux professeurs. Ce matin, j’ai essayé de les conscientiser. Mais quelques temps après, elles sont toutes sorties sur la grande route », a-t-elle déclaré.

Elle ajoute que « c’est pour éviter tout désagrément que nous avons appelé la gendarmerie afin de pouvoir stopper leur manifestation. C’est à ce moment-là que les filles ont commencé à lapider les passants parce qu’elles étaient vraiment mécontentes de la réaction de la société».

Sur ces railleries, Mme Rosalie Komelo, proviseur du Lycée M.J Caron déplore le comportement des moqueurs qui peut avoir des incidences sur la scolarité de ces filles. « Je suis vraiment mécontente de ces personnes mal intentionnées qui ne cessent jamais de stigmatiser les filles du lycée Caron », a-t-elle déclaré.

Elle souhaite à ce que ces filles soient encouragées, car, « éduquer une fille, c’est éduquer toute la nation, alors il faut qu’ils comprennent que ces filles ont la volonté d’étudier. Elles sont venues chercher leur avenir à travers l’école, mais le fait de les insulter à tout moment, cela peut les décourager ».

Des sources hospitalières ont indiqué qu’une cinquantaine d’élèves ont été évanouies suite à ces tirs.

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LE NOUVEAU PRESIDENT DE LA FEDERATION CENTRAFRICAINE DE VOLLEYBALL PREVOIT LE TOILETTAGE DES TEXTES DE BASE

Elu samedi 12 novembre lors de l’Assemblée Générale Elective, Jean Pierre Bernardin Badékaras veut s’attaquer aux grands chantiers qui attendent la Fédération Centrafricaine de Volleyball. Au premier rang de son projet, on retrouve le toilettage des statuts et du Règlement Intérieur de la fédération.

Sans financement comme les autres fédérations sportives, la Fédération Centrafricaine de Volleyball n’arrive pas à faire face à ses besoins régaliens. Les clubs vivotent, les volleyeurs, et différents acteurs de cette discipline sportive se sacrifient pour donner vie à leur passion. C’est dans cette situation que s’est tenue cette Assemblée Générale qui a mis en place un nouveau bureau samedi 12 novembre.

« Il faudrait, dans un court terme revoir nos textes statutaires » a dit  Jean Pierre Bernardin Badekaras. Selon lui, le Règlement Intérieur et le statut de cette fédération comporte des vides juridiques, avant d’occuper ce poste, il fut Secrétaire Général de cette fédération.

Il entend poursuivre la préparation des présélectionnés de moins de 20 ans qui iront au Cameroun le mois prochain dans le cadre d’un tournoi sous-régional.

Ainsi, le nouveau bureau est composé du président Jean Pierre Bernardin Badekaras élu par 21 voix contre 14 devant le président sortant, Maitre Jérôme Lavou. Le poste du premier vice-président est occupé par le colonel des FACA, Isidore Mathurin Dokodo. Un autre officier des FACA, Thierry Bagbo est élu 2e vice-président, après le retrait de Louis Albert Gobi. Vianney Ngripou Gonesse est élu par acclamation, Secrétaire Général.

Madame Bernadette Yandougou, la seule femme fait partie de ce bureau occupe le poste de Trésorier Général Adjoint. Elle assiste Yannick Bertrand Sambo-Baffatoro, élu acclamation Trésorier Général.

Ce nouveau bureau est dépourvu de Secrétaire Général car, Barthelemy Zango, dans la course a refusé de briguer ce poste. Une situation qui échappe aux textes de base.

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MULTIPLICATION D’ACCIDENTS DE CIRCULATION A BABOUA

Un enfant de 9 ans est décédé dans un accident de circulation samedi 12 Novembre dernier à Baboua. Il a été heurté par un conducteur de moto alors qu’il revenait de l’école.  Le conducteur et la moto sont actuellement à la gendarmerie de Baboua.

Selon une source proche de la gendarmerie, la surcharge et l’excès de vitesse sont la cause de cet accident. « Le conducteur revenait de Garoua-Mboulai bien chargé des marchandises et il roulait à pleine vitesse lorsqu’il a vu l’enfant, c’était difficile pour lui de freiner. C’est là qu’il l’a heurté  et il est décédé sur le champ », a-t-elle expliqué.

Un Officier de Police Judiciaire de la localité a déploré l’excès de vitesse des conducteurs de motos sur cette voie. « Nous les avons toujours interpellés à rouler à une vitesse limitée. En plus, la majorité de ses conducteurs n’ont pas de permis de conduire. Nous sommes en train de mettre des dispositions afin de palier à cette situation », a-t-il promis.

Un notable de la Sous-préfecture déplore la multiplication des accidents qui est «devenue monnaie courante dans la ville de Baboua en raison de trois accidents par mois ».

Le dernier cas remonte à Trois (3) semaines à la sortie de la ville et des pertes en vies humaines ont été enregistrées.

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LE CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE REGRETTE SON ABSENCE A LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se dit surpris de son absence à la table ronde de Bruxelles où un plaidoyer devrait être fait pour les causes de la jeunesse centrafricaine. Problème administratif et l’absence de visa seraient la cause de cette non-participation. Position exprimée ce 14 novembre par Huguet Francis Mongombé, président du CNJCA dans une interview accordée au RJDH.

Pour mobiliser les fonds nécessaires à sa relance socioéconomique, le pouvoir centrafricain, la société civile et les partenaires de la RCA sont en Belgique pour négocier des fonds lors de la table ronde de Bruxelles qui se tiendra dans deux jours. Dans le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique  (PRCPCA) qui sera présenté aux bailleurs, les questions relatives à l’amélioration des conditions de vie des jeunes occupent une place prépondérante.

C’est ainsi qu’un jour avant l’ouverture de la rencontre, un plaidoyer en faveur de la jeunesse centrafricaine sera organisé le 16 novembre. Laquelle rencontre ne verra pas la participation du Conseil National de la Jeunesse.

Selon le président du CNJCA, Huguet Francis Mongombé, l’absence de la jeunesse à cette table ronde relève des préjugés. « Au-delà de la confiance, c’est le mépris que je vois. Car aujourd’hui, les lunettes à travers lesquelles on voit les jeunes centrafricains sont celles d’une jeunesse encore combattante, peut être ils ont peur d’envoyer des Séléka et Anti-Balaka à Bruxelles, peur d’envoyer des candidats à l’exil et à l’immigration à Bruxelles. C’est peut être ce qui pousse les gens à un niveau ou à un autre à ne pas respecter la jeunesse », a-t-il déploré.

Le président du CNJ demeure néanmoins optimiste quant à l’issue de cette rencontre avec les bailleurs. Pour lui, « trouver des solutions aux problèmes centrafricains  c’est avant tout trouver la solution aux problèmes de sa jeunesse. Préparer l’avenir, c’est aussi préparer le présent de la jeunesse. C’est pourquoi nous avons préparé un plaidoyer pour qu’une attention spécifique soit portée aux problèmes des jeunes centrafricains », a-t-il ajouté.

Le Conseil National de la Jeunesse est institué en février 2010 et a pour vocation de défendre les intérêts de la jeunesse.

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