CRANS MONTANA, DAKHLA, MAROC : LES CHANGEMENTS..

Mardi 11 avril 2017 : 09H34

CRANS MONTANA, DAKHLA, MAROC : LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET L’AGRICULTURE, NON A L’EXCLUSION FINANCIERE DES PAYSANS

Le Forum de Crans Montana, à Dakhla au Maroc, a mis un accent particulier sur l’agriculture du monde rural. Il faut développer une expertise dans ce genre de financement. 80 à 60 pour  cent des exploitations appartiennent au monde rural. Dans le cas du Maroc, des agents mobiles vont plus loin pour atteindre les 9100 clients ou paysans, ceux qui sont difficiles d’accès, où il n’y a aucune institution de microcrédit. 6000 projets sont reconvertis, grâce au financement dans un système d’irrigation. L’Energie solaire permet de pomper l’eau contrairement à l’usage du carburant. Le paysan a droit à un système de couverture maladie. La lutte contre l’exclusion financière est un modèle qui n’exclut aucune exploitation agricole.

La mission de service public ne coûte pas de l’argent. Le crédit agricole est très important pour le développement de l’agriculture. Les organismes sous bancaires de micro finance sont mieux placer pour atteindre cet objectif. L’assurance agricole vient rassurer les producteurs. Elle se pratique au Maroc et en Afrique du Sud. Le Nigéria et le Ghana viennent d’emboîter le pas. Elle garantit la production agricole contre la sècheresse, les inondations, les catastrophes naturelles. Il y a aussi l’assurance multirisque. Elle garantit le rondement à l’hectare, environ 50.000 agriculteurs. Au Nigeria, il y a les maladies des plantes, les dangers de tout genre, auxquels s’ajoutent les changements climatiques. Et pourtant, il devient impérieux d’assurer la sécurité alimentaire à nos populations. Les pertes subies atteignent 200%, notamment la chaîne des valeurs, la production, le stockage, les attaques bactérielles. L’Assurance agricole est instaurée au Nigéria en 2011. Elle prend en compte les entreprises familiales dans le Nord qui est aride et dans le sud humide, les fermiers de petites échelles, l’assurance de l’aquaculture, la forêt, les maladies agricoles et le rendement.

La REASSURANCE MAROC est une mutuelle d’assurance agricole MANDA pris  REMANDA RE La Réassurance en matière d’assurance agricole accompagnant les compagnies d’assurance agricole. C’est le cas de la campagne agricole 2015-2016 avec cent millions d’Euros couvrant 150.000 agriculteurs victimes de la sécheresse. Les 80% de la somme ont été payés par le réassureur. Ce qui donne lieu aux remboursements aux fermiers de 50%, avec une subvention des primes d’assurance pour un accompagnement à long terme. On peut avoir le meilleur produit au monde, mais si on n’arrive pas à le vendre, il y a un problème. Les Eglises, les Mosquées, tous les moyens sont bons pour faire passer le message, vulgariser l’information. Il faut mesurer l’impact du sinistre et évaluer sa valeur (sècheresse, inondation, incendie). Evaluer chaque sinistre pour connaître ce que l’agriculteur a perdu. Quand survient un sinistre, il faut indemniser les victimes. L’assurance agricole permet l’indemnisation d’un sinistre.

L’assurance agricole compense les pertes subies par les paysans. L’assurance agricole existe aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, au Royaume du Maroc, au Ghana, au Nigéria, au Japon, en Corée, au Thaïlande, en Chine et cinq pays non colonisés par l’Europe.

 La jeunesse manque d’identité, manque d’emploi, alors qu’elle recèle d’énergie et de créativité. Les gouvernements africains doivent lutter de manière implacable contre le chômage. Parallèlement, le secteur privé doit aussi mener une guerre contre le chômage. Il faut utiliser à fond l’outil informatique et les nouvelles technologies, notamment le moulin à éolienne. Ceux qui défendent le continent ce sont les jeunes. Un enfant de 11 ans à partir des transistors récupérés sur la poubelle ou dans les ferrailles abandonnées, fabrique un poste radio qui émet et fonctionne. Soutenu et encadré, il est devenu un grand opérateur économique dans le domaine électronique. Les institutions d’éducation doivent faire le monitoring des jeunes, les intégrer dans les organes de décision. Les  gouvernants en Afrique sont responsables de leur inertie. Désormais, c’est une course contre la montre. La jeunesse  c’est le futur et actrice du développement. Ce sont les Nouveaux leaders de demain et notamment ceux d’aujourd’hui. Ce sont les promoteurs du nouveau siècle. Le SRILANKA a ouvert des centres de formation industriels, de formation professionnelle, parallèlement aux Ecoles privées. Il faut donc éduquer les jeunes, notamment l’Education Informelle : dans la famille et au sein de la communauté. Avec un leadership horizontal, l’égalité, l’équité chaque personne à un rôle a joué et chacun joue un rôle très important. Etablir et soutenir les conseils nationaux de jeunesse. Les politiques nationales d’éducation existent, mais 34% sont dépassées et déphasées. Au 21ème siècle, on ne peut se mettre à la place des jeunes. Quelles sont leurs occupations, entendre ce qu’ils ont à dire. L’Afrique doit évoluer à travers ses échecs. Il faut des leaders éclairés qui montrent le chemin, pour les jeunes et par les jeunes. Les enfants apprennent plus vite que les vieux. Même âgé il faut toujours parler. Chaque jour les jeunes sont plus malins, mieux encore plus avancés que nous.

La RCA dispose d’un Conseil National de la Jeunesse (CNJ) qui souffre d’un leadership non éclairé, dépourvu de vision, manquant d’ambitions. Le CNJ de Centrafrique n’est pas entreprenant ; a-t-il un plan d’action sur trois ou cinq ans, difficile de le dire. Comment fonctionne-t-il ? Personne ne le sait il est versé dans le militantisme, incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Le CNJ est un véritable outil de développement et de promotion, voire la projection des jeunes dans le futur, indépendamment de tout pouvoir politique, mais avec son soutien. La RCA est à 70% jeune, mais hélas, le génie créateur est loin d’éclore. Ce n’est qu’une question de temps. Le CNJ se réveillera un jour ou l’autre de son sommeil dogmatique.

 

Julien BELA

 

  

 

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